sondage

Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 19:01
Bonjour,
Le premier événement scientifique et pédagogique à la faculté de médecine de l'université de Laghouat destiné à renforcer la formation et promouvoir la dite faculté.
Le professeur Si Salah HAMMOUDI est l'invité de l'université Amar TELIDJI durant cette semaine (du 22 au 27 novembre) pour donner des cours sur l'anatomie du membre thoracique, des travaux pratiques et un TD sur la Myologie, Angiologie et innervation.
De même, une conférence plénière sera animée par le Professeur HAMMOUDI sur l'histoire de l'anatomie, le mardi 25 novembre 2014 à 14h 30 mn à l'auditorium 600 places sis université Amar TELIDJI - pôle universitaire n° 01.

Bachir Rouighi


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Par LAGHOUATI - Publié dans : BACHIR ROUIGHI - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 18:51

Lecture
Chettih Mohammed
Amis du Blog
Laissez-moi vous faire partager le bonheur de la lecture d’une lettre d'un Arabe à une Française:

« Louange à Dieu ! C’est de lui que nous implorons le secours ! A la grâce de celle qui brille par l'éclat du manteau de sa beauté; arbre verdoyant sur les branches duquel les rossignols de l'allégresse font entendre leurs chants mélodieux; dont les dents, semblables aux fleurs de l'oranger, expriment par leur symétrie le plus doux sourire ; à celle que Dieu a spécialement ornée de la beauté et des charmes, de la splendeur, de la grâce et de toutes les perfections. Sa taille est majestueuse, sa paupière languissante.


Elle joint la sagesse à l’éducation ; elle est éminente d'origine et à la grâce de notre sincère amie, la très honorable Madame***. 


Que Dieu vous conserve dans une dignité constante, dans une douce prospérité. Qu'il en soit ainsi ! Je vous adresse un salut proportionné à votre rang, salut qui exhale son parfum vers votre personne, comme la fleur sous la rosée, salut parfumé d'ambre et de musc.


Comment êtes-vous, comment est votre état actuel, objet de notre sollicitude ? Que Dieu le maintienne dans le bonheur et la santé ! Nous avons appris ce que vous a fait souffrir l'agitation de la mer courroucée, et ce qui vous est arrivé pendant le voyage. Grâces soient rendues à Dieu sur votre salut et sur votre arrivée en votre pays. Puissiez-vous être, s'il plaît à Dieu, dans la position la plus prospère, et dans un état qui ne laisse rien à désirer. Tels sont nos souhaits.


Et si vous vous informez de nous, sachez que nous nous trouvons dans l'état le plus conforme à vos vœux bienveillants, et le plus propre à vous réjouir, si ce n'est, toutefois, que nos cœurs sont pleins du désir de contempler votre visage, semblable à la lune à son périhélie, et sont dans l'attente du bienfait de votre réponse. Puisse Dieu nous réunir dans l'état le plus prospère. Veuillez transmettre à notre ami M ***et à sa fille nos saluts par millions.
De même aussi notre famille redouble à l'infini les salutations qu'elle vous présente. C'est là ce que nous avions à vous dire.
Salut de la part de votre ami, serviteur de son Dieu. »

NB/ Les caresses de ce poétique billet, semble inspirées de la littérature arabe. La destinataire du texte a dû trouver bien pâle et bien fade l'expression mondaine de la galanterie française. 
Et Vlan une baffe sur la France de Chirac, Sarkozy et Hollande qui continue de dire nous avons « civilisé » les indigènes !!! 
Et dire que ce texte je l’ai recueilli des archives coloniales.

Par LAGHOUATI - Publié dans : Chettih mohammed - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 18:48

Adages et présages (6)


Par Mohamed-Seddik LAMARA


Dans son immense sagesse, Dieu le Tout  Puissant a réparti les qualités et les défauts, les vertus et les tares, les bienfaits et les méfaits entre tous les règnes qu’il a crées. Chez l’humain, comme chez l’animal, ou le végétal et jusque chez le minéral, il a imprimé une similitude  d’ordres et d’organisations dont il est le seul à en saisir la  sublime et secrète portée. De cettleure similitude, les humains ont su tirer des enseignements, des adages, des leçons et même des… présages pour se prémunir des pièges que réserve la vie et que d’aucuns ont comparé à une jungle

.

