Merci Hadj Mahmoud pour ces paroles sincères et pour cette belle photo qui parle d'elle meme et qui porte un message que tout homme sincère et aimant son pays doit pouvoir lire .
Mohamed Hadj Aissa
En se baladant dans les rues de la capitale durant les journées ensoleillées et même pendant les journées de grisaille et sur les rares placettes qui existent encore, on ne peut manquer de remarquer des attroupements insolites. En s’en approchant vous pouvez remarquer des personnes âgées en majorité, autour de tables spécialement conçues pour y jouer aux dominos.
Les groupes étaient composés de 4 personnes et jouant sans aucune lassitude des parties interminables de dominos, à longueur de journée. Ils avaient même prévu une feuille et un crayon pour noter les scores et des spectateurs attendant leur tour tout en commentant les parties. Ce sont en grande partie des retraités.
Voilà comment passent une grande partie de nos retraités leurs journées à travers la capitale et je pense que cela est idem pour les autres régions du pays.
Ce qui motivé à écrire sur le sujet c’est que la veille j'ai suivi une émission tv sur une chaine étrangère qui montre comment passent les retraités des autres pays leurs journées. Ils passent leur temps dans l’animation de réunions avec les jeunes de leurs quartiers pour les faire profiter de leurs différentes expériences acquises au cours de leurs vies professionnelles. Les retraités se réunissent avec ces jeunes dans le but de faciliter l’intégration dans la vie active et les inciter à préserver les acquis de leurs ainés en y ajoutant leur propres vécus pour les générations futures.
Voyez toute la différence !
Malek
Ce matin sur mon chemin vers la boulangerie et avant même le lever du soleil je fis la rencontre de celui que j’appelais, il y a à peine quelques années par
le gentil sobriquet de « petit » qui s’apprêtait à aller à son travail comme un « grand ». Je l’ai connu il y a trente ans alors qu’il était stagiaire à
l’institut où j’étais. Si Ali Mana3 n’est plus aujourd’hui le petit stagiaire des années 80, il est cadre technique à Sonatrach , marié , père de famille et s’apprêtant à prendre sa retraite
anticipée après de bons et loyaux services de près de 32 ans. Ah ! Que le temps passe vite !
« je ne suis plus le jeune petit stagiaire que vous avez connu, je vais bientôt vous rejoindre dans votre retraite » me dit-il
J’ai connu son père Allah yarahmou hadj Mana3 , fort connu à Hassi Messaoud pour sa gaité et sa joie de vivre qu’il répandait là où il passait.
« Mais pourquoi ne travailles-tu pas dans une société étrangère comme tes autres collègues, ça paie mieux » lui dis-je
« Je suis bien, je suis bien considéré, on m’a formé pour servir mon pays et j’essaie de le faire du mieux que je peux, et rien ne me dispose à aller travailler ailleurs » me répondit le petit Ali,
Belle réponse, je n’attendais pas moins de toi, tu mérites tout mon respect et toute ma considération, qu’Allah t’assiste dans cette belle œuvre de servir son pays.
Merci Ali et bon courage !
13-02-2012الجزائر: عبد الحكيم قماز
احتلت شخصية
سيّدنا رسول الله، صلّى الله عليه وسلّم، عبر تاريخ المفكّرين الغربيين الكبار مكانة عالية من البحث والتّحليل، فتحرير
الإنسان الجاهلي والارتقاء به إلى هذا المستوى الرّفيع من العِلم والحضارة، في غضون سنوات معدودة، أمر يستحق الوقوف عنده للتّحليل من كبار المفكّرين
الغربيين.
كان الأمر الّذي استحق الوقوف الأكبر هو الانتقال بعد تحرير هذا الإنسان الجاهلي إلى الانطلاق العالمي،
والدخول في حروب شرسة ضدّ أهل الكفر والشّرك في بقاع كثيرة من هذه الأرض.
