Nuisances sonores : du tapage nocturne en particulier..

Publié le par LAGHOUATI

Qui sont-ils donc tous ces énergumènes qui mettent nos oreilles au supplice comme si à chaque jour ne suffisait pas sa peine ? 

Quelque part la fête bat son plein. Youyous et baroud se relaient, se répondent et se confondent. Minuit a déjà sonné depuis un bon bout de temps. Un bébé sursaute. Arraché à son sommeil par des coups de feu intempestifs.

Et une sono à pleins décibels et défectueuse. Ce qui démultiplie les désagréments. Et malheur à qui osera attirer l'attention des fêtards sinon il lui en cuira; certes; il y en a qui sont détenteurs d'une autorisation en bonne et due forme délivrée par les autorités compétentes. Certes, ce n'est pas toujours la fête et lorsque l'opportunité se présente autant la célébrer comme il se doit. Mais pas n'importe comment non plus ni n'importe quand. 

Car, et pour cause de négligence, on a vu nombre de fêtes tourner au drame.

Et s'il n'est pas question de bouder son plaisir en ces circonstances sporadiques, il n'est pas dit pour autant que tous les écarts sont permis. Mais revenons plutôt à tout ce vacarme et autre boucan bien après l'autorisation légale.

D'autant plus que l'autorité, notamment en période estivale, ne peut pas tout contrôler.

Ce qui n'empêche pas non plus tous les citoyens qui se sentent lésés de déposer, auprès de qui de droit, une plainte en bonne et due forme.

Car ce n'est ni plus ni moins que du tapage nocturne, infraction prévue et réprimée au demeurant par la législation en vigueur. 

Quand bien même, et pour la plupart, les voisins n'entendent point altérer les relations de bon voisinage; et qui sont valables pour tous les locataires par ailleurs...

Puisque certains ont pris la fâcheuse habitude sinon manie de tout mettre sur le dos des autres alors qu'eux-mêmes ne sont point exempts de reproches, loin s'en faut...Comment dès lors vivre en bonne intelligence quand tout un chacun n'en fait qu'à sa tête ?

En revenant à ce que les spécialistes appellent tout simplement les fondamentaux. Et c'est quoi au juste les fondamentaux? Plus prosaïquement, ce sont tous les rudiments de base nécessaires à un vivre ensemble sans heurts réputés majeurs mais avec quelques frictions d'usage classiques et dan,s le contexte qui est le nôtre quasiment inévitables. L'essentiel étant de s'atteler mutuellement à ne pas s'empoisonner l'existence déjà assez compliquée en soi... Au vrai, tout est question de civisme.Et c'est là justement où le bât blesse. Car chacun voit midi à sa porte et tout le monde ou presque n'en fait qu'à sa tête. Ce qui n'est pas fait pour arranger les choses. 

En réalité, tout cela ressort d'une responsabilité collective, laquelle prend sa source d'abord au sein de la famille.

Là où on inculque à l'enfant, ce citoyen de demain, les rudiments élémentaires et basiques de la vie en société. Alors que le prolongement naturel du milieu familial n'est autre que l'école censée donc compléter en amont et en aval si possible les nécessaires mœurs civiques.

Autrement dit, ce préalable de la citoyenneté sans lequel point de salut. Et surtout bonjour les dégâts.

Extrait du quotidien "El Moudjahid". 

Posté par A.MECHATTAH

 

Publié dans AHMED MECHATTAH

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Ahmida Mimouni 06/09/2016 21:27

1° De quel droit un vulgaire fêtard peut-il tirer des feux d'artifice, alors que le citoyen ordinaire est interdit de fusil de chasse, même pour se protéger contre le sanglier ?
2° Qui a décidé d'abroger (ou de passer outre) les règlements relatifs au tapage nocturne, à l'occupation de l'espace public à des fins privées?
3° Combien coûte en devises un pétard de feu d'artifice et qui permet le transfert?
4° Il paraît que l’État ne va plus subventionner les salles de fêtes; cela veut-il dire que jusqu'à présent il les a subventionnées ?

Soukehal Djamal abdenasser 06/09/2016 09:09

les feux d'artifices à Alger ....c'est devenu une hérésie ....