Mohamed Hadj Aïssa se gausse de ma purge au « z’fity », mais oublie sa Purge au riccin Par Mohammed-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

Mohamed Hadj Aïssa se gausse de ma purge au « z’fity », mais oublie sa Purge au ricin

Par Mohammed-Seddik LAMARA

 

Finalement, MHAL (pour Mohammed Hadj Aïssa Laghouati) tu  as osé le faire ! Me décrire, avec force détails, aux yeux des amis du blog sous l’image d’un «engloutisseur» de « z’fity » - excès, n’as-tu pas manqué de le préciser, m’ayant valu une purge de cheval - est, me semble-t- il, une atteinte à mon intimité gastrique. A présent, je saisis mieux ton profil par trop facétieux souvent voué à amuser la galerie « blogotique ». Je ne sais si je dois d’ester devant le tribunal des embarras gastriques, section des purges pour m’avoir livré à la risée publique. Rassures toi, je ne vais pas le faire, par égard à ta bonhomie légendaire, quand bien  même, cette fois, elle eut à se trahir par des glissements sémantiques pour mieux te gausser de la peu enviable posture à laquelle m’a conduit l’amour irrépressible du « z’fity ».

 Qu’à cela ne tienne. Dent pour dent, œil pour œil. Pour illustrer cet adage vengeur je m’en vais, ici, rapporter l’histoire (que Dieu me pardonne ce péché véniel )   que j’ai tenue de cheikh Aboubakar Hadj Aïssa, Allah yarhmou. Chaque année à l’approche du printemps, m’avait confié l’illustre allama, il soumettait sa nombreuse famille à une cure d’huile de ricin (zeit el kharoua3) indispensable, selon lui, pour débarrasser le système digestif des encombrements infligés, durant l’hiver, par une surconsommation de mardoud, de couscous et autre « kesrat eddwa ». Mais ne voilà-t-il pas, s’était-t-il rappelé avec un large sourire, que le petit Mohamed Hadj Aïassa (à l’époque il devait à peine être à l’école primaire) prenant la potion laxative pour du « gazzouz », en a éclusé de généreuses gorgées. Aussitôt l’espiègle gourmand fut pris de terribles maux au ventre qui le poussèrent, dar, dar  au petit  coin qu’il colonisa durant des heures au grand dam des autres membres de la famille pressés par le même besoin d’y aller se soulager. L’overdose d’huile de ricin était telle, qu’il a fallu laisser pour seul habit au petit bout de chou de MHAL, une gandoura épinglée au dos pour lui éviter tout dérapage. Alors MHAL, il faut être  sportif, celui qui se jette à la mer ne doit pas avoir peur de la noyade. Tu n’avais qu’à ne pas me provoquer. MSL

PS : description, recette et vertus du « z’fity » (extrait de l’extrait de mon roman posté dernièrement dans le blog.

« Rompu de fatigue, j'ai rejoint ma chambre pour me jeter tout habillé sur le lit. Midi passé, ma mère me tira du sommeil et me somma de la rejoindre jusqu'à la cuisine pour dévorer, avant qu'il ne refroidisse, un succulent "z'fity" (genre de salade chaude  composée de piments forts, tomates et ail grillés assaisonnés d'une poignée de coriandre fraîche, passé au pilon et qu'on doit continuer à piler après l'incorporation d'une quantité suffisante de galette émiettée et d'eau bouillante pour agglomérer le tout). C'est, en effet un véritable délice et une médication efficace contre l'apathie, qui fait suer le corps et fouette le système endocrinien. Un grand verre de thé était le bienvenu pour atténuer le feu du piment catalysé par le rajout de "ramouch" (piment fort sec). »

 
 
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