LAGHOUAT/DIVERS NEGLIGENCES CRIMINELLES : UNE FILLETTE FAUCHEE PAR UN CHAUFFARD PRES D' EL GABOU

Publié le par LAGHOUATI

L’HISTOIRE RECENTE DE LAGHOUAT A TRAVERS LE FIL DE L’APS

Par Mohammed-Seddik-LAMARA (ancien correspondant de  l’APS de 1976 à 1989)

 

REMARQUE : les dépêches sont restituées dans leur forme d’écriture télégraphique obéissant au principe de saisie rapide (SIGNES MAJUSCULES et absence d’accentuation). A charge pour les clients, notamment la presse écrite, de les normaliser dans une écriture classique tout en obéissant au devoir de « sigler » (mention APS) les articles repris en partie ou en totalité. Malheureusement cette clause éthique est, jusqu’à nos jours, peu ou prou respectée par les abonnées qui s’approprient ainsi de fait la paternité de l’information de l’agence.

L’information agencière se distingue, en effet, par l’adoption de trois impératifs : la précision, la concision et la rapidité dans la transmission. A cet égard, une agence d’information est qualifiée de « média des médias » dans la mesure où, elle constitue le fournisseur le plus efficace et le mieux « sourcé » des autres moyens d’information (presse écrite, radio, télévision). Le journaliste d’agence ne signe pas ses papiers. Il est anonyme. Il dispose seulement d’un matricule pour le distinguer de ses collègues. Les informations sont subdivisées en dépêches (APS1, APS2, APS 3 etc. suivies à chaque fois de la mention « suivra. »

 

Cela s’est passé le 21 juin 1989 : un évènement qui m a fortement attristé et enragé dont acte.

 

APS 01

LAGHOUAT/DIVERS

 

NEGLIGENCES CRIMINELLES : UNE FILLETTE FAUCHEE PAR UN CHAUFFARD PRES D EL GABOU

 

LAGHOUAT, 21/06/1989 (APS)

 

MERCREDI, HUIT HEURES DU MATIN, EN CETTE  DOUCE JOURNEE ENJAMBANT LA DERNIERE DECADE D UN MOIS DE JUIN PRECOCEMENT CANICULAIRE, UN ATTROUPEMENT INACCOUTUMÉ S EST FORME AU MILIEU DE LA CHAUSSEE LONGEANT LES PITTORESQUES BERGES DE L OUED M’ZI. CURIEUSE SCENE. LES LAGHOUATI LEVE-TOT SE SONT-T-ILS DONNE, ICI, FACE A L’ECHANCRURE OUVRANT SUR LA PALMERAIE D EL GABOU, RENDEZ-VOUS POUR HUMER L AIR FRAIS QUE DISPENSE LA BRISE MATINALE REVIGOREE PAR LA SUBITE ONDEE DE LA VEILLE OU POUR SE DELECTER DE LA VEHEMENCE DES CRUES DE L OUED CHARRIANT DES FLOTS BOUEUX  MELES A DES VAGUES FLOTTANTES DE DETRITUS. ?

NON, RIEN DE TOUT CELA ; LES BADAUDS COURBES EN CERCLE SUR UN PETIT « BALLOT » A LA  FORME ALLONGEE, PRESENTENT DES VISAGES TOURMENTES. FUNESTE SPECTACLE. SUR L ASPHALTE MOUILLE GISE LE CORPS FRELE D UNE FILLETTE  QUE VIENT DE FAUCHER A L AUBE D UNE HYMNE JUVENILE, UNE VOITURE FOLLE ROULANT A PLEIN GAZ. L ACCIDENT S EST PRODUIT, CONFIERA UN TEMOIN OCULAIRE, AU MOMENT OU LA VICTIME, PRECEDANT SA MERE, EST DESCENDUE DU BUS DE LA REGIE COMMUNALE DU TRANSPORT AYANT MARQUE UN STOP A CET ARRET IMPROVISE DEMUNI DES NORMES LES PLUS ELEMENTAIRES DE SECURITE.

