LES PEPES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI- par K.HADJOUDJA

Publié le par LAGHOUATI

LES PEPES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI

 

Je n’ai pas eu l’honneur de faire la connaissance de mon GRAND-PERE Paternel ni de ma GRAND-MERE Maternelle, tous décédés avant que je ne vienne dans ce monde qui titube de crise en crise et de catastrophe en catastrophe.

Par contre, si ma chère GRAND-MERE Paternelle, que j’aimais beaucoup, était encore en vie, elle aurait aujourd’hui 128 ans !

Cependant, nonobstant ses perpétuelles marques de tendresse et son indulgence mesurée envers moi, j’ai eu tout de même le loisir d’éprouver à chaque fois, la « robustesse » de ses babouches et « d’apprécier » ses pincements atroces pratiqués par des doigts d’airain » sur toutes les parties de mon corps laissant des bleus » douloureux qui mettaient plusieurs jours à disparaitre ; lorsque je faisais montre d’une « agitation excessive »…

Elle faisait toujours de son mieux pour contrôler les éléments contrôlables, et pour le reste, elle laissait le BON DIEU et la vie décider. Elle disait toujours la vérité même si cela faisait trembler sa voix…Pour ma part ce que j’ai retenu en particuliers de toute cette réalité, c’est que le SOURIRE d’une grand-mère vaut mieux que tous les PARDONS du monde !

C’est pourquoi, du temps de mon enfance, les grands-pères ou « pépés » avaient peu de contact avec leurs petits-enfants. On ne les appelait pas « papy » comme de nos jours. On ne les tutoyait pas, on les appelait « jeddi » et on leur disait « sidi ». Mais malgré tout, ils avaient une intonation bon enfant avec les petits et on les aimait parce qu’ils avaient toujours un conseil à nous donner plutôt qu’un ordre comme le faisaient nos pères.

Leurs anecdotes d’enfance nous fascinaient, leurs aventures d’avant l’électricité, d’avant le téléphone, et d’avant l’automobile nous laissaient ébahis devant leur mode de vie simple et lent au gré des saisons… C’est ce que l’on revoyait lorsqu’ils nous parlaient doucement même si le ton demeurait sérieux.

Puis, aujourd’hui, le grand-père est devenu l’ami de ses petits-enfants, plus que leur conseiller ; c’est le confident, celui qui mène ou ramène de la crèche ou de la garderie. C’est celui qui nous montre à jouer parce-que Papa est trop stressé ou n’a pas le temps. Il ne gronde pas mais écoute et prend les petits sur ses genoux pour mieux comprendre, faisant preuve de plus de patience et de tolérance…Sans contrevenir aux règles instituées par les géniteurs, c’est-à-dire veiller à ne pas miner ou saper leur autorité auprès des enfants !

Mais aujourd’hui comme hier, il y’a toujours dans les yeux des grands-pères et dans leur voix lorsqu’ils parlent de leurs petits-enfants, la même fierté, le même amour de ceux qui voient leur avenir grandir et jouer devant eux. Au-delà des cris de joie, des visages ronds et des yeux curieux, c’est leur famille future qu’ils entrevoient au- delà de leur vie qui s’achève !!

CE QU’IL FAUT RETENIR :

Tout l’art du grand-père d’aujourd’hui consiste donc à trouver le juste dosage pour se montrer disponible SANS SE MELER DE CE QUI NE LE REGARDE PAS !

 

P.S. : Aujourd’hui 2/5/2017est décédée la DOYENNE DU MONDE 2017 à l’âge de 147 ans. C’est une dame indonésienne née en 1870.

BONNE SOIREE A TOUS(TES)

 

K.HADJOUDJA

 

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Soukehal Djamal Abdenasser 03/05/2017 17:53

Regret (1)

Regret de ne pas avoir fait parler mère-grand .....
J'étais très jeune où mère-grand mourut ...le mois de Mai de l'année 1968......
Une vraie Laghouatia….concernée par le Séquestre de 1853…
Elle avait peut-être des choses à dire …..Elle avait peut-être des vérités …..Elle pleurait des parents disparus depuis …..Elle pleurait des membres de sa famille, qui avaient quitté Laghouat, pour d'autres cieux …pour ne plus revenir …..
Les cours d'histoire ….étaient donnés par des profs qui n'étaient mêmes pas algériens …..
Des profs qui venaient du Moyen-Orient ….
Comme des moutons de Panurge …..On suivait …..
Selon les profs d'histoire …..On était tous originaires ….du Moyen orient ….
L'algérien autochtone n'existait pas…..
1852 ….. une date comme les autres ….1860…..1781………des dates ….
La révolution algérienne ….1954-1962….au-delà de cette date …rien ….Le 08 Mai 1945 …..
Les reconnaissances et hommages posthumes aux martyrs …….ne leur sont mêmes pas reconnus ….….
1852 …..Bennacer Benchohra …une date …..
Heureusement que le colonialiste…….a laissé ….des écrits et des témoignages sur l'horrible génocide perpétré contre les aïeux de mère-grand …..
J'en tire une fierté incommensurable de mon appartenance à cette ville martyre …..

