Manger, c’est vital ; bien manger, c’est un bonheur Par Mohamed-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

Manger, c’est vital ; bien manger, c’est un bonheur

 

Par Mohamed-Seddik LAMARA

Face aux  insistants plaidoyers pour la réhabilitation des mets du terroir, il me plait de rebondir sur les justes appréhensions mettant à l’index les dangers de la « malbouffe ». Manger c’est vital, bien manger c’est un bonheur, pourrais-je dire. De nos jours, la vie trépidante nous fait oublier les réflexes du choix des victuailles sur les marchés dominés par des produits à l’origine souvent douteuse, des ustensiles où ils doivent mijoter et des menus alliant une nourriture saine et variée. Le développement fulgurant de l’urbanisation constitue un facteur déterminant dans les comportements délétères d’une mauvaise alimentation « démocratisée » par la prolifération des Fast- Food.

 Dès lors, et face à la publicité envahissante vantant les goûts et saveurs de gâteries, à terme dangereuses pour la santé,  une culture « pavlovienne » s’est installée dans nos mœurs. Se sont surtout les enfants qui en sont les victimes expiatoires. Ne voit-on pas, à la sortie des écoles au voisinage desquelles poussent des superettes (ce n’est point un hasard !), des bambins accompagnés de leurs parents avaler, goulument, des poignées de chips ou dévorer des barres chocolatées bourrées de cors étrangers. En sus du taux élevé de sel qu’elles contenu dans les premiers et des lipides incorporées aux secondes, ces « kémia » rendues affriolantes par l’incorporation de dangereux exhausteurs de goût, sont apprêtées à partir de toutes sortes de rebuts (féculents, légumes secs charançonnées, sons, restes de pain, lécitine...).

 Donc, s’il y a lieu d’encourager un consumérisme de bon aloi et d’orienter ce dernier, en priorité,  sur l’éducation alimentaire des enfants précocement exposés à la malbouffe. Dans ce contexte et outre le rôle de la famille, les cantines scolaires se doivent d’être nanties d’une mission de vulgarisation des bonnes mœurs nutritionnelles. Mais pourquoi aller chercher loin ? Notre prophète Mohammed (qsssl) ne nous a-t-il pas recommandé la meilleure voie pour se maintenir en bonne santé :« Nahnou kaoumoun lâ nâakoul hatta najou3 wa lamma nâakoul lan nachbâ3 » (nous appartenons à une communauté où nous ne   mangeons qu’à l’annonce de la faim et sans nous trop rassasié.) Une recommandation confirmée par les nutritionnistes en arrivant à la conclusion que les organes  (foie, pancréas, reins, cœur Etc.) trop sollicités par une alimentation excessive, finissent par se détériorer prématurément. Ainsi en est-il d’un véhicule qu’on soumet à une carburation élevée et fréquente. 

 

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