Après le livre de Odette Petit intitulé « Laghouat : Essai d’Histoire sociale », notre ami Ahmed Mechattah, toujours aussi actif nous propose un autre livre sur Laghouat de jean Melia qui porte le titre de « Laghouat ou les maisons entourées de jardins » .Nous le remercions pour tous les efforts consentis pour nous faire découvrir ce qui a été écrit sur notre cité par des auteurs étrangers. Il va sans dire que nos lecteurs doivent être très circonspects quant à l’objectivité de l’auteur mais il reste que c’est un livre qui est à lire. Passez le au tamis et faites-nous part de vos observations et critiques.
Bonne lecture à vous et encore une fois Merci si Ahmed
Regards sur notre région : Extraits du livre "Laghouat, ou les maisons entourées de jardins " de Jean
MELIA
cette photo est de notre ami Mehdi
Avant-Propos
Les multiples visages de l'Algérie
Plus que vers tout autre pays, il est certain que le voyageur, épris de pittoresques paysages et d'horizons nouveaux, doit avoir les yeux tournés vers l'Afrique du Nord.
Par sa proximité de l'Europe et par la facilité qu'offre aux habitants des plus lointaines nations la perfection des lignes de communication, tout ce Nord-Africain, qui s'ouvre de plus en plus
à
la curiosité du monde entier, permet, en quelque sorte, l'accès dans une vaste région, à nulle autre pareille.
Qu'y a-t-il, en effet, de comparable à la diversité lumineuse et grandiose de ses décors, à l'existence ancienne dont le secret ne s'est pas encore tout à fait dégagé des ténèbres de
l'histoire, à la grâce touchante de ses vieilles légendes, à l'empreinte que lui ont marquée, depuis les temps les plus reculés. Les vainqueurs les plus audacieux, au déroulement continu de
ses merveilleuses ruines que n'émeut pas l'intensité voisine de la vie moderne, au côtoiement de toutes les races et de toutes les religions s'épanouissent dans la sécurité et la prospérité
que
leur assurent le génie et l'amour de la France ?
Tout ce que l'artiste et le poète, l'historien et le romancier, l'érudit et le rêveur peuvent souhaiter pour satisfaire l'ardeur de leurs inspirations, le culte impatient de leurs recherches,
l'heureuse découverte des plus charmants spectacles et les plus originales études de l'âme humaine, se rencontre dans l'Afrique du Nord. Dans cette Afrique, entre l'éblouissement marocain et
le
charme tunisien, quel champ d'investigations pour l'esprit et de beauté pour les regards offre l'Algérie !
à suivre ...
Extraits envoyés par si Ahmed Mechattah
Encore une qacida et une voix dont on ne se lasse jamais
Je ne me lasserai jamais de cette voix , de cette musique , de ces paroles, est-ce votre cas, mes Amis ? j'ai publié déjà cette vidéo mais dès que l'envie me reprend je vous la referai encore écouter jusqu'à la boulimie , une savoureuse boulimie.
Nos Chouyoukhs ont de l'humour
Dites-moi s’il vous plait , vous qui savez, qu’est ce qui fait qu’un jeune étudiant d’une vingtaine d’années , issu d’une famille aisée , n’ayant aucun besoin particulier, qu’est ce qui fait que ce jeune se lève de son plein gré un jour de congé et par un froid sibérien pour aller faire 100 Km en bus pour distribuer des vêtements chauds aux démunis ?
Rien logiquement ne le prépare à avoir un tel comportement. Rien apparemment, il s’agit tout simplement de cette motivation née des enseignements de notre prophète dont nous fêtions la naissance ce jour là et de nos traditions séculaires léguées par les parents. Il s’agit de cela et de rien d’autre.
Quel bel enseignement et quelle belle façon de fêter la naissance de notre bien-aimé, notre prophète sidna Mohamed allaihi assalat wa salam ! Quoi de mieux aux yeux de notre seigneur que de fêter cet évènement grandiose, par un geste humanitaire qui fait que nous songions un court instant, en ces temps de froid, à nos semblables qui sont dans le besoin.
Parmi les photos que j’ai reçues de ce beau voyage à El Guicha, il y en deux que je classerai comme les photos de l’année 2012 : une photo montrant notre boute-en train Kacimo en train de chausser un petit enfant qui n’avait que des "claquettes" pour chaussures et l’autre montrant une vieille femme lever les mains au ciel pour demander à Allah de récompenser ces jeunes qui sont venus de loin introduire un peu de joie dans leurs cœurs et ceux de leurs enfants.
J’ai retenu en dernier un autre enseignement très significatif : d’aucuns nous accusent souvent, nous les Laghouatis d’avoir une « sainte horreur » pour tout ce qui n’est pas Laghouati , à ceux-là une belle leçon vient de leur être administrée . Ces jeunes auraient bien pu distribuer leurs vêtements chauds aux centaines de familles de Laghouat , sans se donner la peine de se déplacer à plusieurs dizaines de Kms , ils auraient bien pu se contenter de cela mais NON , ils ont désiré faire savoir à ceux qui doutaient de notre hospitalité , de notre tolérance et de notre amour du prochain que les nobles sentiments ne connaissent pas de frontières et que Laghouat est et reste ce qu’elle a toujours été.