يقول غوستاف لوبون، وهو أحد كبار المفكّرين والمؤرّخين الفرنسيين: ''إنّني أعجب كيفما تمّ لهذا النّبيّ الأمّي أن يؤسّس دولة في غضون ثلاث وعشرين سنة، استطاعت أن تقهر أكبر إمبراطوريتين في ذلك العصر، إمبراطورية الفرس وإمبراطورية الروم، اللّتين احتلتا عرش القوة والمجد على مدى ألف عام قبل بعثته صلّى الله عليه وسلّم. وقد جاء في حاشية هذا الاستغراب أن الأمر يفوق كلّ تصور، إذ لم تكن
تلك الحرب السريعة متكافئة، والّتي تمّت في غضون عشر سنوات بعد وفاة رسول الله، صلّى الله عليه وسلّم، أو كانت سجالاً بين العرب صاعقة
لصالح المسلمين، رغم عدم التكافؤ بين تلك القوى المتحضّرة وبين عرب الصحراء الّذين خرجوا من الجزيرة لا يملكون من المؤهلات سوى هذه العقيدة الّتي صنعت
رجالاً قال عنهم خالد بن الوليد لهرمز، قائد الفرس، في إحدى المعارك: ''لقد جِئتُك برجال يُحبُّون الموت أكثـر ممّا يُحبّون الحياة''. ويقول
المستشرق الأمريكي مايكل هارت في كتابه ''الخالدون المائة'': ''إنّ محمّداً أعظم زعيم سياسي عرفه التاريخ''. ويقول كارليل في كتابه ''الأبطال
وعبادة البطل'' في ختام دفاعه عن النّبيّ صلّى الله عليه وسلّم: ''هكذا تكون العظمة، هكذا تكون البطولة، هكذا تكون العبقرية''. ويقول المستشرق
إدوارد مونتيه في كتابه ''حاضر الإسلام ومستقبله'': ''إن طبيعة محمد الدينية تدهش كل باحث مدقق نزيه القصد، بما يتجلى فيها من شدة الإخلاص، فقد كان
محمد مصلحاً دينياً ذا عقيدة راسخة''. ويقول المستشرق إميل درمنغم في كتابه ''حياة محمد'': ''إن قوة عبقرية محمد الإنشائية واتساعها،
وذكاءه العظيم، ونظره الصائب إلى الحقائق، وسيادته لنفسه، وقوة إرادته، وحكمته، واستعداده للعمل، وحياته الواقعية، كل ذلك يجعل الزيف
في مبدأ رسالته يستحيل القبول، فكيف يتصور أن ينقلب كاذبا فجأة، ذلك الّذي كان نجاحه يظهر له كرهان ساطع على تأييد الإله لدعواه، وكيف يمكن أن يُجرَّأ على
تشويه رسالته في الوقت الذي كان يرى أنها مقدسة مؤيدة من الإله''.
من جهته، يؤكّد الأب ستيفانو، من الشعبة الثقافية في السفارة الإيطالية في دمشق، أنّ السِّرّ وراء مدح
النّبيّ محمّد من قبل هؤلاء المفكرين مردّه ''أنّ محمّداً نبيٌّ مرسل من الله سبحانه، وأنّ محمّداً رسول الله إلى بني البَشَر، حَمَل إليهم رسالة فيها
أعْلَى ما رَسَمَه الخالِق لبني البشر، ولهذا وجدهُ دارسوه مِن هذه الفئة ذات الروح الإيجابية من الغربيين، وجدوه دائماً في قِمَّة العَظَمة، بجميع مظاهر
العظمة الّتي يعرفونها''.
Source :el khabar
posté par notre ami Djamel
Encore un autre souvenir de notre vie de collégien à Laghouat.
Inoubliables ces moments, chaque fois que je les évoque je ne peux m’empêcher de sourire ou en rire très franchement comme cela a été la dernière fois que j’ai rencontré mes anciens camarades de classe Bachir Bederina et Messaoud Chettih.
