ADAGES ET PRESAGES (12) Cette 12ème édition est dédiée à la mémoire du regretté DR Ahmed BENHAOUACHE- Par Med-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

 
 

ADAGES ET PRESAGES (12)


Par Med-Seddik LAMARA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«Quel est l’avenir le plus sûr de l’homme ? »

 

Cette 12ème édition est dédiée à la mémoire du regretté DR Ahmed BENHAOUACHE

 

Dans son immense sagesse, Dieu le Tout Puissant a réparti les qualités et les défauts, les vertus et les tares, les bienfaits et les méfaits entre tous les règnes qu’il a crées. Chez l’humain, comme chez l’animal, ou le végétal et jusque chez le minéral, il a imprimé une similitude d’ordres et d’organisations dont il est le seul à en saisir la sublime et secrète portée. De cette similitude, les humains ont su tirer des enseignements, des adages, des leçons et même des… présages pour se prémunir des pièges que réserve la vie et que d’aucuns ont comparé à une jungle.

Adage autour du destin et de la mort

Qui mieux que le Coran et le prophète Mohamed (QSSSL) nous ont recommandé de nous habituer constamment à l’idée de la mort et de nous préparer à cette inéluctable échéance.

 

Par une dialectique divinement convaincante sur le déroulement du cycle de la vie et de la mort, phases de l’existence loin d’être antinomiques, le saint livre a, entre autres, décrété : «nous faisons sortir le vivant du mort et nous faisons sortir le mort du vivant », «Chaque âme goûtera à la mort », « la mort vous surprendra même si vous êtes dans des tours élevées », «multipliez vos viatiques et le meilleur des viatiques est la taqwa ».


Chez l’homme, le croyant ou l’athée, la mort est différemment appréhendée. Chez le premier, elle constitue un point de départ vers une vie nouvelle rétribuée, selon les œuvres pies ou impies de chaque mortel, par un séjour dans le paradis ou dans la géhenne. Pour le second, elle n’est que l’aboutissement d’une fin organique naturelle. Pourtant les cogitations de certains philosophes s’identifient curieusement aux croyances mystiques.

 

L’un d’entre eux a, dans un amphithéâtre, posé cette question à ses étudiants : « quel est l’avenir le plus sûr de l’homme ? » A l’un de répondre : « c’est la femme », à l’autre : « c’est l’argent », à un troisième : « toujours plus de pouvoir ». Le professeur leur rétorqua : «vous êtes tous à côté de la plaque ; l’avenir le plus sûr de l’homme c’est la mort » avant d’ajouter pour les décontenancer davantage : «et si je vous disais, je n’ai pas peur de la mort mais j’ai peur de mourir, y verriez-vous une quelconque contradiction ? »

 

 

 

Pour les tirer de leur embarras il leur fournit cette analyse, on ne peut plus, convaincante : « je n’ai pas peur de la mort dans son acception totale dans la mesure où, elle constitue la résultante d’un processus biologique propre à tous les êtres vivants, depuis le virus jusqu'à l’éléphant, mais j’ai peur de mourir de peur de ne pas avoir consacré mon existence à des œuvres utiles ou profité d’une chance d’atteindre un idéal qui plairait à Dieu !»


Je suis, quelque part, convaincu que notre regretté ami, le Dr Ahmed Benhaouache a quitté ce monde sans avoir été torturé par un quelconque dilemme autour de la grande faucheuse, « la déesse noire », comme la désignait Kateb Yacine. Il est certainement parti apaisé et consentant. Il ne pourrait en être autrement ; les témoignages reproduits par le blog de Sdi El Hadj Aïssa sur sa grandeur d‘âme, sa bonté de cœur, sa magnanimité, sa sollicitude et… sa résilience physique et morale face à la douleur, pèseront indéniablement, avec allégresse, sur sa balance le jour du jugement dernier.


Quand bien même, attribue-t-on à la mort, amertume, tristesse et consternation pour nous avoir ravi un être cher, elle est aussi et surtout une miséricorde (rahma), autant pour celui qui décède que pour ceux vivants qui l’accompagnent jusqu'à sa dernière demeure. « Rahma », en effet que de rencontrer dans un cimetière ou à l’occasion d’une veillée funèbre, des proches et des amis chers perdus de vue depuis des lustres.

