INTERVIEW DE SALIM AIAD ( Du Groupe "NOMADES")

Publié le par LAGHOUATI

INTERVIEW DE SALIM AIAD ( Du Groupe  "NOMADES")

1.Pour les lecteurs du blog, qui est SALIM AIAD ?

 

  • Salim Aiad est né à Djelfa en 1960 car mon père y était affecté dans la société de transport de voyageurs BOUKAMEL . A peine âgé de quelques moi s mon père est venu à Lagouat avec toute notre famille  dans le cadre d’une mutation . C’est ainsi que je me trouvai à Laghouat qui est devenue ma ville , celle de mon enfance d’abord, de ma jeunesse ensuite , enfin de mon âge adulte , de mon mariage , de mes enfants ( 3 filles)
  • J’ai mené mes études jusqu’en terminale . Ayant échoué au bac , je me vis contraint de travailler : ce fut tout d’abord les services économiques d’un établissement scolaire au sein duquel je reçus une formation professionnelle grâce à la prise en charge de feu Benabdallah FERHAT ( A.Y) , de hadj Bachir BEDERINA et d’autres qui me furent d’un grand secours .Vers les années 2006 , je changeai de secteur en optant pour l’animation culturelle au sein de la maison de la culture « Abdallah Benkeriou » où je suis à ce jour . Voici résumé brièvement ma vie .

    2-   Maintenant raconte-moi un peu ta vie de musicien !

  • J’ai commencé à aimer la musique très jeune ; à compter de l’âge 12-13 ans je me suis mis à aimer la musique et à la pratique de la guitare . J’ai appris cela tout seul , je n’ai pas été dans une école de musique . C’était par amour, par passion . Ma référence de l’époque c’était le groupe « Les M’zi Boys » avec lequel jouaient mes deux autres frères Ali et Khelil ; J’ai surtout appris la guitare aux cotés de feu Soufari Hamza , un as de la guitare et que je considérais comme l’un des plus grands virtuoses du pays et même d’Afrique . J’ai joué tour à tour dans plusieurs groupes qui sont nés à Laghouat qui était l’une des rares villes du pays à connaitre une vie culturelle et musicale très dense . Je dois dire que je me suis retrouvé dans un climat et une ambiance propice à l’apprentissage et à l’évolution dans mon parcours de musicien .   Nous avons organisé une dizaine de soirées à Laghouat et ailleurs et je peux dire, sans trop vouloir me vanter, que le public a apprécié notre musique ainsi que les paroles de nos chansons qui respectent l’usage local et les bonnes mœurs. Nous avons même été invités à un festival qui s’est tenu en France d’où nous avons énormément appris ; Cela a été un peu le grand tournant dans notre vie de musiciens
  • Peu à peu j’ai pu constituer un groupe avec de jeunes musiciens et que nous avons appelé « NOMADES ». Nous sommes passés de l’imitation à la composition de notre propre musique grâce aux 8 talentueux musiciens qui constituent notre groupe . Nous faisons appel à  plusieurs  paroliers qui collaborent spontanément avec nous . J’ai même reçu des paroles de personnes anonymes que je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer. Je les remercie pour leur aimable collaboration . Je rends hommage à tous ceux qui nous aident de différentes manières , je pense en particulier à Monsieur Ouarnoughi d’Aflou, à Taouti Miloudi qui est pleinement engagé avec nous   Nous avons constitué , grâce à Dieu, un groupe très soudé , au travail collectif et chacun travaille dans l’intérêt du groupe sans chercher à tirer la couverture à soi .
  • Notre plus belle réalisation c’est l’album que nous venons de terminer depuis peu et qui sera mis en vente d’ici peu . Nous avons dû cotiser entre nous et même emprunter de l’argent pour pouvoir éditer notre album .  Mais nous ne regrettons aucunement ce que nous avons fait parce que ce que nous faisons c’est pour la culture saine, pour Laghouat , pour l’Algérie . Nous commençons , grâce à notre album, à nous faire connaitre à travers le pays : promotion dans le courant d’octobre prochain par l’ONCI au Mouggar ,  passage à la chaine « Dzair-TV » prochainement , passage de nos chansons à « JIL FM » ….Mais la vraie promotion, à mon avis, doit se faire à Laghouat même et c’est ce que nous comptons faire très prochainement inchallah.

3- Quelles sont vos relations avec les structures locales de la culture ?e

  • Elles sont très correctes et la collaboration est assez évidente . Nous comptons proposer à la direction de la culture de nous aider à organiser des soirées à travers les coins reculés dela wilaya dont les jeunes sont un peu marginalisés et où l’activité culturelle et notamment musicale est la grande absente

4- Quel est le grand message que vous voulez faire parvenir à la société à travers votre musique, vos chansons ?

  • C’est un message de paix, d’amitié , de convivialité , d’amour du pays , de solidarité . Nous nous considérons comme des citoyens du monde qui œuvrent pour le bien de ce monde plein de souffrances, de guerres et de haine entre les hommes . Je crois que c’est cela notre grand message  
  • Pour finir , je tiens à remercier tous ceux qui nous suivent , collaborent avec nous sincèrement , spontanément et sans arrière-pensée pour une musique et des paroles propres et engagées avec pour objectif suprême l’émergence et la promotion de l’art en faveur du développement harmonieux , paisible et sans heurts de notre société.

5- Merci Salim pour cette interview ! Nous vous souhaitons bonne chance pour la suite et vous chargeons de transmettre tous nos vœux de réussite à vos jeunes amis du groupe pour lesquels nous avons une profonde considération. Merci de tout cœur !

 

Publié dans ART ET CULTURE

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