Nous étions en 4ème CEG, l’année 1962 , lieu Laghouat , nous avions comme enseignant de géographie notre regretté Hadj Ahmida Kada. Le programme portait sur les pays européens. Notre enseignant avait pour habitude de faire passer deux élèves au tableau pour l’interrogation orale, l’un récitait le cours et l’autre dessinait au tableau la carte du pays. Ce jour là les deux camarades qui passaient au tableau étaient Morsli Benhorma dit Don Gormas ( le père de Chimène du « Cid »)et Mohamed ben Larabi Hadj Aissa dit Le Corbusier( le célèbre architecte) :c’est Messaoud qui leur a affublé ces deux pseudonymes et qui leur sont restés à ce jour). Ils sont inséparables, voisins du schttet , voisins en classe , on ne peut pas rencontrer l’un sans voir l’autre à ses cotés. Ce sont des farceurs de première , ils passent la majeure partie de leur temps dans la « conception » des pièges et autres farces pour rendre la monnaie aux deux autres grands farceurs de la classe, Messaoud et Bachir. Chaque occasion était bonne pour se « farcir » l’autre et toute la classe se réjouissait de la chose parce qu’elle nous gratifiait de beaux moments de franche rigolade, ce qui n’était pas pour nous déplaire. Et ce jour là, c’était l’occasion qui se présentait aux deux compères Messaoud et Bachir de rigoler de la « tranche » de leurs deux « rivaux » Don gormas et le Corbusier.
Hadj Kada , en prenant son siège sur l’estrade , commençait à dévisager la classe pour choisir les deux élèves qui seront appelés au tableau, et nous de nous faire « tout petits » pour ne pas se faire voir par son œil scrutateur.
« Bon, voyons voir ….. hum …euh ……euh ……Qui allons-nous faire passer au tableau, Qui ? ………Qui ?….« marmonnait-il tout en continuant à scruter les visages apeurés
« Bon, ce sera Benhorma et Hadj Aissa Mohamed ben Larabi ( il l’appelle ainsi pour faire le distinguo avec votre serviteur) toi , hadj tu vas me restituer le cours , quant à toi Morsli tu me dessineras la carte de la Pologne» Je ne suis pas sur du pays , peut-être bien la Hongrie.
Les deux compagnons qui étaient tout aplatis sur leur table, redressèrent la tête, après avoir entendu leurs noms, se levèrent et se dirigèrent vers le tableau tout doucement, le visage défait et la mine inquiète. Les deux autres galopins Messaoud et Bachir, jubilaient à la vue de leurs « tendres amis » qui allaient passer à la casserole.
Notre ami hadj commença très bien la récitation du cours mais après quelques instants il s’arrêta tout net ne sachant plus la suite ; il n’avait appris que les premières lignes.
« Bien mon fils, continue « lui dit hadj Kada
Notre ami répète les mêmes phrases
« Oui c’est bien, mais tu as déjà dit ça, je te dis de continuer » lui répète hadj kada
Notre ami commençait à bredouiller, à perdre son semblant de contenance, son visage devenait rouge et des perles de sueur suintaient sur son front.
Mais non, rien ne sortait de la bouche de notre ami si ce n’est des mots ronronnés que personne n’arrivait à déchiffrer. A ce moment là, hadj Kada s’énerva et fera passer un très mauvais quart d’heure à notre ami qui s’en souviendra pour toute la vie : il écopa d’un zéro bien rond, un sermon bien assaisonné et des réprimandes qui ont de quoi vous désirer rentrer sous terre. Et pour finir un magistral « retourne à ta place » et tout cela sous les rires sous cape de nos deux autres compagnons.
« Et Maintenant voyons ce que nous a dessiné ton ami Benhorma ? » dit hadj Kada en se tournant vers l’autre coté de la classe.
Mais ce n’est pas la Pologne que je vois là, ça a l’air plutôt d’une grosse patate »
A ces mots toute la classe éclata de rire (sans pitié, oui nous étions bien comme ça) alors que notre ami, devenu blême, bredouillait quelques mots imperceptibles.
La même scène que la précédente se répéta pour notre vieil ami Benhorma qui fut ordonné de rejoindre sa place.
L’autre jour, il n’y a pas longtemps, j’ai rencontré notre ami Morsli qui se souvient parfaitement de cet évènement de sa vie scolaire et n’a pas manqué de relever que c’est cette rigueur et cette discipline qui ont été à la base du succès futur des élèves qui n’ont qu’à s’en féliciter. Notre ami est actuellement en retraite de l’enseignement et coule des jours paisibles à Laghouat. Je le vois souvent au Musée communal en compagnie du directeur et certains de ses collègues animer un cercle littéraire de haut niveau et auquel j’ai eu la chance et le plaisir de participer.
