50e anniversaire de l’IAP- L’autonomie de l’institut réclamée

Publié le par LAGHOUATI

 

source El watan

50e anniversaire de l’IAP

L’autonomie de l’institut réclamée

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le 01.12.15 | 10h00 Réagissez

 

L’Association des ingénieurs d’Etat diplômés de l’Institut algérien du pétrole (IAP) a tenu à célébrer le cinquantième anniversaire de ce fleuron de la formation pétrolière.

Malgré l’absence d’une commémoration officielle de cet événement, pourtant marquante de l’histoire du pays, il s’agissait pour l’Association, sous la houlette de Djelloul Baghli, premier directeur général de l’IAP, de se remémorer un glorieux passé mais surtout d’alerter, lors d’un débat passionné, sur la nécessité de revoir le statut de cet institut qui a formé, depuis l’indépendance, des générations de cadres et de techniciens pour le secteur, avant de se retrouver aujourd’hui muré au sein de Sonatrach.

Il est ainsi dépourvu de sa capacité de jouer pleinement son rôle formateur à un moment crucial de l’histoire du pays, marqué par la baisse de la production d’hydrocarbures et la raréfaction de la main-d’œuvre qualifiée. Intégré au sein de Sonatrach en 1999 et dissous en tant qu’entité autonome, l’IAP a fait les frais d’une politique hasardeuse entamée à l’arrivée de l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, qui a ôté à l’institut, selon certains échos, toute possibilité d’assumer comme il le faisait auparavant un rôle de premier ordre dans la formation et de délivrer des diplômes pour des cursus universitaires, en sus d’une solide pratique sur le terrain.

Chapeauté ensuite par différentes structures au sein du groupe Sonatrach, l’IAP a acquis — puis s’est départi en 2013 — un statut de SPA, avant de devenir une simple sous-direction rattachée à la direction des ressources humaines au sein de Sonatrach. «Une situation qui n’est guère favorable à un institut de renommée internationale», selon l’Association des ingénieurs d’Etat diplômés de l’IAP. Pour l’Association présidée par Tewfik Hasni, «l’enjeu est trop important, décisif en vérité.

Nous restons, pour notre part, nous Association, convaincus que seul le changement du statut de l’IAP et le courage de l’entreprendre seront les éléments-clés du succès de l’adaptation de notre secteur des hydrocarbures et de notre pays aux mutations mondiales qui nous font face». L’appel a donc été réitéré en direction des responsables du secteur en vue de revoir le statut de l’institut dont «l’insertion au sein de Sonatrach a occasionné la perte de l’autonomie de gestion ainsi que les difficultés de redéploiement de l’établissement pour l’extension de la formation dans d’autres domaines que celui des hydrocarbures, notamment pour la formation dans les énergies renouvelables».

Les pétroliers font remarquer par ailleurs que l’IAP, qui délivrait par le passé des diplômes reconnus au plan national et international, ne peut assumer aujourd’hui ce rôle puisque ses attestations de formation ne peuvent être reconnues que comme celles d’une structure interne à une entreprise et non pas comme celles d’une institution pédagogique pleinement indépendante. Pour l’Association, il est urgent de remettre de l’ordre et d’extirper l’IAP du marasme dans lequel il a été plongé, pour lui permettre de s’atteler à son rôle de formation.                      

Zhor Hadjam

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