IMPRUDENCE ? MEKTOUB ? NEGLIGENCES COUPABLES ? COMBIEN MEME NOTRE RELIGION POURRAIT NOUS INCITER A CETTE SORTE DE FATALISME (POSITIF !) INVITANT PLUTOT A ADHERER A LA SECONDE RESOLUTION (LE DESTIN), CE FAIT DIVERS REPETITIF ET COMBIEN AFFLIGEANT AVEC CETTE TENDANCE A SE REPETER A L INFINI A TRAVERS  LES VILLES ET VILLAGES DU PAYS, MERITE QU ON S ATTARDE SUR LES CAUSES ET LES FACTEURS A L ORIGINE DE SA DECONCERTANTE EXACERBATION ENDEUILLANT CHAQUE JOUR DE NOUVELLES FAMILLES. UNE EXACERBATION QU IL SERAIT SUICIDAIRE D ATTRIBUER AUX SEULES « CAPRICES » DU DESTIN.

CET ACCIDENT, COMME BIEN D AUTRES ENREGISTRES A UN RYTHME EFFARANT AU CHEF LIEU DE WILAYA, LAGHOUAT, RELEVE, EN FAIT, D UNE SERIE DE NEGLIGENCES CRIMINELLES QUE LES CITOYENS N ONT EU DE CESSE DE DENONCER A QUI DE DROIT. LA COMMUNE DE LAGHOUAT S EST, IL EST VRAI, SURPASSE CES DERNIERS TEMPS  DANS L EMBELLISSEMENT, A OUTRANCE, DU CŒUR BATTANT DE LA VILLE – « WIN ICHOUF H’MED » (LA OU REGARDE H’MED) – OPERATIONS DE FARDAGE MENEES A LA HUSSARDE MAIS AU DETRIMENT DE LA PERIPHERIE DE L OASIS MORIBONDE ET DE SON VENTRE MOU, MAGMA DE DEDALES INSALUBRES D UNE VILLE JARDIN TRAHIE PAR SES PROPRES ELUS, SES PROPRES FILS. NEGLIGENCES IGNORANT SUPERBEMENT LE CONFORT ET LA SURVIE DES NOYAUX ORIGINELS DE L OASIS  AVEC, AU BOUT, LA MULTIPLICATION DE « PIEGES »  MORTELS INDUITS PAR UNE URBANISATION (AMELIORATION DU CADRE DE VIE DITES-VOUS !)  A DEUX VITESSES GENERANT CHEZ LES LAISSER POUR COMPTE UN INDICIBLE SENTIMENT D ABANDON QUE NE PEUVENT EXPRIMER LES VOIX EMARGEANT AU SEUL CHAPITRE DE LA LAUDATION A L ENDROIT DES DECIDEURS.

 

(SUIVRA) APS/MSL/03

 

APS 02

LAGHOUAT/DIVERS

 

NEGLIGENCES CRIMINELLES : UNE FILLETTE FAUCHEE PAR UN CHAUFFARD PRES D EL GABOU… DEUX ET FIN-.

 

IL NE FAUT PAS ETRE UN GRAND CLERC POUR RELEVER CETTE SORTE « D APARTHEID » DANS L AMENAGEMENT URBAIN DU CHEF LIEU DE WILAYA QUI, A LA LONGUE, RISQUE DE DEVELOPPER UNE CARENCE D URBANITE CHEZ CES MEMES LAISSÉS POUR COMPTE.

SI AU NIVEAU DES ZONES NOUVELLEMENT URBANISEES, A L EXEMPLE DU COQUET QUARTIER DE LA « MAAMOURAH » OU ONT ELU DOMICILE LES PLUS NANTIS OU LES PLUS PROCHES DES CENTRES DE DECISION LOCAUX, EXISTENT UNE PROFUSION D INFRASTRUCTURES DIVERSES, D EQUIPEMENTS  ECONOMIQUES, DE STRUCTURES ADMINISTRATIVES ET SOCIO-EDUCATIVES AINSI QU UNE PLÉIADE DE COMMODITES  TELLES QUE LES ESPACES VERTS, LES ARRETS DE BUS AVEC AIRES DE STATIONNEMENTS SECURISEES ET ABRIS CONTRE LES INTEMPERIES, POUR LE RESTE DES QUARTIERS, LA MARGINALISATION EST DES PLUS CRIANTES. MAIS, DES LORS QU IL S AGIT DE LA PROTECTION DES CITOYENS VIVANT EN MARGE DU PROGRES, CONTRE LES SURPRISES DELETERES DE LA « GHETTOISATION »,  L EXPECTATIVE DE LA COLLECTIVITE PREND, DANS CE CAS, L ALLURE D UN LAISSER-ALLER MEURTRIER.

