NOUREDDINE BOUCHERIT L’HOMME AU GRAND CŒUR

Publié le par LAGHOUATI

NOUREDDINE BOUCHERIT L’HOMME AU GRAND CŒUR

NOUREDDINE BOUCHERIT L’HOMME AU GRAND CŒUR

 

Il restera de toi ce que tu as donné.

Au lieu de le garder dans des coffres rouillés.

Il restera de toi de ton jardin secret,

Une fleur oubliée qui ne s’est pas fanée.

Ce que tu as donné, en d’autres fleurira.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi ce que tu as offert

Entre les bras ouverts un matin au soleil.

Il restera de toi ce que tu as perdu

Que tu as attendu plus loin que les réveils,

Ce que tu as souffert, en d’autres revivra.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.

Il restera de toi une larme tombée,

Un sourire germé sur les yeux de ton cœur.

Il restera de toi ce que tu as semé

Que tu as partagé aux mendiants du bonheur.

Ce que tu as semé, en d’autres germera.

Celui qui perd sa vie, un jour la trouvera.


 

Simone Veil


 

Lorsque l’on vit un deuil, les mots font souvent défaut pour décrire ce que l’on ressent.


 

On peut se sentir isolé, submergé par ses émotions et surtout bien seul avec sa douleur.


 

En espérant, que tous les mots cachés au fond de soi puissent un peu adoucir notre peine et ceux de sa famille ses proches , ses amis et ceux qui ont eu le plaisir de le côtoyer .


 

Que ce soit parce qu’un de ses proches nous le demande ou parce que nous y tenons personnellement, rendre hommage publiquement au défunt peut faire beaucoup de bien.


 

Beaucoup de bien d’abord parce qu’en écrivant un texte hommage ou en cherchant à s’inspirer de mots célèbres pour illustrer la vie du disparu, nous pensons à lui en nous remémorons les meilleurs moments passés en sa compagnie.


 

Beaucoup de bien ensuite parce que sa famille et ses amis le redécouvrent au travers de notre regard parfois différent du leur, mais non moins précieux.


 

Et beaucoup de bien enfin parce qu’un au revoir ou un adieu est souvent indispensable pour commencer le chemin harassant et fastidieux du deuil.


 

La prose ou le poème d’un écrivain peut parfois correspondre à la personnalité ou aux goûts de celui qui vient de ne quitter … mais il s’agit de choisir minutieusement le message et les mots que l’on voudrait faire passer.


 

Plus intimiste et plus personnel sera souvent le discours qui vient du cœur, même si celui-ci peut être agrémenté par quelques phrases connues.


 

Noureddine Boucherit le Boute en train et l’ami de tout le monde a quitté tellement brusquement la vie que parfois l’on se demande si Noureddine comme il avait coutume de le faire ne s’était pas éclipsé un moment rien que pour éprouver et quantifier notre amitié indéfectible pour lui.


 

Il était le fils de Hadj Tahar Boucherit dit Benchnati et comme pedigree cela voulait beaucoup dire pour celles et ceux qui Si Tahar était plus qu'un symbole, une icône, un repère et une étoile polaire irremplaçable qui était surtout connu pour sa compétence dans le domaine du transport routier et de la mécanique automobile.


 

A lui seul tel un métronome, il gérait superbement et avec une maestria jamais égalée depuis l’intense activité de transport d’Alger à Tamanrasset, d’Oran à Béchar et à travers toute l’Algérie et même à l’étranger au Mali, Niger, Soudan dans les conditions souvent des plus difficiles.


 

Noureddine avait surement récolté beaucoup de gènes et de bagout de cet être exceptionnel dont Laghouat pouvait indéfiniment s’enorgueillir.


 

Mais les vivants sont trop absorbés par ce qu'ils veulent et les morts trop éblouis par ce qu'ils voient pour ne jamais se rencontrer.


 

La grande erreur, c'est de s'imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent ; ils ne nous quittent pas, ils restent... nous ne les voyons pas, parce qu'un nuage obscur nous enveloppe, mais eux nous voient.


 

Ils tiennent leurs yeux pleins de gloire arrêtés sur nos yeux pleins de larmes.


 

Ce qui pourrait le mieux consoler ceux qui pleurent, c'est l'intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous, heureux, transfigurés et n'ayant perdu dans ce changement glorieux ni leur délicatesse de leur âme, ni leur tendresse de leur cœur, ni une préférence quelconque de leur amour pour nous .


 

Noureddine (rabi Yerhmou) était l’ami, le confident , l'alter go, le frère de tous.


 

Toujours partant quelques soient les circonstances pour mettre de l’ambiance, aider et soutenir .


 

Sa bonne humeur, sa bonhomie étaient contagieuses et sa présence manque terriblement au décor Laghouati dont en filigrane il ne faisait qu’un .


 

C’était un homme plein de bonté aimé et apprécié par tous celles et ceux qui l'ont connu et côtoyé.


 

Nous sommes tous attristés par la disparition d'un homme exceptionnel et iconoclaste qui comptait pour beaucoup d'entre nous.


 

Les cœurs de tous ceux à qui il avait accordé son affection sont affligés de cette défection de dernière minute et fuite hors de la ville qu’il a tant aimée.


 

Malgré les blessures et les croches pieds de la vie, il est resté toujours debout.


 

Il est mort, en pleine forme malgré un cancer pernicieux détecté sur le tard le sourire aux lèvres et le mot élégant et fin pour détendre l'ambiance Noureddine on ne le dira jamais assez était une publicité pour la vie et pour la bonne humeur !"


 

Bon vent cher ami et que la terre te soit si légère !!!!!!!!!!


 

Amine Lotfi

 

Publié dans AMINE LOTFI

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Amine Lotfi 17/04/2016 18:20

Un seul mot, usé, mais qui brille comme une vieille pièce de monnaie : merci à vous et merci à Nounou d'avoir existé !

Lazri Noureddine 17/04/2016 10:19

Salemou Aleykoum! Nounou etait cher pour nous a Kraafarrah . Doté d'une precision incomparable avec des qualites exceptionnelles . Cher Nounou passe le salem a tous nos bien aimes qui nous ont quité et surtout a mon AMI Allaoui Aek qui me manque enormement.Qu'Allah yarhmek we yarohem oumetti seyidine Elhabib qsssl