La vie est souvent moins réjouissante que ce que j'ai pour habitude de vous montrer....

Publié le par LAGHOUATI

J’ai pour habitude de vous montrer le beau visage de la vie : des photos de la nature , ses couchers et levers de soleil, ses fleurs , ses arbres fruitiers , ses animaux ….Mais la vie n’est , malheureusement pas , toujours , réjouissante ….Elle peut nous offrir, et c’est souvent le cas, des images autrement moins réjouissantes …

Cet après-midi , en descendant en ville, j’ai accosté quelqu’un au visage triste , marchant péniblement . Il devait être malheureux , pensais-je . Je me suis arrêté à son niveau pour le prendre pour lui épargner les souffrances qu’il aurait à endurer  par cette canicule à traverser le long chemin vers le centre-ville.

  • Où dois-je vous déposer cher monsieur ?
  • A la SONELGAZ , si vous voulez bien
  • Ok sans problème , mais vous semblez très inquiet
  • Vous avez vu juste , Monsieur , figurez-vous qu’en rentrant de travail à midi j’a trouvé mon foyer sans gaz ni électricité car « ON » vient de m’enlever les compteurs parce que je n’ai pas payé ma dernière facture  qui est de 17 .000 DA ; J’ai vainement cherché à assembler ce montant . Vous me laissez SVP à cet endroit , je vais voir un ami dans l’espoir qu’il pourra me dépanner 

Je compatis sincèrement avec vous , cher Monsieur et j’espère de tout cœur que votre ami pourra vous aider .

Ce cas n’est pas unique …Il y a quantité de cas de la sorte ou peut-être même pire … Notre population vit des moments difficiles  et personne pour entendre ses gémissements et ses souffrances.

"PAYS RICHE , POPULATION PAUVRE", N’ A JAMAIS ETE AUSSI VRAI

 

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Soukehal Djamal abdenasser 07/09/2016 22:08

Ma tante paternelle qui avait rang de mère pour moi et pour mes frères et sœurs, une fière Italo-franco-algérienne aux yeux verts (de l’Éden), une fille d'une rescapée du génocide de 04 Décembre 1852 ,m'avait dit un jour ....soit toujours fier et ne soit jamais faible ...ne montre jamais tes faiblesses à autrui..soit comme mon mari ....qui montrait à ses amis qu'il avait consommé de la viande en faisant semblant de se curer les dents .....donnant l’impression à ses amis que la viande s'était accrochée entre ses dents .....

lamara 07/09/2016 21:40

AINSI PARLAIT MON PERE :

Par Mohamed-Seddik LAMARA

Mon père, rahimahou Allah, m'avait un jour - au milieu de la tourmente de la décennie noire - dit, alors que j'éprouvais d'insurmontables difficultés à l'hospitaliser pour une intervention chirurgicale urgente : "fasse Dieu qu'il précipite mon départ!".
Intrigué par un si surprenant et désolant souhait, je lui ai rétorqué la voix chevrotante d'émotion : "mais, papa, pourquoi exprimes-tu un si funeste désir, ai-je, quelque part, n'avoir pas exhaussé un de tes désidératas? »
"Non, mon cher enfant, tu as fait plus qu'il n'en fallait! J'ai seulement peur qu'il ne t'arrive quelque malheur; après les hospitalisations successives de ta maman et de ton épouse, ne voilà-t-il pas que je deviens pour toi un poids supplémentaire pouvant contribuer à te rendre moins vigilent et de constituer pour les terroristes une cible des plus faciles, c'est pour cette raison que j'ai demandé au Seigneur de hâter mon départ vers l'au-delà !"
Désarçonné au plus haut point par sa réponse je lui fis ce tendre reproche: "mais père, rien ne me fait peur, dès lors que j'ai ta bénédiction, que tout le monde tombe malade pourvu que j'ai la force d'être toujours disponible..."
Les yeux embués par l'émotion il m'attira vers lui, m'embrassa longuement sur le cou et me murmura: «vas mon fils, que l'œil qui te verra t'agréera !" à ces mots je ne pus retenir mes larmes entrecoupées de sanglots.
Ayant retrouvé sa sérénité, il me dit gravement, sentencieusement : " tu vivras, et longtemps in chaa Allah et tu verras! Dans une décennie ou un peu plus, je ne serais plus de ce monde, cette tragédie cessera par la grâce de Dieu. Mais, je pressent un avenir proche des moins reluisant ; tout est en train de se rétrécir, la foi, la solidarité, la pudeur, la confiance, la fidélité,l'espoir...Tu es trop bon mon enfant que Dieu te donne ainsi qu'à ceux qui te ressemblent, patience, courage et discernement !"
C'était au milieu des années quatre vingt dix; deux décennies plus tard, son propos prémonitoire, s'est vérifié, on ne peut plus, clairement...douloureusement.