L’HISTOIRE RECENTE DE LAGHOUAT A TRAVERS LE FIL DE L’APS Par Mohammed-Seddik-LAMARA (ancien correspondant de l’APS de 1976 à 1989)

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11 octobre 2015 · 

L’HISTOIRE RECENTE DE LAGHOUAT A TRAVERS LE FIL DE L’APS
Par Mohammed-Seddik-LAMARA (ancien correspondant de l’APS de 1976 à 1989)

Cela s’st passé le 26 octobre 1988

LES ECHAPPEES DE GENIE D UNE PEAU DE CHAGRIN

JAMAIS LA VILLE DE LAGHOUAT N A VECU UNE VIE CULTURELLE AUSSI DENSE, INTENSE ET VARIEE QUE CELLE AYANT MARQUE LA PERIODE ALLANT DE 1984 A 1987. D AUCUNS, DEPITES PAR LE VASTE DESERT CULTUREL QUI S EST INSTALLE DEPUIS DES LUSTRES DANS CETTE CITE D ART ET D HISTOIRE, N ONT PAS HESITE A COMPARER DE TELLES PERFORMANCES A DES ECHAPPEES DE GENIE D UNE PEAU DE CHAGRIN.
EN EFFET, CES DERNIERES ANNEES LES ACTIVITES S IDENTIFIANT AU DOMAINE CULTUREL ONT ETE MARQUEE PAR UNE REELLE REVIVIFICATION D UN PATRIMOINE HISTORIQUE ET ARTISTIQUE AUX MULTIPLES FACETTES. TOUTEFOIS, L ANNEE 1988 SEMBLE AVOIR DECERNE UN REPIT PAR TROP LONG AUX ACTEURS LOCAUX DE CE SECTEUR. APRES AVOIR MIS L EAU A LA BOUCHE DES CITOYENS CHOYES PAR D INTERESSANTES MANIFESTATIONS (SEMAINES CULTURELLES, FESTIVALS, SYMPOSIUMS, JOURNEES D ETUDES, CONFERENCES, REGROUPEMENT REGIONAUX, ETC.), LE SECTEUR SENSE DISPENSER AUX CITOYENS UN RESSOURCEMENT PERRIN AUX VALEURS CULTURELLES DES GENERATIONS PASSEES, EST EN PASSE DE CONFIRMER CET ETAT DE « SEVRAGE » QU ON CROYAIT PASSAGER.
UN VIDE PARADOXAL, MAL APPRECIE PAR LES POPULATIONS DE LA WILAYA ET, PARTANT, D AUTANT PLUS IMPARDONNABLE QUAND ON SAIT, QU A LA MEME PERIODE, LE CHEF LIEU DE WILAYA AINSI QUE LES CHEFS LIEUX DE DAIRATE ET DE COMMUNES ONT BENEFICIE DE LA RECEPTION D UNE PANOPLIE DE STRUCTURES DONT L EXPLOITATION AURAIT DU « FOUETTER » DAVANTAGE AUSSI BIEN LES ACTIVITES CULTURELLES, SPIRITUELLES, ARTISTIQUES QUE RECREATIVES (CENTRES CULTURELS, MAISONS DE JEUNES, SALLES POLYVALENTES, PARC DE LOISIRS ET DE DETENTE DE M’REIGHA…)
(SUIVRA)