Quant à notre autre ami, il a fait des études supérieures à l’étranger et mène une vie paisible et calme.
Regards sur notre région : Extraits du livre "Laghouat, ou les maisons entourées de jardins" de Jean MELIA – suite 7
De toutes les fenêtres de la ville, étagée sur la montagne, quel incomparable panorama sur la Méditerranée ! La baie d'Alger, qu'encerclent les collines verdoyantes et fleuries du Sahel, dépasse
en grandiose déploiement et en gracieuse splendeur la baie même de Naples. Que nos poètes et que nos écrivains viennent la célébrer comme tant de leurs aînés ont chanté la beauté des lacs ou des
golfes d'Italie ! Il ne manque à l'Algérie que cette somptueuse réclame rendue immortelle par nos génies littéraires et par nos peintres au profit de tant d'autres pays. L'heure sonne où le
devoir national impose à tous les talents français de glorifier à jamais par la plume et le pinceau tous les merveilleux spectacles de la plus grande patrie !
C'est Oran qui, lui aussi, se dresse en amphithéâtre et dont la proximité avec la péninsule ibérique hanta toujours l'imagination espagnole. Des auteurs arabes ne déclarent-ils pas eux-mêmes
qu'Oran fut fondé en l'an 902 par des marins andalous ? Oran, grouillante et vivante cité, à qui la France adonné un très vif élan commercial et industriel, curieuse par sa ville haute où se
trouvent la quartier israélite, le quartier indigène ou village nègre, tandis que, non loin, la place d'armes, le boulevard Séguin, le boulevard National impliquent si pittoresquement en ces
lieux leur caractère de grandes artères modernes; par sa vieille ville, avec la Grande Mosquée, sa Casbah et son château-Neuf qui fut la résidence des gouverneurs espagnols et des deys
d 'Oran et qui est aujourd'hui transformé en caserne, par sa ville basse et son port devenu l'un des plus importants de la Méditerranée.
C'est Constantine, juchée sur le haut d'un rocher, l'antique Cirta assurée d'une vie éternelle par tant de rappels éblouissants de l'histoire, où semblent encore palpiter les âmes de Syphax,
de
Sophonisbe, de Scipion et de Massinissa, capitale des rois numides, nids d'aigles, forteresse imprenable, mais dont s'emparèrent dans un assaut, le plus glorieux des annales militaires, les
indomptables soldats de Damrémont, de Lamoricière et de Valée.
à suivre ...
Depuis quelques années j'ai essayé de trouver une méthode pour la
multiplication des plantes par le système bouturage, normalement une
bouture mesure 15 cm et plus , le but de ma recherche est de minimiser la bouture (mini bouture) qui ne comprend plus qu’un seul bourgeon .La méthode a réussi cent pour cent , ci joint
quelques échantillons seulement je demande à mon frère Djamal Soukehal qui s’y connait bien dans le domaine de bien vouloir faire des recherches
complémentaires sur le sujet
Merci.
Mehdi
الشرطة في خدمة المتشرّدين وعابري السبيل بالأغواط
قدّمت مصالح شرطة أمن ولاية الأغواط، ليلة الجمعة إلى السبت، وجبات غذائية، لكل المتشرّدين وعابري السبيل عبر كافة الدوائر الأمنية لولاية الأغواط، بتقديم وجبات غذائية محمولة ومياه معدنية في ظل موجة البرد الشديد التي تعرفها المنطقة هذه الأيام.ورافق''النهار'' الفريق المتنقل لمصالح الشرطة من أخصائي نفساني ومساعدة اجتماعية وضباط وأعوان عبر مجموعة من النقاط، حيث كانت الوجهة الأولى نحو محلات الحرفين 100 محل لكل بلدية) بالقرب من محطة المسافرين في حدود الثامنة ليلا، حيث وجدنا سيدتين إفريقيتين وطفل صغير؛ اتضح أنهم من دولة مالي قدمت وجبات غذائية. وكان الرعيتان متجهان نحو ولاية غرداية، حيث حجزت لهم مقاعد بالحافلة على حساب الشرطة، ومن ثمّ إلى تمنراست، في الوقت الذي وزعت وجبات أخرى على المتشرّدين وأصحاب الأمراض العقلية الذين يقبعون بمحطات نقل المسافرين، وكل من تقطعت به السبل، حيث قدّمت لهم وجبات غذائية محمولة، كما سهر مواطنو ولاية الأغواط أيضا على تقديم وجبات ساخنة على كل المتشرّدين ومن لم يجد مأوى، حيث قدّم رجال الشرطة أزيد من130 وجبة للرجال والنساء والأطفال.