Adage autour de la terre et de l’homme :


Face au rétrécissement des espaces, à l’accélération du temps et au déferlement de la démographie et leurs corollaires, la promiscuité, la violence, le mal vivre, la pollution et les maladies nouvelles, la terre et l’homme semblent vivre une situation des plus conflictuelles. Un conflit, toutefois, imputable exclusivement à l’homme de par sa propension au gaspillage, à l’excès et à la destruction. La nature n’a-t-elle pas, depuis leur création commune, était à son total service ?  Elle l’aime et l’invite constamment à plonger dans son sein qu’elle lui a toujours   ouvert. Tant qu’il obéissait à ses lois au point - pour son grand bonheur – de se laisser dompter, elle supportait ses « enfantins » caprices. Mais en enfreignant ses lois, donc en désobéissant à son Seigneur, l’homme a fini par courroucer sa mère nature : séismes, raz de marées, pluies diluviennes hors saisons… Des réactions en chaîne qui en disent long sur l’échéance redoutable.

Un sage a résume un tel courroux en ces termes :

 

« La terre s’est plaint à son concepteur et lui a dit : par ton omniscience, tes massives montagnes me sont moins pesantes que ta très lourde créature (l’homme) », «ichtaquati el ardhou li khaaliquiha wa qâalt lahou ya jalilou, jibaalouqa errassia wa lâ ‘abdouqa athaquilou »

2 pièces jointes
 
 
 
Par LAGHOUATI - Publié dans : Med Seddik LAMARA - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 14:49

 
En flânant un peu en ville ...     SUIVRE CE LIEN POUR LIRE L'ARTICLE
par LAGHOUATI

Par LAGHOUATI - Publié dans : Quotidien d'un Retraité Nostalgique - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 14:31

Carnet d’un correspondant de presse à Laghouat

Laghouat nous voilà

Par S.M.LAMARA

Fin novembre 1976, nous emménageâmes enfin à Laghouat dans notre logement fleurant bon la peinture fraîche. La maîtresse des lieux était folle de joie. Les modestes effets que nous avions ramenés du bled – un simple sommier, un matelas, un canapé, une petite armoire, quelques draps et couvertures et une menue cantine – tranchaient, par leur incongruité, avec les respectables dimensions de  la  demeure noyée dans la palmeraie et que le jeu de lumière du soleil couchant semblait exagérer. Le voisinage était irréprochable. Notre cité composée d’une vingtaine de bâtisses individuelles de cent vingt mètres carrés, en rez de chaussée, alignées côte à côte, s’intégrait parfaitement à ce vieux quartier. Son concepteur a été bien inspiré d’en adopter l’architecture et de recourir à l’utilisation des matériaux de construction locaux.

