Des terres agricoles pour les jeunes chômeurs-par A.Bouhamam-

Publié le par LAGHOUATI

LAGHOUAT

Des terres agricoles pour les jeunes chômeurs

 
©D. R.
 
 
 

En application d’une circulaire ministérielle datant du 23 février 2011, visant la création de nouvelles exploitations agricoles et d’élevage, et dans le cadre de l’encouragement de l’investissement agricole des jeunes, quatre nouveaux périmètres agricoles d’une superficie totale de 830 ha ont été délimités dans la wilaya de Laghouat. Ces terrains de l'état non affectés et ne faisant l'objet d'aucun litige devront profiter à 202 jeunes originaires des zones de Besbassa, El-Dhaya El-Hamra, dans la commune de Tadjerouna, et d’Oum Slimane et El-Boura, respectivement dans les communes d’Oued Morra et El-Beïda. Quoique cette initiative ait été bien accueillie, beaucoup d’autres agriculteurs n’ont pas caché le soutien insuffisant de l’État. “Il y a du potentiel dans la jeunesse laghouatie’’, nous a indiqué un jeune agriculteur à Aflou, avant d’ajouter que “beaucoup d’entre eux souhaiteraient bénéficier de formations techniques sur l’agriculture, la gestion des terres agricoles et la formation en entrepreneuriat qu’un appui logistique’’. Il reste selon lui à convaincre les jeunes d’aller cultiver la terre. Par ailleurs, pour la wilaya de Laghouat, le chômage constitue encore une préoccupation majeure. C’est notamment le cas dans la grande majorité des communes, où cette situation, si elle ne trouve pas de solution urgente et durable, risque bien de devenir un vrai fléau. “Cela fait cinq ans que j’ai obtenu mon diplôme de licence en droit, mais jusqu’à aujourd’hui rien, pas de travail’’, explique A. Omar, un jeune chômeur de Gueltet Sidi Saâd. Pour s’occuper, Omar travaille tous les jours dans le magasin de son oncle. “C’est bénévole mais ça me permet d’avoir un peu de crédit de téléphone et de couvrir mes frais de transport en attendant de trouver mieux’’, conclut-il. La situation de Omar n’est pas unique. Que ce soit dans les villes ou dans les régions plus reculées de la wilaya de Laghouat, des dizaines de diplômés se retrouvent sans emploi après leurs études et vivent de la débrouille au sein de l’économie informelle. C’est le cas de A. L., qui vient de décrocher son diplôme universitaire en sciences économiques.
En attendant de trouver un travail qui corresponde à ses études, il travaille comme chauffeur de taxi clandestin à Aflou. Cette situation qui touche les jeunes en général “crée en eux un vrai désespoir qui les pousse à faire des choses pas loyales et qui tue leur inspiration’’, estime le père d’un chômeur.

 

Publié dans AREZKI BOUHAMAM

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