Source : “el-nahar “ posté par l’ami Malek que je remercie pour son aimable collaboration
Regards sur notre région : Extraits du livre "Laghouat, où les maisons
entourées de jardins" de Jean MELIA - suite 6-
Que d'aspects variés dans un parcours que, seules, l'immense solitude et l'environnante et silencieuse solennité semblent rendre sans fin !
C'est le Tell qui, par son voisinage méditerranéen, son climat, ses cultures et ses villes, est comme un rappel de la terre européenne, si bien que nul Français, nul étranger ne peut y avoir la
nostalgie de son clocher natal. Dans la Mitidja, comme dans les plaines du Chellif ou de la Seybouse, il respire un air déjà respiré en France, en Italie, en Espagne. Il se plaît le long de
ce
littoral peuplé de baies, où les vignes et les pins descendent jusque dans le sable et dans la mer; il peut voir le déroulement ondulé des blés, les nappes vertes aux taches d'or que forment les
orangers et les mandariniers, toute cette œuvre intense de la colonisation française que n'a encore égalée aucune autre nation.
Puis, c'est la deuxième zone, celle des Hauts-Plateaux avec ses massifs montagneux, parfois soumis à toutes les intempéries, où la neige et le sirocco, le froid et la chaleur se succèdent
implacablement, nature âpre et rugueuse dans la magnificence de son développement, où ne triomphent que les puissants et les forts bravant le silence poignant des steppes, affrontant la solitude
dans une intrépide virilité d'âme.
C'est enfin le Sahara où, jadis, pour les Européens, l'air semblait ne devoir jamais être respirable, qui paraissait s'ouvrir comme un gouffre au bord duquel on ne pouvait pas remonter,
espace illimité d'un soleil sans cesse incandescent, de mirages trompeurs et montrant aux caravanes assoiffées de l'eau où il n'en existait pas, afin de rendre les privations et la mort plus
horribles, vaste monde toujours plat où les rafales de sable engloutissaient tout être humain dans leur mouvant linceul.
Mais la France apercé le mystère, a fait connaître le charme captivant des oasis, a rendu praticables les mornes étendues, grâce aux chemins de fer qui vont jusqu'à Touggourt et Colomb-Béchar,
aux routes que les automobiles peuvent facilement parcourir jusqu'à Ouargla ou Ghardaia, et plus loin encore, jusqu’au Soudan. Ces espaces, voici que les avions et les auto-chenilles les
sillonnent plus profondément, avec un si tranquille courage, - randonnées qui auraient si profondément ému de joie patriotique, tous les colonelsFlatters, tous les hardis explorateurs qui n'ont
marchandé ni
les angoisses ni les fatigues et qui se sont élancés dans l'inconnu pour prolonger, à travers l'Afrique, les chemins même de la France.
Tell, Hauts-Plateaux, Sahara, trois natures pittoresques et gigantesques dans la nature africaine, sous le même ciel bleu, comme si le ciel ne voulait faire aucune distinction, des bords
rafraichis de la Méditerranée aux torrides confins du Touat ou du Hoggar. Vastes étendues qui vont, par exemple, en ligne droite, d'Alger jusqu'à ces terres mortes où vivent pourtant, dans la
magie des palmiers, ces oasis qui répondent aux noms, si doux dans leur rudesse gutturale, de Laghouat, de Ghardaia, d'El-Golèa, d'In-Salah -Alger, "féerie inespérée et qui ravit l'esprit, Alger
qui a dépassé mes attentes ! Qu'elle est jolie, la ville de neige, sous l'éblouissante lumière," comme s'écriait Guy de Maupassant, terres mortes du Sahara, "un des pays les plus surprenants "
qu'on puisse voir", comme affirmait Eugène Fromentin.
Oui, féerie inespérée et pays surprenant pour le touriste !