 Mes deux voisins immédiats, à droite et à gauche, le premier chargé de mission à la wilaya et le second, directeur des affaires religieuses, ont tissé avec nous des liens familiaux entretenus, sans animosité ni contrariété, durant plus d’une décennie. En fait, cette cohésion couvrait l’ensemble du quartier et même au-delà. Cet au-delà englobe les basses maisonnettes en toub de la rue snaoubar, abritant d’humbles gens à l’exemple de l’inoubliable famille dont je me rappelle plus le nom (du moins, j’ai gardé celui de l’ainé de la fratrie, un certain Dendani) mais dont j’ai retenu celui de la respectable matriarche « Nakhla » qui était pour nous une seconde mère. Mère digne et aimée de tout le monde, Nakhla » forçait l’admiration de tout un chacun. Femme battante elle avait réussi, après la mort précoce de son mari, à élever et à éduquer une nombreuse couvée de filles et de garçons en exerçant diverses taches ménagères. Elle était très attachée à ma femme et à mes enfants. Ces derniers raffolaient de ses inimitables « msemen » et « matlou’ ». Lors d’un voyage vers Zelfana, en 2006, et dix sept ans après avoir quitté Laghouat, j’ai fait une halte dans le quartier. On m’apprit que « Nakhla » était morte depuis peu et que ses enfants avaient déménagé. Ces nouvelles me serrèrent la gorge quant revint à mon esprit l’image de cette sainte femme dans la cour de notre maison roulant, à l’ombre d’une vigoureuse vigne, le couscous tout en fredonnant un air sahraoui. Cette tristesse, fut, toutefois, amoindrie par la joie de rencontrer d’autres voisins. Les enfants de Merad, un père de famille dévoué et distingué par des vertus aujourd’hui rares, comme l’hospitalité et la sacralité du voisinage, avaient pris le relais du commerce de matériaux de construction de leur géniteur décédé suite à un pic de tension. Quel bonheur aussi de retrouver, à cette même occasion les Morsli, voisins de la travée méridionale de la cité et avec lesquels nos relations ne se sont point interrompues. Atallah, le chef de cette famille, l’une des plus connues de Laghouat, appréciait beaucoup ma compagnie. Il nous arrivait de rester des heures entières à discuter d’histoire et de bien d’autres sujets touchant en général à la société et aux mutations fulgurantes qui la traversent. Un homme intelligent et d’une grande culture. M.S.L.

 

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  Une photo des années quatre vingt me montrant sirotant un thé dans notre demeure de la rue Gourine: à la santé de tous.

Par LAGHOUATI - Publié dans : Med Seddik LAMARA - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 14:09

Confession d’un laghouati de cœur :

Par Mohamed-Seddik LAMARA

Mon cher ami et frère Mohamed Hadj Aïssa. Afin que mon esprit s’apaise (liyatmaina qalbi), je tiens mordicus à ce que cette confession soit postée dans le blog. Merci.

Moi, qui ai une sainte horreur de la délation et de la polémique, m’est parvenu, dernièrement, l’écho d’une impression – devrai-je redouter qu’elle ne se transformât en conviction ? – vouant, quelque part mes contributions au blog de Sidi El Hadj Aïssa aux gémonies. Je reste convaincu que si c’était vraiment le cas, tu m’en aurais fait part tout en me fournissant l’argumentaire idoine mettant en cause quelque manquement de ma part à l’éthique de ce captivant espace nourrissant de fructueux débats.

D’emblé, il me plait de reconnaître l’usage, parfois immodéré, que je fais de ma liberté de ton. Un excès plutôt dicté par la tendresse vouée à une ville où j’ai vécu plus d’une décennie et demi et à sa population qui a fini par m’adopter, en dépit des suspicions, tout à fait normales et pardonnables, qu’aurait pu me valoir ma profession d’homme de l’information souvent porté à appréhender - peut-être mieux que les autres, par l’instantanéité du témoignage, notamment –le vécu des gens qu’il côtoie. A cet égard, ma tolérance et, plus encore, ma magnanimité restent tout à fait acquises à  l’ensemble des laghouatis connus pour leur légendaire mansuétude. Je les décerne même à ceux qui, par quelque vif détour, m’aient pris pour un invétéré donneur de leçons. Une outrecuidance qui n’a jamais effleuré mon esprit. Aussi, mon cher Mohamed Hadj Aïssa, je ne cesserai de m’enorgueillir du tendre satisfecit que tu m’as délivré en me taxant de « laghouati de cœur ». Je le suis et le demeurerai, in chaâ Allah jusqu’à la fin de mes jours.