M.S.L

Pensée de l’Imam Ali Qarrama Allahou wajhahou à propos de l’Archange de la mort

 


Sentez-vous la présence de l’archange de la mort
Quand il entre dans un foyer ? Le voyez-vous
Quand il prend l’âme d’une créature ? Avez-vous
vu le fœtus mourir dans les flancs de sa mère ?

L’archange de la mort pénètre-t-il par les membres
Ou bien l’âme se rend-elle à son appel sur l’ordre de Dieu ?

L’archange de la mort loge-t-il avec le fœtus dans
Les flancs de la mère ? Une créature saura-t-elle
Jamais décrire son créateur alors qu’elle est
Incapable de décrire une autre créature de son espèce ?

Un de ses amis lui ayant demandé : « vous a-t-il été
Accordé de connaître l’avenir ? » L’imam sourit et
Lui répondit :
« Ce n’est pas là une science de l’avenir ; nous avons
Appris cela du livre de Dieu et de son prophète ».
Connaître l’avenir, c’est connaître l’heure du
Jugement dernier

Dieu dit à ce sujet : « Dieu seul connaît l’heure
Dernière, fait descendre la pluie et sait ce que
Contient le sein maternel. Nul homme ne sait ce
Qu’il acquerra demain, nul homme ne sait en quelle
Terre il trouvera la mort ».

Dieu seul connaît ce que contient le sein maternel :
Enfant mâle ou femelle, laid ou beau, généreux ou
Avare, malheureux ou heureux. Dieu connaît seul
Celui qui sera la proie de l’enfer ou l’hôte du
Paradis en compagnie des prophètes.

Telle est la science de l’avenir connue de Dieu
Uniquement. Le reste est une science que Dieu a
Communiquée à son prophète, lequel me l’a
Enseignée, m’a invité à la retenir et à l’enfermer
Précieusement dans mon cœur

 

Publié dans Med Seddik LAMARA

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HADJOUDJA KAMEL 25/03/2017 22:15

" SOUVIENS-TOI qu'au moment de ta NAISSANCE tout le monde était dans la JOIE, et toi dans les PLEURS . VIS de manière qu'au moment de ta MORT tout le monde soit dans les PLEURS et toi dans la JOIE." Proverbe Arabe.

lamara seddik 25/03/2017 13:54

Tes commentaires, mon cher MHAL, ajoutent un jet limpide à la roue du destin dont la dernière rotation conduit inéluctablement à la rencontre du Seigneur!

MOHAMED HADJ AISSA 25/03/2017 13:27

Certes, dans ma pensée, aux autres invisible,
Ton image demeure impossible à ternir,
Où t'évoque mon cœur tu luis incorruptible,
Mais serais-tu sans moi, hors de mon souvenir ?

Read more at http://www.poesie-francaise.fr/rene-francois-sully-prudhomme/poeme-sur-la-mort.php#UexGJFRoOhbKxhFI.99

MOHAMED HADJ AISSA 25/03/2017 13:25

J'ai trop vu sans raison pâtir les créatures
Pour croire qu'il existe au delà d'ici-bas
Quelque plaisir sans pleurs, quelque amour sans tortures,
Quelque être ayant pris forme et qui ne souffre pas.

Read more at http://www.poesie-francaise.fr/rene-francois-sully-prudhomme/poeme-sur-la-mort.php#UexGJFRoOhbKxhFI.99

MOHAMED HADJ AISSA 25/03/2017 12:56

Titre : Écoute ! si je meurs.

Poète : Jean Aicard (1848-1921)

Recueil : Les jeunes croyances (1867).

Écoute ! si je meurs, je veux mourir en homme !
Je veux mourir couché dans ma sérénité,
Calme et fier, le regard brillant de plaisir, comme
Un travailleur qui cherche un peu d'ombre, l'été.

Je parlerai tout haut, proclamant ma pensée ;
La liberté sera jusqu'à la fin mon Dieu !
Et je ferai rougir cette foule insensée
Qui ne sent pas l'amour épars dans le ciel bleu !

L'homme souvent pâlit devant l'heure suprême ;
Moi, faible, en ce moment je veux devenir fort !
Dans un râle je veux chanter les vers que j'aime ;
Je veux être de ceux que fait vivre leur mort.

Toi, tu me pleureras quelquefois si tu restes !
Mais, pauvre enfant, sans moi s'il te fallait partir,
Si tu m'abandonnais pour tes frères célestes,
Ah ! je ne saurais plus ni vivre,... ni mourir !

Jean Aicard.

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