Visite du premier ministre à Laghouat par A.BOUHAMAM

Publié le par LAGHOUATI

Nous avons reçu cet article de notre ami Arezki Bouhamam , après le passage  du premier ministre mais cela n'enlève en rien l'interet de l'article.

NB : j'ai du changer le titre initial de l'article

24/01/16 LACITE

 

Abdelmalek Sellal, bientôt à Laghouat

. C’est dans un “silence de cathédrale” que les préparatifs officiels de la visite de travail et d’inspection  que devrait effectuer Premier ministre, Abdelmalek Sellal vers la fin du mois en cours, accompagné d’une importante délégation ministérielle, dans la région de Laghouat, sont réglés  par les services de la wilaya en coordination avec les services de sécurité.

 

Une visite qui s’inscrit dans le cadre du  suivi et la mise en œuvre du programme du Président de la République selon le chargé de communication du Premier ministre, M. Belkacem Mellah, qui a tenu toutefois, à préciser  que ‘’la date exacte de cette visite sera fixée   incessamment’’.

Quoique tout porte à croire que cette visite est prévue pour mercredi prochain. Appelée communément ‘’la porte du sud’’, la position géographique qui fait de la région de Laghouat un vrai carrefour reliant  différentes destinations du pays, plus  particulièrement entre le Nord et le Sud,   revêt un caractère stratégique qui appelle à booster davantage l’avancement des projets structurants en cours de réalisation. Cette wilaya du Sud du pays, a eu en effet, à bénéficier de plusieurs projets qui sont d’un indéniable impact en termes de développement socio-économique de la région, dont une grande partie de  ces projets a pris forme en  2013. En sus de plusieurs projets d’habitat lancés ou réceptionnés durant l'année 2015 à Laghouat, l’ouverture de la faculté de médecine, la RN1 reliant Laghouat à  Ghardaïa sont édifiants.

Par ailleurs, beaucoup de  dossiers attendent Sellal à Laghouat. En effet, quoique la wilaya de Laghouat abrite l’un des plus grands gisements de gaz dans le monde, situé à Hassi R’Mel, distant de quelques 125 kilomètres au sud du chef-lieu de la wilaya, elle est caractérisée principalement, par son climat agropastoral, d’où les Laghouatis attendent beaucoup de la visite du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, pour développer davantage le secteur de   l’Agriculture pour le rendre encore plus productif qu’il l’est en ce moment. Car il  est vrai  que la commune de Hassi-Dellâa en particulier, est réputée par l’élevage du  cheptel. Une filière en attente d’un meilleur encadrement et d’une meilleure prise en charge par les pouvoirs publics,  afin  de lui permettre de contribuer efficacement à la production  nationale de viande rouge.

La région d’Aflou, à quelques 120 km au nord de la wilaya, est réputée pour sa production surabondante de la  pomme de  terre, nécessite, elle aussi, l’attention de l’Etat. Par ailleurs, des chômeurs sont dans l’expectative de ce que le Premier ministre Abdelmalek Sellal, amènera dans sa valise pour relancer la croissance économique dans cette région du Sud du pays. Cette relance qui constitue le moyen idoine pour la création de la valeur ajoutée qui fait défaut et, par ricochet, la création de l’emploi. Pour rappel, Laghouat a constitué dans un passé très récent, à côté de Ouargla, un des fiefs de la contestation et de la colère des populations du Sud. On se souvient que c’est dans ces deux villes que la révolte des chômeurs avait commencé créant ainsi, un climat social en ébullition durant de longs mois.

A cela s’ajoute le dossier des citoyens expropriés dans le cadre des réserves foncières communales continuent de crier leur détresse afin qu’ils puissent être indemnisés par l’État, pour leurs terres nationalisées depuis des décennies. Ces expropriés, notamment Djekidel Laïd, veuve Hadj Aïssa, née Z. Boudaoud, consorts Rezzoug et Boucherit, héritiers Bouameur Mohamed et les héritiers de Kada Hadj Ahmida, disent perdre espoir et ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont saisi cette occasion pour nous dévoiler des centaines de correspondances datant des années 1980, adressées aux autorités locales et centrales. Correspondances demeurées lettre morte quand ils ne reçoivent pas de réponses expéditives classiques du genre : “Nous avons transmis votre lettre aux services compétents pour étude”.

 

Publié dans AREZKI BOUHAMAM

Commenter cet article