Excessif dans mes contributions, j’ai  du certainement l’être mais, pas au point de « polluer » (je m’excuse de l’expression) le blog d’apports superfétatoires. Au contraire, et tu en es le meilleur témoin, j’ai pris l’initiative de l’honorer par des extraits, en primeurs, de mon ouvrage « de la ville- jardin au rocher sans âme : souvenir d’un correspondant de presse dans la ville de Benkeriou et ailleurs », en voie d’achèvement. Je ne me lasserai jamais de rendre hommage à Hadj Mohamed-Djamel Khanfar, SG de la wilaya de Boumerdès et, par ailleurs, fils de mon regretté ami Hadj Mohamed Khanfar Allah yarhamou, pour m’avoir encouragé à contribuer à l’enrichissement du blog. Chose, que j’aie, d’emblée, prise à tour de bras avec des insertions d’articles quasi quotidiennes. Un exercice qui m’a apporté beaucoup de bonheur. Puisque, en sus du plaisir de nous avoir, toi et moi, rapprochés, quarante ans après le service national à Cherchell, il a ravivé ma mémoire pour me rappeler au souvenir de familles et de personnages prestigieux à l’exemple de ton père, Cheikh Bakkar Allah yarhamou.

 

Ma pensée avec, aussi, un hommage renouvelé va, également, à Hadj Mahmoud Kazi le « bon fouineur-trouveur » qui a osé comme l’a souligné le Dr Ahmed Benhaouach (que Dieu l’assiste dans son épreuve), nous gratifier d’un véritable vade- mecum illuminant le chemin des générations avides de se ressourcer à l’authenticité de l’histoire de leur ville. Son livre : «Laghouat: fierté et dignité pour l’éternité » que m’a offert le charmant hadj Mohamed-Djamal Khanfar, est venu à point nommé pour me servir de guide, de boussole et de viatique dans la poursuite de mon projet littéraire et, surtout, me débarrasser du lancinant souci de commettre, par ignorance ou précipitation, des impairs, des écarts et autres étourderies dans mes approches.

Enfin, je n’aurai de cesse d’exprimer, mon respect, ma reconnaissance et ma déférence aux nobles familles que j’ai côtoyées durant mon assez long séjour dans la ville de Sidi El Hadj Aïssa à telle enseigne que ma famille et moi avions adopté leurs us et coutumes et même leur parler. Pour ainsi dire, mon cœur jusqu’à ce jour, ballotte entre M’Sila et Laghouat à tel point que je ne sais plus quelle est ma ville natale et quelle est ma ville d’adoption.

J’ai gouté au « melh » (le sel qui celle la réelle et divine fraternité) dans les généreuses écuelles des Khanfar, des Morsli, des Hadj Aïssa, des Merad, des Hadj Amor Lamri, des Soufi, des Abdellaziz, des Belmechri, des Taj, des Gadouda, des Mekhanet, des Benbahaz, des Rouighi (Hadj Tahar doit certainement se rappeler de l’exquise diffa dont il m’a honoré au village socialiste Nacer Benchohra à l’occasion de mon reportage sur la plaine de Mekhareg), des guibadj, des Farhat, des Rayane, des Talbi… et la liste est encore longue d’hommes, de femmes et d’enfants qui nous ont fait aimer leur ville jusqu’à… l’envoutement. Je continuerai à en être épris. Un chemin fusionnel m’a été offert pour la chérir encore d’avantage, n’en déplaise aux « trébucheurs » œuvrant, sans gloire, à échafauder dans l’ombre de funestes désamours. En effet, Laghouat demeurera mon grand amour,

Cordialement : Mohammed-Seddik LAMARA

 

Réponse à ton "impression":

A mon frère et ami Seddik , 

Tu ne dois pas trop attacher d'importance  à ces échos et à tout ce qui peut se dire à propos de tes articles . Moi , en tant qu'administrateur du blog , je les apprécie et avec moi des centaines de lecteurs que je rencontre tous les jours et qui ne tarissaient pas d'éloges sur tes écrits .

Tes articles sont un plus pour le blog ; tout y est , le style , un contenu très riche sur la ville, ses hommes , sa culture ...

