QUAND LA LANGUE DE MOLIÈRE SE FAIT…PIÉTINER. CHEZ NOUS, LA « ‘AFSSA » A REMPLACE LA « HIQMA » !-PAR M.S.LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

QUAND LA LANGUE DE MOLIERE SE FAIT…PIETINER. CHEZ NOUS, LA « ‘AFSSA » A REMPLACE LA « HIQMA » !

On écrit plus « Oignon », mais « Ognon », a décrété l’Académie française !

 

 

Les délices de la langue châtiée (avec accent grave!) ont été supplantés par le langage télégraphique comme la gastronomie l'a été par la mal bouffe. Dans le premier cas (le parler), comme dans le second (le manger), c'est la rapidité qui compte.

Adieu, donc aux consonances des mots titillant l'esprit et aux saveurs de la gastronomie flattant le palais. Même la LIBIDO a été touchée par ce phénomène. Une enquête a révélé qu’en Europe et, en particulier, en France, nombreux sont les jeunes couples qui consultent des psycho-sexologues en raison de l’épouvantable baisse de la virilité chez l’homme et de la perte d’appétit sexuel chez la femme.

Les causes les plus incriminées sont, indique la même enquête, une trop forte addiction aux images pornographiques montrant en grand plan l’intimité bestiale des humains. Un autre « filon » pour la machine à sou des juifs à l’origine de l’exploitation éhontée de la porno qui n’a pas épargné même l’innocence enfantine. Autrefois, pour se délecter du corps et des charmes d’Eve, il fallait avoir le plaisir de la « déshabiller » comme on le ferait pour un plantureux épi de maïs. Avant de gouter à ses grains dorés, il faut prendre la peine de l’effeuiller patiemment et de caresser... sa soyeuse chevelure.

On m’avait rapporté que mon grand’ père maternel, alors avocat, au milieu des années à M’Sila, de passage dans un quartier pour assister un justiciable, avait aperçu, sortant du hammam, une belle femme qui en soulevant le pan de son « HAÏQ » avait offert à son regard, le galbe marmoréen de son irrésistible… mollet. Il en avait été tombé, follement, amoureux au point de garder, fiévreux, plusieurs jours le lit ! Il avait supplié les siens pour la demander en mariage. Mais pour son grand dam, l’élancée femme au « HAÏQ », était déjà… mariée.

Même notre parler dialectal, naguère si proche de l’rabe classique, a été dévoyé par l’intrusion de ce « verlan » bien de chez nous : « intique », « hebli », « khaloui » et autre « ‘afssa ».

A un jeune voisin qui aimait souvent deviser avec moi, me serinait ce vilain vocable : « ‘afssa ». Je n’avais pas manqué de l’admonester en lui lançant en pleine gueule : « écoute, mon petit, donne moi une « fiqra » (pensée), une « hiqma » (un bon sens) ; quand tu dis « ‘afssa », j’ai l’impression que tu cogites avec tes…godasses ! » Tout se contracte! Est ce un des signes révélateurs de la fin du monde?

 

Publié dans Med Seddik LAMARA

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