Soukehal Djamal Abdenasser 03/05/2017 17:50

Mes grands parents

Je n'ai pas eu cette chance, de les connaitre …...
Mon grand-père paternel est mort très jeune…je ne l'ai jamais connu ….même pas de photo de lui …..À quoi il ressemble je n'en sais rien …
Ma grand-mère paternelle est morte, quand j'avais 12 ans ……elle était beaucoup plus proche de mon frère aîné …elle n'avait d'amour que pour lui ….Je n'existais pratiquement pas pour elle...ma peau blanche lui rappelait que ses petits enfants étaient Italiens .......
Mes grands-parents maternels ….Je n'ai pas eu la chance de les connaitre …..Mon grand-père paternel est mort l'année de ma naissance …. Ma mère-grand maternelle ….n'est jamais venue à Laghouat …morte en quelle année ….je ne sais pas …je n'en sais rien…....
Je n'ai même pas de photos d'elle….à quoi elle ressemble (c'était une amazigiya de Moghrar – Wilaya de Naama) …..
Je vous jalouse ….Je n'ai pas vécu comme tout le monde ….comme les Algériens de souche. D'origine Italienne …..n'appartenant à aucune tribu algérienne…...je n'ai pas les mêmes sensations que vous (solidarité tribale)….j'aimerais bien être comme vous ….je n'ai pas souvenance ….d'une vie à l'algérienne ……

Soukehal Djamal Abdenasser 03/05/2017 17:44

Les Ahlafs et Oulad Serghine sont les premiers habitants de la ville de Laghouat ...Ma mère-grand était une Serghiniya ...ses oncles maternels étaient des Ahlafs ....dans son langage parlé il y avait beaucoup de mots à consonance berbères ....et puis ...elle portait, sur son visage et sur ses mains, des tatouages berbères ........Elle était en deuil permanent ....chaque premier jour de l'Aïd Esseghir ...elle n'allumait pas le feu (jaafriya ?) ...il a fallu beaucoup de patience et de tact à mon feu père (on disait à l'époque de lui qu'il était Badissi adepte de Ibn Badis) pour que mère-grand fait abstraction de cette coutume païenne .... Je me rappelle aussi d'une autre coutume païenne ...le deuil qui se prolonge au delà de 40 jours ...au delà d'une année .....Je me rappelle aussi d'une autre coutume païenne ...où, mère-grand nous interdisait de donner du pain, des bonbons aux fils d'un voisin mort .....et ....Les Ahlafs et les Oulad Serghine étaient souvent en désaccord avec l'eau d'irrigation ....Le film Chronique des années de braise (palme d'or au festival de Cannes 1975) tourné en grande partie à Laghouat fait référence à ces batailles continues pour l'eau ....

Dania 03/05/2017 16:02

Moi, je n'ai connu que ma grand-mère maternelle , que j 'appelais ma'ma et non mamie ni mémé ...
Elle a vecu avec nous, dans notre maison. C'est ma maman, sa fille qui a pris soin d'elle jusqu'à son décès survenu en 1988 à plus de 90 ans . Elle était très autoritaire et très douce à la fois...
Je me souviens des friandises qu 'elle cachait dans une desserte. Ce n'est que lorsque leur odeur se répande dans toute la pièce qu'elle nous appelait pour nous les faire déguster... les bananes que nous consomions à la cuillère à café tellement elles étaient mûres, les pommes qui n'etaient qu'à une partie consommables... ou encore une sorte de bonbons enrobées de sucre cristallisé, que nous nommions naivement "halwat en'mal" car ce n'est que lorsque les fourmis les avaient envahies que nous en avions droit ... mais c'est vrai qu'elle les cachait pour les offrir à ses voisines quand elle leur rendait visite, fière de raconter qu'elles venaient de son fils qui les lui envoie d'Alger où il travaillait et où il habitai...