Tu sais Seddik , l'audience du blog a augmenté depuis que je publie tes écrits et je suis sur que ce n'est pas un hasard ( l'audience est passée de 600-700 visiteurs par jour à 800-1000 et plus ), tes articles y sont pour quelque chose , alors ne te soucie pas cher ami . Les colonnes du blog te sont grand ouvertes et rien ni personne ne pourra les empecher de paraitre . 

Cordialement , ton ami Mohamed Hadj Aissa le 22 11 2014

 

 

Par LAGHOUATI - Publié dans : Med Seddik LAMARA - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 13:31

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HADJ MOHAMED TOUHAMI HADJ MOHAMED TOUHAMI      lien de l'article écrit par Hadj Ali Djoudi

 

En mon nom personnel, celui de ma famille et celui de tous nos amis du blog nous adressons nos sincères condoléances à la famille du défunt; son épouse , ses enfants , son frère et ses soeurs , ses amis , à toute la ville de Laghouat 

نسال الله ان يتغمد فقيدنا بواسع رحمته و يدخله الجنة 

Par LAGHOUATI - Publié dans : HADJ ALI DJOUDI - Communauté : les amis de l'algérie
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Samedi 22 novembre 2014 6 22 /11 /Nov /2014 00:00
Par MOHAMED BEN CHIKH AL -AGHOUATI - Publié dans : Selectionné dans la Toile - Communauté : les amis de l'algérie
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Vendredi 21 novembre 2014 5 21 /11 /Nov /2014 00:00

Ahmed Benamar dit Ahmed Laghouati. Militant de la cause nationale, ancien artificier

«Il est resté rebelle jusqu’à la fin»

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le 20.06.13 | 10h00 1 réaction

zoom | © D. R.

Vivons donc heureux, sans haïr ceux qui nous haïssent, parmi ceux qui nous haïssent, passons dépourvus de haine !

Ahmed Laghouati ? Son souvenir évoque une puissante personnalité au caractère fortement trempé par les vicissitudes de la vie, qui l’ont fortement malmené depuis sa tendre enfance, de La Casbah, aux opérations de commando dans la zone urbaine d’Alger, Blida Chlef, le maquis dans les crêtes de l’Atlas blidéen, son passage forcé au Maroc et en France, suite à des blessures de guerre, et enfin dans la période d’après l’indépendance, où il est resté le «rebelle» et le «clandestin» jusqu’à sa mort, à l’hôpital Mustapha.

Ses actions militaires, auxquelles il a participé ou qu’il a organisées, s’inscrivaient toujours dans une construction intelligente et réfléchie, dans une perspective d’obtenir le plus grand résultat, comme la participation, avec Ali Khodja, qui  avait déserté l’armée française, à l’acheminement d’un lot important d’armes de la caserne du Champ de manœuvres, actuellement siège de la presse nationale, vers le maquis de Palestro. Ou au dynamitage de la draisine, qui a fait plusieurs morts et blessés parmi les militaires francais, lors de leur déplacement sur la voie ferrée  à destination de Chlef (ex-Orléansville).

A ce sujet, il faut noter l’intelligence d’Ahmed Laghouati, qui, malgré sa privation, à l’époque, de faire des études, a pu, seul, devenir un fin limier en matière de fabrication d’explosifs, reconnu par ses frères d’armes comme un brillant artificier. Il a utilisé de vieux obus récupérés, qui n’ont pas explosé lors de la Deuxième Guerre mondiale, pour fabriquer des engins explosifs qu’il a sciemment utilisés dans des circonstances qui ont connu un grand écho médiatique et marqué l’opinion politique internationale, particulièrement en France, s’agissant de jeunes appelés tués et blessés.

Il professait avec humour qu’il faut garder son sang-froid en toutes circonstances. Il n’a pas dû en manquer, lui qui n’avait pas toujours été sage, sa jeunesse fougueuse lui ayant valu moult démêlés.
«Il avait avec nous un véritable échange, en même temps qu’une grande exigence», témoigne Nacereddine Sadji, ami du défunt et dont le père, Ali Sadji, était le responsable hiérarchique d’Ahmed au PPA et au FLN.