C'est Alger, bloc de marbre, opposé comme un sceau d'éternelle lumière contre la montagne brune !
Alger, ville française par l'activité de son port, un des premiers du monde, grâce à l'abri qu'il offre à tous navires, par ses hautes maisons aux belles façades, par ses magasins achalandés
comme ceux de la capitale, - et Alger n'est-elle pas elle-même une grande capitale ? C'est aussi une ville arabe par la Mosquée de la Pêcherie et la Mosquée Neuve, enclavées dans la cité
française comme un indestructible souvenir d'un passé légendaire, par sa Casbah si évocatrice de toute une époque barbaresque et qui est l'endroit le plus étrange de l'univers, tout à la fois
parle côté de sainteté qui s'épanouit, dans le silence et la prière, en sa gracieuse mosquée de Sidi Abd-er-Rahman ou en ses vieilles mosquées Safir et Sidi Mohamed Ech-Cherif, et par le
côté de la débauche qui, dans ses formidables lupanars, recèle les hommes de toutes les races et tant d'aventuriers.
à suivre ...
Allah yarahmou , nos sincères condoléances à sa famille et ses amis
Devant le silence de mon frère Omar et Mohammed je me dois, au titre de médecin traitant, de combler ce vide et répondre à ton interpellation, et comme tu l'as constaté nos échanges épistolaires via le blog sont devenus une addiction.
Tu as évoqué le choc MCA-WAB et les acteurs de l'époque: Aouadj,Fedlaoui,Bouras... j'ajouterais à cette liste du côté
MCA: Metrah "l'exécuteur",Bousseloub "le cerbère”, la bête noire de Meziani l'Usmiste et enfin Zerga "l'araignée noire" dont la rivalité avec Nassou du CRB s'exacerbait lors des derbys car les deux keepers étaient pensionnaires de l'équipe nationale.
Du côté WAB je citerais l'entraineur-joueur, ex professionnel Bouricha que les supporters chambraient avec le sobriquet: "Bouricha sarak edjaj".J'évoquerais en dernier lieu le stade des Frères Guessab, cette enceinte mythique ou,en juin 1970, quelques années plus tard, la JSML de feu Landor gratifia le public boufarikois d'un spectacle de haute facture que les puristes
du football évoquent encore. Je me rappelle que l'équipe adverse avait utilisé tous les moyens pour nous intimider, sportivement parlant car les coéquipiers de Rouai, alors au sommet de son art, devaient effacer l'humiliante défaite de l'aller 4 à 2.
A cet effet, les hauts-parleurs du stade nous diffusèrent avec le maximum d'intensité la musique du film "Fort Alamo" "Viva la Muerta" hymne révolutionnaire mexicain que les combattants du général Santana jouèrent toute une nuit pour scier le moral de Davy Croquet
(interprété par John Wayne) et ses compagnons défenseurs du lieu, et dont le thème:" pas de pitié, ni les femmes, ni les enfants ne seront épargnés" nous était destiné. Ce fut mon ami et alter-ego Ferhat Mabrouk, footballeur de talent, d'une vive intelligence et d'une grande culture qui m'en fit la remarque.
Ce jour là, devant des supporters laghouatis fièrs et subjugués, la JSML transcendante arracha le nul avec vaillance et talent.
J'eus l'honneur de marquer un but des 35 mètres,Tidjani Bachir (Bambou) et Ferhat Mabrouk aggravèrent le score ,le premier d'une reprise magistrale de l'extérieur du pied gauche et le second d'une tête splendide sur un caviar de hadj Mohammed Tektouk.
Dans le même contexte je n'aurais de cesse de rappeler le rôle primordial des "porteurs d'eau", ces travailleurs de l'ombre:
Tidjani Bachir, Regue Amira, Allali Allah yarhmou, Tassi, hadj Tektouk dans leur rôle défensif et récupérateur, car ce jour là ils eurent la lourde responsabilité de neutraliser Rouai, Missouri,Ouali et consorts. Ils s'en acquittèrent merveilleusement en se comportant
en véritables cerbères. Feu Landor, dans son français coloré, avait donné des consignes nettes et sans appel:
"Bachir,Amira écoutez moi bien si Rouai ou Missouri vont aux wc, vous allez aux wc avec eux ok, ok!"