Merci mes petits , merci mes enfants , merci Ahmed Belmechri qui reste pour moi un modèle unique , un exemple de piété , de bonté , d’amour que je découvre chaque jour un peu plus , un peu mieux.
Pour finir j'adresse mes sincères remerciements à si Hadj Tahar Boucebssi , notre maire d'avoir mis à la disposition des jeunes le bus de la commune et d'avoir promis à notre vieil ami Ahmed Belmechri qu'il mettrait à sa disposition le vendredi prochain un poclain pour l'aménagement de Essnaouber en vue de l'opération de plantation.
Mohamed Hadj Aissa le 06 Février 2012
C'est la photo qui "secoue fortement"
Encore une photo qui interpelle !

Un très beau Madih nabaoui interprété par un groupe somalien
إلى عائلة المغفور له إن شاء الله الحاج خليف والد صديقي وجاري وأخي بقة عبد الرحمان
بلغنا بعميق التأثر النبأ المفزع بفقد العائلة الكريمة المرحوم المغفور له إنشأ الله الحاج خليف والد صديقي وجاري وأخي بقة عبد الرحمان ، أمام هذا الخطب الجلل نعرب لكم و لكل أفراد أسرتكم و الأقارب الكرام عن صادق العزاء و خالص الدعاء راجين من الله عز وجل أن يتغمد روح الفقيد برحمته الواسعة و يسكنه فسيح جنانه و يلهمكم و ذويه الصبر و السلوان.
"وبشر الصابرين الذين إذا أصابتهم مصيبة، قالوا إنا لله وإنا إليه راجعون".
"يأيتها النفس المطمئنة، ارجعي إلى ربك راضية مرضية، فادخلي في عبادي، وادخلي جنتي، "
عائلة سكحال جمال عبد الناصر
الجلفة
Notre petit Nour Soukehal tout réjoui de jouer dans la neige
ah la pauvre poule , elle serait mieux dans le four de notre ami Djamel
il serait mieux tout près de la cheminée de notre ami Djamel
Et ils peuvent meme jouer au foot !
وما أرسلناك إلا رحمة للعالمين
Dans la petite ville de Laghouat, il n'y avait pour nous enfants que trois fêtes religieuses annuelles.
Il y avait un Aid esSeghir et un Aid el kebir et le Mouloud Ennabaoui echarif.
Je vais vous parler de ce que revêtaient ces fêtes sacrées pour nous, en particulier celle du Mouled enNabaoui écharif et je vais parler de ses implications sur notre vie sociale.
Le Mouled Enabaoui est la fête annuelle, par laquelle nous fêtons la naissance de Sidna Mohamed –elle tourne à longueur d’année ; le calendrier adopté étant lunaire et une fête pour autant qu’elle soit religieuses est plus spirituelle à tourner autour de l’an qu’à être fixée en une date claire et nette, comme le 24 décembre pour la fête de la nativité de sidna Jésus chez les Chrétiens.
Dans les années 50, du siècle dernier, Laghouat comptait 15.000 habitants…
Qui de ma génération ne se souvient pas de l’école Coranique, pendant du Jamié Draouich?
Du Taleb Benzahia et des chants religieux qui fusaient de chaque créneau et qui ne se souvient des Mecemens, des baqrirs, des mahroug et des rowena qu’on amenait de la maison de Mr. un Tel « dar Si Flen » pour « remonter » le moral et graisser le gosier aux enfants du quartier, tous jeunes et aux chanteurs d’ « Alborda plus âgés
Une « erreur » que le Capitalisme colonial aurait dû éviter et qu’il n’évita pas Dieu merci.
« Alborda » de l’imam Albosseiri est un long poème qui chante les faits et gestes de Sidna Mohamed, que la paix soit sur lui. Et il n’est pas un trait de la biographie du prophète que la « borda » ne retrace.
Douze jours avant l’anniversaire du prophète, la ville commence sa fête, les pétards fusent sans rime ni raison, jusqu’au beau milieu de nos belles nuits.
Les faits et gestes du prophète se font présents chaque soir au son des chants religieux du premier du mois jusqu’au douzième, où c’est la grande fête.
Ces fêtes de douze jours, il ne faut pas être grand prêtre pour comprendre que chaque Musulman a devant lui l’image chantée, de celui qui fut maître de ce qui existe !
Ainsi en lui, s’ancrera l’image de ce que l’homme devra être, car en lui se trouvera debout l’archétype de l’HOMME , l’archétype de: Sidna Mohamed.
Les pétards qui sont une innovation réveillent celui qui dort.
Dieu tape à votre porte, et vous dormez encore.
C’est une vieille méthode Sufi pour extirper du sommeil où la vie vous traine.
Pourtant c’est un usage qu’il faut reconsidérer.
Et s’il est un moyen pour supprimer le pétard et son usage tonitruant, son emploi sans rimes ni raison, je dirais qu’une FETWA, en bonne et due forme l’interdisant à l’acheteur, le vendeur, et le transporteur.
Car il n’est que de se rappeler ce qu’une histoire de pétard a fait en l’adorable ville de Berriane ces deux dernières années…
Combien plus méritoire serait cet argent qui vole en fumée, dans les poches démunies de nos concitoyens du quartier ce jour de fête de Sina Mohamed.(s)
N. COTTE
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