Un Homme à principes

On l’appelait Ahmed, «le rebelle», il avait toujours sa «mat» sous la kachabia. Il ne faisait confiance à personne, il a contribué à la construction de la mosquée du Climat de France et lors de l’accession de l’ECA (Club de quartier dont il était le président d’hon- neur), il nous a amenés à Palma, d’où il nous avait ramené auparavant un équipement complet pour le club.
Le Dr. Bouzrina Smaïl, fils du grand Hdidouche, était déjà dans le feu de l’action, à 15 ans, en tant qu’agent de liaison et transmetteur de messages. «Il a connu Ahmed pendant la guerre, avec Ahcen Laskri, son ami et  frère de combat, ils traquaient les Messalistes à La Casbah et menaient une lutte sans merci contre la soldatesque française, Ahmed a pris part à l’évasion de Ali Khodja qui amena dans ses bagages tout un arsenal. Lorsque Fernane Hanafi a succombé à ses blessures, c’est Ahmed, qui, de nuit, a transporté dans sa camionnette le corps à Chebli, où le chahid a été inhumé. C’était un frère pour moi. On avait du respect pour lui, car il incarnait le courage, la droiture et la générosité. Il était dur mais jute, tendre mais intransigeant», témoigne Amar Bouzid, qui l’a bien connu.

Ahmed n’était pas d’accord avec Ben Bella, un jour, ce dernier était venu à l’imprimerie que tenait Ahmed au Climat de France, sans escorte. On était en 1963. Quelques jours après, il a été arrêté et torturé. Le pouvoir de l’époque lui en voulait, car il gênait, même Boumediene, qu’il avait sèchement remis à sa place alors qu’il était commissaire du parti et qu’il présidait les travaux du Congrès du FLN, lui en a voulu à mort par la suite, en le menaçant à travers les harcèlements continus de la SM. Il avait tellement subi de tortures, des chocs électriques, que ses cheveux ont subitement blanchi.

Près du peuple

Il était presque toujours en bleu de Chine, son port d’attache, c’était sa modeste imprimerie qu’il gérait avec amour et que le pouvoir, par représailles, a voulu fermer. «Pendant la guerre, se souvient son ami Mokrane Feradi, Ahmed venait souvent avec Laskri au  Climat de France, chez mon oncle, marchand de légumes. Ils étaient déjà connus comme étant des chefs de la résistance. En 1962, dans l’euphorie de l’indépendance, Ahmed, égal à lui-même, est resté le fils du peuple qu’il a toujours été. Il s’est désisté de la somptueuse demeure sur les hauteurs de Hydra, qui lui avait été attribuée au profit d’une femme de chahid, qui s’était retrouvée sans toit avec ses enfants après la mort de son mari tombé au champ d’honneur.

Sans bruit, Ahmed rejoignit son F3 de toujours à Bab El Oued, où il vécut jusqu’à sa mort, en 1989. Il n’aspira même pas à la pension qui lui était due. Ce sont ses amis qui lui ont fait faire le dossier. C’est pour vous dire qu’il n’était pas le type cupide. Il avait des rapports distants avec l’argent. Quand il en avait, il n’hésitait pas à le distribuer aux pauvres. Quand il était sans le sou, il avait assez de dignité pour ne pas en demander, afin d’acheter les cigarettes qu’il grillait à longueur de journée.» Ahmed est un vrai modeste. Peut-être est-ce là le principal obstacle de sa personnalité. Il gardait tout pour lui, même dans la maladie. Il souffrait, mais ne s’en est jamais confié à ses proches. Ce qui émeut en lui, c’est sa noblesse, sa droiture, la rectitude de son sillon.