Je m'égare et ma mémoire vagabonde se laisse emporter par le flot des souvenirs tel un bateau ivre.
Revenons à nos moutons comme dirait notre savoureux ami Ali Benarfa.
N.B: à propos du match raté je te recommande de relire les Fables de La Fontaine et spécialement: "La laitière et le pot au lait".
"Adieu veaux, vaches, cochons, couvées".
A bientôt.
Dr.Benhaouache.
J’étais un petit morose ce matin, je devais sortir mais un vent fort et glacial m’en dissuada. Je jetai un coup d’œil sur ma boite et que vois-je ? le nom de M……y apparait (il faudrait que tu m’expliques un jour si la boite est bien celle de notre ami) , je savais qu’il y avait certainement un article de toi. Je m’empressai d’ouvrir le document et j’ai « bu « à ne plus en pouvoir les mots si « limpides » si vivifiants dont tu nous as habitués. Un vrai délice, que dis-je un régal sans pareil, que j’ai « avalé » d’un trait et qui s’est, malheureusement, vite terminé.
C’est notre ami Krim qui va se régaler à son tour dès que j’aurais publié l’article. Tu sais il est devenu tellement friand de tes articles et ceux de notre ami Nouredine avant, qu’il me pose à chaque qu’il me téléphone, l’éternelle question « Alors ? Ahmed et Nouredine ne t’ont rien envoyé ? » le plus souvent ma réponse est négative mais cette fois-ci il sera comblé, il sera aux anges avec cette description du match de Boufarik comme si on y était.
Merci vieil ami, Merci de m’avoir rendu moins morose !
Pour pouvoir te lire il faudrait que je te « provoque » et je fais le faire dorénavant de plus en plus souvent et avec un réel plaisir.
Au revoir mon cher ami et à la « prochaine provocation » !
Encore un petit souvenir ce matin du vendredi, il date des années 52 ou 53 . J’avais, depuis la plus tendre de mon enfance, une grande passion pour les animaux. J’en avais plein à la maison, des chats, des pigeons, des poules, des tortues, des insectes de toutes sortes que je mettais dans des boites de cartons. Ma mère ne savait plus où donner de la tête et elle me le faisait savoir véhément mais moi je ne prêtais guère attention à ses menaces. Je lui ramenais presque quotidiennement un nouvel animal à ajouter au véritable zoo que je suis arrivé à constituer.
Un jour ma mère m’envoya chez une de nos voisines pour je ne sais plus quelle raison. Cette voisine était l’amie de ma mère, une femme qui vivait avec son fils unique, un peu plus âgé que moi. J’aimais bien cette femme qui était très tendre envers les enfants qu’elle gavait de bonbons et de friandises.
Une fois chez elle je remarquai qu’elle avait une belle tortue qui lui tenait compagnie parce que souvent seule. Elle aussi, aimait les animaux. Je me pris d’amour pour cette majestueuse tortue, une grosse tortue, je voyais ça pour la première fois. Tout de suite j’échafaudai un plan pour « chiper » la tortue, il me la fallait, je ne pouvais pas repartir sans elle.
Profitant de l’absence de la dame quelques instants, je pris la grosse tortue, la mis sous ma gandourah et me sauvai à toutes jambes, de peur de me faire prendre la main dans le sac.
Une fois à la maison je fis vite de cacher la tortue sous une touffe d’herbe de peur que ma mère ne la voit.
Quand je vis notre voisine au bout de quelques minutes se présenter chez ma mère, je pris peur, compris de suite que tout était découvert et qu’un mauvais quart d’heure à passer était en vue. Je me cachai et m’efforçai d’écouter ce que notre voisine disait à ma mère. J’ai pu entendre ma mère répondre par ces mots à la question posée par la voisine « Non, il n’a rien ramené avec lui, enfin je vais voir, peut-être bien que … » .