IL N Y A QU A PRENDRE EN EXEMPLE L ARRET IMPROVISE SUR LE NOUVEL AXE  (EVITEMENT) LONGEANT L’OUED M’ZI OU A EU LIEU CET ENIEME ACCIDENT MORTEL POUR MESURER LES CONSEQUENCES DRAMATIQUES D UNE  PAREILLE ATTITUDE  QUALIFIEE PAR LES HABITANTS DE LA PALMERAIE « REPUDIEE »  DE « POSTURE CRIMINELLE ET INSULTANTE.» IMAGE ON NE PEUT PLUS REDONDANTE : UNE VOIE ETROITE, PAS PLUS LARGE QUE LE TROTTOIR AUQUEL ELLE S ADOSSE, EST QUOTIDIENNEMENT SILLONNEE PAR LE CARROUSEL DES BUS DE LA  REGIE DU TRANSPORT URBAIN DE LA COMMUNE DE LAGHOUAT (T.U.C.L) QUI, UNE FOIS PARVENUS AU NIVEAU DE L ARRET IMPROVISE ET NON SECURISE, DEVERSENT UN FLOT DE PASSAGERS SOUVENT GUETES PAR LA GRANDE FAUCHEUSE DES QU ILS CONTOURNENT, SANS PENDRE GARDE, LES CARS POUR TRAVERSER L ETROITE ROUTE.

LE DANGER PERSISTERA TANT QU UN ARRET REGLEMENTE NE DEBORDANT PAS SUR LA CHAUSSEE NE SERA PAS AMENAGE. OR LES ARRETS SIMILAIRES A CELUI DE LA BRECHE DE L OUED M’ZI SONT LEGION A LAGHOUAT ET AFFICHENT AUSSI LEUR DECOMPTE MACABRE. SOUS D AUTRES CIEUX, DE TELS FAITS, JUGES ANODINS, CHEZ NOUS, AURAIENT CERTAINEMENT SOULEVE UN TOLE D INDIGNATION ET SUSCITE UNE ASSIGNATION EN JUSTICE DES RESPONSABLES CONCERNES. MASI, L ABANDON A LA FATALITE  DEBRIDEE DES UNS ET L ARROGANCE SUSCITEE PAR L IMPUNITE DES AUTRES, CONDUISENT SOUVENT A UNE INDIFFERENCE CONSENSUELLE, GENERALISEE ET ANGOISSANTE.

AUTRE ASPECT POIGNANT DELIVRE PAR CE FAIT DIVERS : LE CORPS DE LA FILLETTE EST RESTE ALLONGE SUR LA CHAUSSEE PLUS DE DEUX HEURES, EN RAISON DULONG RETARD MIS PAR LES ELEMENTS DE LA PROTECTION A RALLIER LES LIEUX DE L ACCIDENT ET DES DIFFICULTES RENCONTREES PAR CEUX  DE LA SURETE NATIONALE DANS LA MISE EN PLACE D UN DISPOSITIF DE CIRCULATION A L EFFET D EVITER D AUTRES ACCIDENTS. ENTRE TEMPS, NI LES RESPONSABLES DE LA PROTECTION CIVILE, NI CEUX DE L HOPITAL CIVIL NE SE SONT MANIFESTE POUR DEPECHER UNE AMBULANCE  POUR ENLEVER LE CORPS DE LA MALHEUREUSE VICTIME. UNE ETERNITE AU COURS DE LAQUELLE LA MERE AFFLIGEE ET TITUBANT DE DOULEUR ET LE REGARD HAGARD, FAISAIT LES CENTS PAS DE L ABANDON AU DECRET DIVIN TOUT EN PRIANT Q UNE AMBULANCE SE POINTE POUR ENLEVER LA CHAIR DE SA CHAIR ENSANGLANTEE. ELLE CONFIA AU REPRESENTANT DE L APS RESTE PRESENT SUR LES LIEUX : « JE SAIS QU ELLE EST ENTRE LES MAINS DE DIEU, MAIS CE QUI M ENRAGE LE PLUS, C EST DE VOIR DURANT DE LONGUES HEURES SON CORPS OFFERT EN SPECTACLE… » SANS COMMENTAIRE.

 

APS/MSL/03

 

Publié dans Med Seddik LAMARA

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