A LUI SEUL, L ETABLISSEMENT RECREATIF DE M REIGHA INAUGURE EN MARS DERNIER ET DONT LE COUT DE REALISATION DEPASSE LES SEPT MILLIARDS DE CENTIMES, CONSTITUE UN RECEPTACLE IDEAL A L EXPRESSION CULTURELLE DE L ENSEMBLE DES CATEGORIES SOCIALES. OR, CETTE INFRASTRUCTURE VIT, HUIT MOIS APRES SON OUVERTURE AU PUBLIC, UNE LANCINANTE TORPEUR EN PORTE A FAUX AVEC L AMPLEUR DES INVESTISSEMENTS OPERES ET DES AMBITIONS A L ORIGINE DE SA CREATION.
CERTES, L ON POURRAIT CONSIDERER, EN REGARD DE L EFFORT DE PLANIFICATION IMPOSE A SES ANIMATEURS QUE LE DOMAINE DE LA CULTURE A ETE SOUSTRAIT A L ERE DES CONTINGENCES ET AUTRES IMPROVISATIONS, MAIS SUR LE TERRAIN LA REALISTE EST TOUT AUTRE. LA CONFRONTATION DE CE QUI A ETE ACCOMPLI ET DE CE QUI A ETE PROJETE, SANS SUITE A CE JOUR, LES TEMPS MORTS ET LES EXPECTATIVES SE SONT ACCUMULEES AU POINT D EXASPERER CEUX LA MEME QUI ONT ETE A L ORIGINE DU PERCEPTIBLE ET LOUABLE RENOUVEAU CULTUREL RELEVE JUSQU A LA FIN DE L ANNEE 1987.
CE FRENETIQUE ET COMBIEN EPHEMERE ELAN A DEMONTRE LES CAPACITES CREATIVES D UNE ELITE QUI QUOIQUE SOLLICITEE OCCASIONNELLEMENT NE DEMANDE QU A SE METTRE PLUS FRANCHEMENT AU SERVICE DES ATTENTES DES CITOYENS.
LES JOURNEES D ETUDES SUR L ATLAS SAHARIEN ET LES TRESORS QU IL RECELE (GRAVURES ET PEINTURES RUPESTRES, RESIDUS D HABITATS BERBERES ETC.), ONT OFFERT UN LARGE ET EXALTANT CHAMP D INVESTIGATION FAVORABLE A L EMULATION DE JEUNES CHERCHEURS EN HISTOIRE, ANTHROPOLOGIE ET PARTANT A TOUTE PERSONNE MORDUE DES CURIOSITES DU LOINTAIN PASSE.
L AUTRE MANIFESTATION MARQUANTE A LAQUELLE ON AURAIT, COMME LE PENSENT CERTAINS ESPRITS DEFAITISTES, ACCORDE UN INTERET PAR TROP DEMESURE, EST LE FESTIVAL CONSACRE, EN JUIN 1987, A LA VIE ET A L ŒUVRE DE L EMERITE POETE TAKHI ABDALLAH BENKERIOU, FIGURE DE PROUE DU « CH’IR EL MALHOUN ».

LES «PRIVILEGES » ACCORDES A LA MEMOIRE DE CE « VILLON » DU DESERT, REBELLE EN SON TEMPS ENVERS L ORDRE INIQUE DES CAIDS ET DES BACHAGAS – SON POEME « KAMR EL LIL », CHANTE PAR L ENVOUTANTE VOIX DE KHELIFI AHMED EXPRIMANT SON AMOUR IMPOSSIBLE POUR UNE DES FILLES DE CES OLIGARQUES A L ORIGINE DE SON EXIL FORCE A EL GOLEA- AVAIENT ALORS SUSCITE QUELQUES GRINCEMENTS DE DENTS ICI A LAGHOUAT ET AILLEURS. UN INFAME ARGUMENT A ETE INVOQUE A L ENDROIT DE LA PRETENDUE IMMORALITE DE CET AEDE DONT LA NOTORIETE DE SON LYRISME CHEVALERESQUE AVAIT DEPASSE NOS FRONTIERES. SON « LAGHOUAT GHOUATINE », LE CORROBORE ON NE PEUT MIEUX POUR LE DEDOUANER DE CE TORT L ACCREDITANT COMME UN MODELE AYANT DEBAUCHE TOUTE UNE GENERATION SUBJUGUEE PAR SON HYMNE A L AMOUR ET A LA LIBERTE.
AVEC SUFFISAMMENT DE RECUL, UN TEL JUGEMENT APPARAIT NON SEULEMENT EXCESSIF MAIS INJUSTE. CAR, DURANT L EPOQUE OU IL AVAIT VECU, AVEC CETTE MISERE INCITANT A LA RESIGNATION SINON POUR LES PLUS TIMORES A CETTE SORTE DE NEUTRALITE VELLEITAIRE, BENKERIOU N A JAMAIS SUCCOMBE AU DESIR DE BRIGUER SA FOUGUE CHEVALERESQUE CONTRE LES PRIVILEGES QUE PROCURENT LE RENIEMENT ET LE DESHONNEUR.
MAIS LA N EST PAS L ESSENTIEL : LES VRAI ET GRANDS POETES JALOUX DE LEUR LIBERTE N ONT JAMAIS CONNU LES CHEMINS CONDUISANT AUX FASTE DES COURS, CAR LEUR AMOUR POUR CETTE DERNIERE LES VOUAIT A UNE VIE TREPIDANTE ET A UNE LIBERTE DE TON QUI GENAIENT TOUS LES ORDRES ETABLIS, CEUX DES PUISSANT COMME CEUX DE LEURS SERVITEURS OBSEQUIEUX.
CE QUI AURAIT DU LE PLUS MARQUER LE DEBAT, SE SITUE DANS UNE AUTRE DIMENSION, DICTEE CELLE LA, PAR LA NECESSITE D EXHUMER - DANS LA SERENITE ET EL RESPECT DES MEMOIRES – DES PROFONDEURS ABYSSALES DE L OUBLI SI CE N EST PARFOIS DU MEPRIS, DE GRANDES FIGURES ET DE PRECIEUSES ŒUVRES LITTERAIRES, THEOLOGIQUES, MUSICALES, ARTISTIQUES… OUBLI ET INDIFFERENCE QUASIMENT CONSACRES PAR UN CHAMP CULTUREL RESTRICTIF A L ENVIE PAR DES GARDIENS ZELES ET « JDANOVISTES », UNE PEAU DE CHAGRIN TIRAILLEE ENTRE MANIFESTATIONS PONCTUELLES ECULEES GUINDEES ET AUTRES IMPROVISATIONS SECTAIRES, UNANIMISTES ET EXCLUSIVISTES DE PAR LEUR VISION ORTHODOXE VOUANT AUX GEMONIES TOUT PROJET NOVATEUR NE CONCORDANT PAS AVEC LES MOULES DE L OFFICIALITE.