Ma mère se dirigea vers le petit espace qui été aménagé en jardin et là elle ne fut pas longue pour découvrir la tortue qui était très contente de se trouver là, dans un carré de belles plantes, celles qu’elle affectionnait le plus. Ma mère prit l’animal et s’en alla toute réjouie le remettre à son amie qui poussa un grand « OUF » de soulagement. Le seul qui soit malheureux ça été moi qui pensa tout bas que les grandes personnes devraient s’occuper de choses plus « sérieuses » que de « s’amuser » avec les animaux et en laisser le loisir aux plus jeunes. Ce fut une grande déception que je ressentis au plus profond de moi-même, la preuve , je m’en souviens encore après tout ce temps.
Regards sur notre région : Extraits du livre "Laghouat où les maisons
entourées de jardins" de Jean MELIA – suite 5
Ah! Leurs pères, en Algérie, n'ont jamais su ce que c'était que désespérer; ils n'avaient pas; en quittant la France, secoué de leurs souliers la poussière de la patrie, ils transportaient
avec eux, dans les villages à créer, jusqu'à l'âme de leurs foyers. Si de jeunes Français, tout d'abord arrivés curieusement en touristes en Algérie, veulent s'y établir, ils retrouveront,
intacte et toujours cimente, cette même âme; ils ne se sentiront pas expatriés, ils se diront, comme nous le proclamons à tous instants, que l'Algérie ne peut être et n'est que la
continuation de la France.
Ainsi; sur ces bords nord-africains, le tourisme s'élève à la noble hauteur d'une entreprise nationale et patriotique.
Que tous les étrangers, las de visiter des lieux qui, surtout, n'ont pour originalité que la réclame si habile et si savante, que tous les Français, épris de beaux paysages et impatients de
trouver dans une radieuse réalité l'harmonieux déroulement de leurs rêves aventureux, viennent visiter l'Algérie !
Il n'y a aucune incertitude à avoir : le tourisme algérien s'offre à toutes les bourses, c'est la grande égalité entre les voyageurs aux ressources comptées d'avance et les voyageurs à qui la
fortune permet les plus longues et intrépides randonnées.
Dans un circuit relativement court, tout peut être admiré: ville moderne, village européen ou indigène, progrès contemporains ou ruines antiques, couleurs locales, mer bleue, montagnes et forêts,
cosmopolitisme des races, traditions et mystères de l'Islam, cathédrales, temples, synagogues ou mosquées, palais de deys ou casbahs fantastiques, curieuses promenades, tendres flâneries,
intéressantes études; tout peut être éprouvé : charme reposant et fécond des plus belles vacances, saine respiration des poumons, féériques récréations des yeux et plaisirs délicats de
l'esprit.
Pour les voyageurs qui, parvenus dans un lieu de leur choix, aiment la marche que de ruelles, en Algérie, montantes et pittoresques, comme entrelacées, labyrinthes inconnus à la vieille Europe ou
à la neuve Amérique, se laissent découvrir, dans une ombre énigmatique, dans le rayonnement argenté du soleil !
Que de sentiers abrupts, étroits, pour ainsi dire étagés, et que les arbres feuillus et les arbustes toujours verts semblent séparer de toute la terre, dans son enveloppement charmant, mais qui
laisse, comme des fenêtres ouvertes sur le large horizon, découvrir les plus splendides spectacles sur la Méditerranée ou sur l'Atlas !
Pour les voyageurs que l'automobile emporte en sa course victorieuse, l'Algérie possède les routes les plus sûres et les plus belles à travers les montagnes, jusque dans les régions de désert et
de sable.
Le touriste, en sa propre vie et dans l'espace de quelques jours, peut vivre toutes les vies.
N’est-ce pas un régal incomparable que d'être dans une ville trépidante de tout le modernisme possible, que de s'arracher, dans un élan superbe, à une intensité contemporaine, pour parcourir de
spacieux chemins bordés d'oliviers séculaires ou d'aloès ou de figuiers de Barbarie ou de vignes ou de champs de céréales ou de jardins fruitiers, pour trouver des villages avec leurs maisons
européennes et leurs bâtisses indigènes, et plus loin des gourbis et des tentes ? On passe de l'existence actuelle au passé le plus lointain, on se croît, parmi les ruines dont le langage est
encore expressif, le contemporain des anciens Romains, on s'imagine enfin, au milieu des oasis sahariennes, parmi des êtres enveloppés majestueusement dans leurs burnous, pasteurs ou
nomades, que l'on est rejeté aux temps bibliques.
à suivre ...
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