Des gens comme lui, il en existe sûrement. On n’en parle jamais, parce qu’ils sont discrets. Et à travers Ahmed, c’est une façon, peut-être, de leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls. Hamid Dali, moudjahid se souvient. «On habitait Sidi Ramdane. Son père commerçait dans la ferraille qu’il revendait à Brossette. Souvent, je me trouvais avec Ahmed et Merzak, son frère, pour aider le paternel. Ahmed en profitait pour nous  apprendre à conduire sur la vieille camionnette Citroën  de la famille. Je savais qu’ Ahmed, alter ego de Laskri, était un activiste, qu’il était un ancien du MTLD et qu’il connaissait les leaders du mouvement national, tels que Abane, Krim, Ben M’hidi. Lorsque Ahcène Laskri a été tué et Hamada le rejoignit dans l’autre monde, suivi d’Ahmed Soussou, c’est Ahmed Laghouati, qui, par la force des circonstances, s’est retrouvé à la tête du combat. Dynamique, résolument engagé, il fut chargé  du recrutement grâce à son sens aigu de la sensibilisation et de la mobilisation. Il a fait gagner à la cause nationale plusieurs jeunes des quartiers populaires,  Casbah, Belcourt, Salembier». Il était connu dans son milieu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. Cet homme, à l’apparence anodine,  avait des convictions fortes, généreuses et combatives. En tous cas, il n’était pas homme à qui on fait baisser les yeux…  

Après l’indépendance, son génie n’a pas cessé et dans son imprimerie au Climat de France, ses amis et associés suivaient avec grand intérêt et impatience ses «inventions» et dernières trouvailles pour faire face aux pannes du matériel d’imprimerie introuvable sur le marché et impossible à importer dans les années 1970/1980. Il fabriquait lui-même des pièces avec des éléments  récupérés çà et là.
Qui ne se rappelle pas de son fameux appareil à ultra-violet pour remplacer celui tombé en panne et qui a mis à l’arrêt toute l’imprimerie, qu’il a reproduit lui-même et qu’il a fait fonctionner du premier coup devant son chef machiniste incrédule et les employés ahuris.

L’histoire confisquée

L’autre aspect d’Ahmed Laghouati, qu’il ne faut pas négliger, est sa forte personnalité, reposant sur un puissant socle d’algériannité qui apparaissait chez lui au premier abord et qui est due à sa naissance, son éducation et sa singularité.
Ahmed était fier d’appartenir au PPA-MTLD  et d’y avoir milité. Mais lors de ses multiples rencontres avec d’autres millitants issus des oulémas ou du PCA, il n’a  jamais montré un esprit revanchard ou d’adversité, bien au contraire, cela se terminait avec  le sourire.  Il faut dire qu’Ahmed, dès les années 1970, s’est intéressé à l’histoire de la guerre d’Algérie, de ses moments de gloire et surtout ses faiblesses et trahisons.

Sa chambre était jonchée de livres et revues d’histoire de la guerre d’Algérie (qui lui ont valu une fortune, car il se les faisait acheter en devises à l’étranger par ceux qui avaient la chance de s’y rendre et les lui faisaient parvenir sans problème), qu’il lisait avec avidité, mais toujours avec un esprit critique, qui était son principal trait de caractère. Il notait des dizaines de questions qu’il posait au cours de rencontres qu’il organisait avec des témoins, des auteurs, des étudiants et des historiens algériens. Il était courageux et baroudeur. Il avait le sens de l’organisation. Les  talents d’artificier  de ce révolutionnaire très engagé ont été très bénéfiques, confie le colonel Si Hassen (Youcef Khatib) chef de la Wilaya IV.

Durant toute une période qui a duré plusieurs années, il était passionné de cette histoire qu’il a vécue dans sa chair et son sang et voulait comprendre ce qui s’était passé pour que l’Algérie, dont les enfants ont sacrifié leur vie et leurs biens, en arrive à une situation qui a fait dire à Ben M’hidi, avant d’être assassiné  qu’il était fier de mourir pour l’Algérie mais aussi, que sa mort, qu’Allah avait décidée, lui épargnerait de voir le désastre provoqué par certains, qui n’attendaient l’indépendance que pour prendre le pouvoir et diriger la pays, loin des principes et idéaux du 1er Novembre.