BIEN DES PROPOSITIONS ET DES SUGGESTIONS D INTELLECTUELS ET MEME DE MECENES ONT, MALHEUREUSEMENT, BUTE CONTRE UNE TELLE INCURIE HAUTAINEMENT DECRETEE ET ASSUMEE PAR LES PARRAINS LOCAUX DES INSTITUTIONS POLITICO-CULTURELLES HEGEMONIQUES, BUREAUCRATISEES ET ASPHYXIANTES.
1985-1987, A PEINE DEUX ANNEES DE FULGURANTES « ECHAPPEES DE GENIE » ET PUIS PLUS RIEN. LES SUBSIDES RESERVES AUX ACTIVITES CULTURELLES DURANT CETTE COURTE PERIODE ETAIENT ASSEZ SUBSTANTIELLES POUR COUVRIR LES FRAIS DE MANIFESTATIONS CERTES OPPORTUNES DANS LEUR ENONCE MAIS NE COLLANT NULLEMENT A L EXPRESSION ATTENDUE PAR LE PUBLIC. AINSI, LE FAIRE VALOIR PRIVILEGIANT LES EXTRAVAGANCES D ADHESIONS DE PURE FORME ET LES FANFARONNADES COLLECTIVES A FAIT QUE LES BOUFFONS TUENT LES POETES.
L AFFAIREMENT DU SERVICE CHARGE DE LA CULTURE AU SEIN DE LA DIVISION DE LA VALORISATION DES RESSOURCES HUMAINES (D.V.R.H) A SUBITEMENT LAISSE LA PLACE A LA LETHARGIE ET A L INFERTILITE SUIVANT LES MOISSONS HATIVES.
PEAU DE CHAGRIN DONT NE S ACCOMMODE GUERE UN PUBLIC RAFFINE ET AU FAIT DES APTITUDES D UNE JEUNESSE PLEINE DE VERVE ET TOUTE ACQUISE AU REVEIL CULTUREL D UNE REGION QUI EN DES TEMPS PLUS EPROUVANTS AVAIT FAIT PARLER D ELLE : LE RENOMMEE TROUPE « THOURIA » DE NOTORIETE MAGHREBINE, L ŒUVRE IMMENSE DE FEU REY MALEK DE SON VRAI NOM MOHAMED DJOUDI QUI S ETAIT FROTTE A DES MAITRES DE RENOM DE L ENDALOUS, DU CHAABI ET DU GHARNATI TANT AU MAGHREB QU AU MACHREK SANS OUBLIER SON COUSIN MABROUK DJOUDI GRAND LUTHIER DEVANT LE SEIGNEUR, SONT JUSQU A CE JOUR CONFINES DANS UN INSULTANT OUBLI.
SUR LE PLAN MYSTIQUE LA VILLE DE LAGHOUAT COMPTE EGALEMENT DE GRANDS ULEMA A L EXEMPLE DE CHEIKH BOUBAKEUR HADJ AISSA DESCENDANT DU SAINT PATRON DE LA CITE, SID EL HADJ AISSA QUIA EU LE PRIVILEGE DE COTOYER LES ILLUSTRES CHEIKH EL IBRAHIMI ET MOUBARAK EL MILI. SI BOUBAKEUR NE MANQUE PAS SOUVENT DE DEPLORER L IMPASSE FAITE SUR LA COMMEMORATION DU SEJOUR DE CES DEUX GRANDES FIGURES (EL IBRAHIMI ET EL MILI ONT ETE MIS EN RESIDENCE SURVEILLE PAR L ADMINISTRATION COLONIALE, RESPECTIVEMENT A AFLOU ET LAGHOUAT). LEURS IRREFRAGABLES SERMONS QUI ONT GRANDEMENT CONTRIBUE AU RENFORCEMENT DU MOUVEMENT NATIONAL, MERITAIENT, CONFIERA SI BOUBAKEUR, D ETRE CONTES AUX GENERATIONS D AUJOURD’HUI.

