Amer constat.

Publié le par LAGHOUATI

En marchant ce matin pour effectuer quelques pas , comme cela est conseillé pour les plus de 60 ans ,, je me suis surpris à revenir quelques années en arrière pour revoir la marche de notre pays depuis l’indépendance .

Nous sommes indépendants depuis plus de 50 ans comme l’a voulu notre peuple grâce à sa lutte qui n’a jamais cessé depuis 1830 et surtout grâce à la volonté divine qui nous a été d’un grand secours dans l’atteinte de cet objectif .

Nous avons hérité d’un pays exsangue, à genoux , entièrement dévasté , n’ayant pour seul atout que la volonté de son peuple constitué de jeunes et fermement déterminé à construire ou à reconstruire ce qui a été méticuleusement détruit durant plus d’un siècle d’occupation étrangère .

Où en sommes-nous après plus d’un demi-siècle d’indépendance ?

Certes nous avons construit des usines, des logements, des écoles, ouvert des routes ….Cela , personne ne peut le nier mais à coté de toutes ces belles réalisations nous devons relever quelques amers constats :

  • La population a quadruplé : premier constat
  • Deuxième constat : faiblesse de notre économie qui s’appuie presqu’exclusivement sur les hydrocarbures
  • Troisième constat : nous dépendons presque entièrement sur l’étranger pour manger ; nous vêtir , pour nos équipements , pour les différents services…
  • Faiblesse du niveau de notre école
  • Faiblesse du niveau de management à tous les niveaux
  • Prolifération des maux sociaux : corruption, dissolution des mœurs , égoïsme, perte des valeurs…mal vie des jeunes, suicides, harga, augmentation des actes de violences dans la société

 

Triste constat  que tout observateur impartial peut noter et la situation risque encore de s’aggraver devant la chute brutale du prix des hydrocarbures dont nous avons fait dépendre entièrement notre économie , ce qui ne manquera pas d’avoir de terribles retombées sur le pays en entier .

Que faire devant cette dramatique situation ?

 

Tout si nous arrivons à :

  • Nous débarrasser de nos égoïsmes ,
  • A nous écouter les uns les autres
  • A faire front tous ensemble aux énormes défis qui nous guettent après nous être entendus sur les voies et moyens de mettre notre pays sur les rails ( les vrais) à même de nous mener vers les vraies solutions aux nombreux problèmes que nous traversons.
  • Faire appel aux compétences dans tous les domaines

Tout ce que j’ai pu « cogiter » comme « réflexions » sur le sort de notre pays , je l’ai fait pendant ma marche . Arrivé chez moi, au bout d’une petite heure ( parce qu’il n’y a rien à voir en ville ) , je me suis mis à taper tout ça sur mon ordinateur . Une fois fini , je tombe sur le livre de Monsieur Abdelhak Lamiri intitulé « La Décennie de la Dernière Chance :Emergence ou Déchéance de l’Economie Algérienne ? que m’a envoyé un ami et que je remercie . Le livre qui aborde le problème qui nous préoccupe du point de vue de l’expert en économie et en management , conclue par une série de propositions que je vous livre telles quelles en vous invitant a en débattre entre nous , si vous voulez bien.

 

  1.   Créer une « institution cerveau » qui inclut nos meilleurs scientifiques dans tous les domaines. Ils dialoguent avec l’ensemble des parties prenantes pour concevoir une stratégie globale, ouverte et cohérente ;
  2. La classe politique fixe les priorités, les objectifs et contrôle les résultats : il y a une judicieuse division du travail ;
  3. Le pays se dote d’une stratégie qui consacre une grande ambition : Algérie pays émergent en 2025 et développé en 2050 ;
  4. L’Algérie se dote de tous les mécanismes et les moyens nécessaires pour s’ériger en économie émergente : Processus de mobilisation du génie de tous les algériens, schéma d’intelligence économique, simulateurs etc. ;
  5. Orienter le maximum de ressources pour l’amélioration qualitative des ressources humaines : recyclages pour les opérationnels et modernisation éducative pour le reste ;
  6. Modernisation managériale de toutes les institutions du pays (administrations, écoles, hôpitaux, universités, entreprises) en passant d’une gestion par les taches à des systèmes de gestion par les résultats. Il s’agit de passer d’une administration bureaucratique à une administration experte ;
  7. Modernisation des systèmes d’information : Généralisation des TIC, e-government, statistiques nationales, bases de données. Un investissement d’un milliards de dollars dans ce domaine permettra d’en économiser plus que 11 par an ;
  8. Orienter les ressources vers l’économie productive : arriver au moins à 1 200 000 PME en 2020 et 1500 000 en 2025. L’acte d’investir devient plus motivant que l’acte d’importer. 80% des crédits bancaires seront allouées au développement et à la création d’entreprises productives ;
  9. Créer un fonds de restructuration des entreprises pour accompagner les privatisations et les faillites d’entreprises peu performantes (aucun travailleur ne doit être laissé sans ressources durant ces opérations) ;
  10. Evaluer et moderniser les politiques sectorielles ;
  11. Agriculture : faciliter le développement de l’offre mais subventionner uniquement l’output pour les produits stratégiques (garantir un prix minimal) ;
  12. Logement : revoir la typologie du logement social pour multiplier son offre et décourager la demande de complaisance (Bas de gamme social). Le logement social sera plus modeste (1000000 DA le cout de construction avec des matériaux adaptés). On peut construire 4 fois plus et décourager les faux demandeurs ;
  13. Libérer les initiatives publiques et surtout privées: identifier les blocages à l’investissement à l’aide d’un meilleur système d’information de suivi des dossiers. 80% des crédits bancaires iront au financement des entreprises productives efficaces ;
  14. Ré industrialisation du pays par un bouquet d’industries du futur (économie de la connaissance, TIC, mix énergétique) et partout où les nouvelles technologies déclassent les anciennes dans les industries classiques ;
  15. Revoir en profondeur toutes les politiques sectorielles : « L’institution cerveau » sera en charge d’organiser les concertations, finaliser les propositions, les présenter aux plus hautes instances de  décisions pour les valider. Les ministères et les instances existantes deviennent des entités responsables de l’exécution (après avoir participé à leur élaboration). Des propositions détaillées sont fournis ; » ( Dr.Abdelhak Lamiri)

 

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