Ahmed, très discret sur sa vie, n’aimerait certainement pas que l’on parle de lui. Il avait son côté mystique et sa grande ferveur religieuse intérieure qu’il avait acquise à El Houaita, à Laghouat, durant les rares virées qu’il y faisait durant son enfance où par les Medih religieux que lui chantait sa mère lors de chaudes nuit d’été de la haute Casbah.
Mais ce côté est la face cachée de sa vie et il ne la faisait apparaître à aucun moment. Cependant, il lui arrivait de temps en temps de raconter certaines anecdotes où dans leur explication le mystérieux l’emporte sur le réel, mais que le réel rattrape toujours en fin de parcours de l’histoire, par une manifestation concrète..

Une nuit, raconte-t-il, alors qu’il était avec son groupe de moudjahidines dans les massifs  des montagnes escarpés de Médéa, il vit en songe des escadrilles d’avions larguant des bombes. Il fut réveillé à plusieurs reprises par leur vrombissement assourdissant, il ordonna à sa katiba de quitter immédiatement les lieux et de partir ailleurs. Les combattants ne comprenaient pas le sens de cet ordre, ni lui-même d’ailleurs, mais quelque temps après,  lorsque la katiba s’installa dans un autre endroit protégé, des avions ont surgi et ont bombardé l’endroit avant une grande offensive terrestre. Leur mort sous le déluge des bombes et du napalm et du feu des mitrailleuses était certain mais, Ahmed racontait ce rêve en répétant qu’Allah, dans toute sa miséricorde les avait encore épargnés ce jour-là, malgré leur faiblesse, en comparaison à la force de l’ennemi  sur terre et dans le ciel, mais la force de la foi qui l’animait intérieurement était incommensurable et à elle seule pouvait rivaliser avec toutes les forces matérielles de l’époque.  

Enfin, on ne peut parler d’Ahmed sans évoquer son penchant pour l’humour  en  employant des mots en français arabisés, il disait dans une phrase «toute une période j’étais dans tout l’Algérois  mousarchi», c’est à dire recherché. «Une fois, on a été repérés par el kolouptir», c’est-à-dire l’hélicoptère, etc. ou des mots en kabyle qui se tamponnaient fortement dans leur intonation : «Akkar ounoukkar, asnekkar,   avounoukkar.» Son sourire s’est éteint avec lui sur son lit d’hôpital rongé par une maladie chronique à laquelle il a résisté jusqu’au dernier souffle en lui signifiant qu’il n’avait pas peur et qu’il demeurait toujours le rebelle même devant sa mort.

Parcours :

Son père est  originaire de Laghouat, qui a valu le surnom  à Ahmed Ben Amar, installé très tôt comme petit commerçant à La Casbah. Sa mère est originaire d’Azeffoun, c’est la tante maternelle de Mustapha Toumi, le grand poète et philosophe encore incompris.
Dans ses discussions souvent animées,  il s’exprime souvent  en usant de poèmes et citations châtiés en tamazight,  sa langue maternelle qu’il  a fait transmettre à beaucoup, avec amour et beaucoup de ses amis, non berbérophones, peuvent vous réciter  aujourd’hui des tirades entières et de vers de vieilles chansons  kabyles.
Ahmed était né en 1923. Il est décédé le 19 mars 1989 à l’hôpital Mustapha, des suites d’une longue maladie. Marié, père de deux garçons et trois filles.

Hamid Tahri
 
 
Vos réactions 1
garidi67   le 21.06.13 | 08h04

ancien combatant.

allah yarrahmek ya ahmed laghouati il est parti propre c'était un monsieur

 

 
Par LAGHOUATI - Publié dans : NOS VÉNÉRABLES AINES - Communauté : les amis de l'algérie
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Jeudi 20 novembre 2014 4 20 /11 /Nov /2014 22:05

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