JUSQU À CE JOUR LA MEMOIRE DE CES ILLUSTRES PERSONNES N N’A PAS ENCORE ETE HONOREE COMME L EXIGE L ENVERGURE DE LEURS ŒUVRES ET LA PORTEE DE LEUR COMBAT. ET LA LISTE PEUT ETRE ENCORE LONGUE SI L ON DAIGNE DE SE RAPPELER D AUTRES NOMS INTIMEMENT LIES A L HISTOIRE DE LA VILLE ET DE LA REGION A L EXEMPLE DE CEUX DE NACER BENCHOHRA HEROS DE LA RESISTANCE A LA PENETRATION DES TROUPES COLONIALES ET DE SI EL HADJ AISSA, IMAM, POETE ET THEOLOGIEN DE RENOM DONT LES ŒUVRES, PARAIT-IL, FIGURENT SUR LES RAYONS D ILLUSTRES BIBLIOTHEQUES OCCIDENTALES.
EN ATTENDANT LES PREMICES D UNE VERITABLE RELANCE CULTURELLE QUI FERAIT APPEL, SANS EXCLUSIVE, A TOUTES LES VOCATIONS, LA WILAYA DE LAGHOUAT SE PREPARE A « AFFRONTER » DANS QUELQUES MOIS - DANS LE CADRE DU FORUM « COMMUNES ET CULTURE, CULTURE COMMUNE » - UN PUBLIC PLUS EXIGEANT PUISQUE, ON ESCOMPTE LE GATER DURANT CET EVENEMENT PAR UN CARROUSEL ININTERROMPU DE SEMAINES CULTURELLES RICHES EN SONS ET COULEURS DE L ALGERIE PROFONDE.
PUISSENT LES AMBASSADEURS DE CETTE WILAYA, LAGHOUAT, QUI S ENORGUEILLIT, LEGITIMEMENT, D ETRE UN CARREFOUR D ARTS ET D HISTOIRES, S EN RETOURNER DE CE FORUM AVEC UNE CHAUDE EMULATION, DES IDEES PLEIN LA TÊTE ET SE MONTRER PLUS ALERTES PLUS ENTREPRENANTS APRES S ETRE DEBARRASSES, IL FAUT L ESPERER, DES PESANTS PREJUGES, CLICHES ET AUTRES STEREOTYPES.

 

 

 

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Lamara 11/10/2016 14:43

L'attentisme délétère n'a que trop duré; les intellectuels de la wilaya de Laghouat ont, afin de ne pas être mal jugés par la génération actuelle et celles qui vont venir, intérêt à se RABROUER. Frustrer la postérité du droit de mémoire serait, en effet, un acte impardonnable. Pour ne pas tomber dans un tel travers, les élus, les notabilités, les hommes du culte et de culture, se doivent de jouer un puissant rôle de plaidoyers pour satisfaire un tel droit. Jusqu'à quand devrait-on s'accommoder de cette terrible impasse faite sur des faits historiques marquants la génère du mouvement nationale dans cette région phare tout acquise au lent et douloureux processus de la résistance au colonialisme. Ainsi, à titre d'exemple, l'épopée singulière de Benaceur Benchohra et les séjours des allama, les cheikh El Ibrahimi et Moubaraq el Mili, doivent être mis à profit pour nourrir la mémoire des générations montantes souvent frustrées du légitime ressourcement au passé de leurs ancêtres .

Lamara 11/10/2016 14:40

L'attentisme délétère n'a que trop duré; les intellectuels de la wilaya de Laghouat ont, afin de ne pas être mal jugés par la génération actuelle et celles qui vont venir, intérêt à se RABROUER. Frustrer la postérité du droit de mémoire serait, en effet, un acte impardonnable. Pour ne pas tomber dans un tel travers, les élus, les notabilités, les hommes du culte et de culture, se doivent de jouer un puissant rôle de plaidoyers pour satisfaire un tel droit. Jusqu'à quand devrait-on s'accommoder de cette terrible impasse faite sur des faits historiques marquants la génère du mouvement nationale dans cette région phare tout acquise au lent et douloureux processus de la résistance au colonialisme. Ainsi, à titre d'exemple, l'épopée singulière de Benaceur Benchohra et les séjours des allama, les cheikh El Ibrahimi et Moubaraq el Mili, doivent être mis à profit pour nourrir la mémoire des générations montantes souvent frustrées du légitime ressourcement au passé de leurs ancêtres .