COMMENT RATTRAPER L’OCCIDENT QUI NOUS DOMINE ? PAR M.S.LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

COMMENT RATTRAPER L’OCCIDENT QUI NOUS DOMINE ? PAR M.S.LAMARA

COMMENT RATTRAPER L’OCCIDENT QUI NOUS DOMINE ? PAR M.S.LAMARA

« Il nous faut acquérir la science et la technique qui nous font défaut. »

Je propose à une lecture attentionnée et, pourquoi pas, à un débat fructueux cet extrait du livre « Mémoires d’un Algérien, Tome 1 : rêves et épreuves (1932-1965) de Ahmed TALEB-IBRAHIMI, page 87, Casbah Editions, Alger, 2006).

Dans ce passage d’une profonde réflexion et d’une BRÛLANTE ACTUALITÉ, le fils de l’illustre cheikh Bachir Ibrahimi, indique le chemin qui aurait du être aménagé pour une éducation fructueuse du peuple algérien. Pour ce faire il suggère : « une armée « d’occidentalistes » de chez nous a le devoir de contribuer à la libération puis au développement du monde musulman. »
Une réflexion qui corrobore avec force les dégâts du nivellement par le bas dont a pâti ce secteur et, du reste tous les autres.


« L’Orient et l’Occident ! Ces deux pôles ne cessent de m’attirer comme un aimant. Nourri dans le terreau arabe, me voici étudiant la médecine à Paris car, tel le Persan de Montesquieu, je n’ai jamais cru que la « la lumière orientale dût seule nous éclairer ». J’ai traversé la Méditerranée sans aucun complexe car, au moyen âge, on la traversait en sens contraire dans une quête du savoir qui passait par l’apprentissage de la langue arabe. J’ai toujours pensé que pour rattraper l’Occident qui nous domine, il nous faut acquérir la science et la technique qui nous font défaut. Au même titre que certains « orientalistes » ont préparé ou facilité la colonisation de nos pays, une armée « d’occidentalistes » de chez nous a le devoir de contribuer à la libération puis au développement du monde musulman. Serai-je l’un d’entre eux ?

Je sens l’impérieux besoin de me définir une nouvelle attitude à l’égard de la civilisation occidentale qui ne soit ni l’admiration béate ou l’imitation servile, ni le dénigrement systématique ou le mépris impuissant. Cette attitude de discernement, dénuée de tout complexe, doit être d’abord celles des intellectuels, des éducateurs et des formateurs. (…) »*

*Ce passage remémore l’arrivée, en Novembre 1954, a Paris de Ahmed TALEB-IBRAHIMI où il entame ses études de médecine.COMMENT RATTRAPER L’OCCIDENT QUI NOUS DOMINE ?
« Il nous faut acquérir la science et la technique qui nous font défaut. »

Je propose à une lecture attentionnée et, pourquoi pas, à un débat fructueux cet extrait du livre « Mémoires d’un Algérien, Tome 1 : rêves et épreuves (1932-1965) de Ahmed TALEB-IBRAHIMI, page 87, Casbah Editions, Alger, 2006).
Dans ce passage d’une profonde réflexion et d’une BRULANTE ACTUALITE, le fils de l’illustre cheikh Bachir Ibrahimi, indique le chemin qui aurait du être aménagé pour une éducation fructueuse du peuple algérien. Pour ce faire il suggère : « une armée « d’occidentalistes » de chez nous a le devoir de contribuer à la libération puis au développement du monde musulman. »
Une réflexion qui corrobore avec force les dégâts du nivellement par le bas dont a pâti ce secteur et, du reste tous les autres.
Je sais qui va ouvrir, avec brio, le « bal » du débat, notre si cher ami Toufik !
« L’Orient et l’Occident ! Ces deux pôles ne cessent de m’attirer comme un aimant. Nourri dans le terreau arabe, me voici étudiant la médecine à Paris car, tel le Persan de Montesquieu, je n’ai jamais cru que la « la lumière orientale dût seule nous éclairer ». J’ai traversé la Méditerranée sans aucun complexe car, au moyen âge, on la traversait en sens contraire dans une quête du savoir qui passait par l’apprentissage de la langue arabe. J’ai toujours pensé que pour rattraper l’Occident qui nous domine, il nous faut acquérir la science et la technique qui nous font défaut. Au même titre que certains « orientalistes » ont préparé ou facilité la colonisation de nos pays, une armée « d’occidentalistes » de chez nous a le devoir de contribuer à la libération puis au développement du monde musulman. Serai-je l’un d’entre eux ?
Je sens l’impérieux besoin de me définir une nouvelle attitude à l’égard de la civilisation occidentale qui ne soit ni l’admiration béate ou l’imitation servile, ni le dénigrement systématique ou le mépris impuissant. Cette attitude de discernement, dénuée de tout complexe, doit être d’abord celles des intellectuels, des éducateurs et des formateurs. (…) »*

*Ce passage remémore l’arrivée, en Novembre 1954, a Paris de Ahmed TALEB-IBRAHIMI où il entame ses études de médecine.

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HADJOUDJA KAMEL 07/03/2017 22:01

Cette " armée d'occidentalistes" a été mise sciemment en déroute, puis poussée à l’exil à l'étranger...Par tous ceux qui avaient présidés aux destinées du pays depuis l'indépendance à nos jours...Partisans du "nivellement par le bas" et du maintien du statut quo de l'égalitarisme et de la médiocrité permanente; empêchant de la sorte le pays à aller de l'avant avec fermeté et détermination; ce qui explique cette performance désastreuse enregistrée aujourd'hui, 55 ans après l'indépendance!
A quel développement pouvons-nous prétendre lorsqu'on a négligé l'HOMME?
Seuls les outils ne font pas la production et la terre ne fait pas la récolte. On peut aligner dans un atelier les meilleures machines au monde, seules elles ne produisent pas. On peut disposer des meilleures graines au monde, si elles ne sont pas semées, elles ne risquent jamais de donner une récolte.
C'est dire combien l'HOMME est important à tous les niveaux de la vie et à toutes les étapes de l'activité économique d'un pays. Lorsqu'on ne tient pas compte de l'HOMME, alors investir signifierait simplement jeter l'argent à tous vents...
Il faut cesser de bafouer cette loi naturelle qui stipule que l'HOMME est au centre de tout développement et que, avant tout, il est primordial d'investir dans l'HOMME!!

LAGHOUATI 07/03/2017 22:10

rien de plus vrai que ce que tu dis cher hadj Kamal