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Agriculture Algérie : le Séminaire sur la stratégie de sécurité alimentaire n'a même pas pu accoucher d'une souris
La Nation a mis à la disposition des chercheurs des PNR des moyens colossaux qui se traduisent par un financement qui se chiffre en millions de dinars pour réhabiliter la modernisation de l'agriculture ; l'INRA a été le principal bénéficiaire avec 123 PNR : résultat un zéro pointé puis qu'aucune nouvelle variété végétale, aucun rameau de race n’ont été créés et aucune stratégie de développement n'a été tracé pour optimiser la production agricole et l'accroissement de l'offre alimentaire nationale. Comme en témoigne cette grande bouffe du Dialogue euro-méditerranéen des 5 + 5, le séminaire sur la Sécurité alimentaire dont les travaux se sont déroulés les 6 et 7 du mois en cours à l'INRAA, étant donné qu'aucun bilan des PNR n'a été présenté. Les dits experts ayant pris part à ce séminaire, n’avaient pas de produits à vendre bien que payés d'avance lors de cet espace de concertation internationale tels la FAO (Comité de la sécurité alimentaire), le G20, l'Union européenne, l'Union du Maghreb arabe et l'Union pour la Méditerranée. Les experts ont traité de sujets de ménagères tels la volatilité des prix. Notre inerte INRAA n'avait rien à offrir en matière d'échange d'informations et de partage d'expérience et une meilleure coopération internationale ainsi qu'une attention aux populations les plus fragiles.
Nous avons même perdu les acquis des Algériens Laumont et Rabah Chellig qui avaient pu enrichir la diversité variétale végétale et animale. Il y avait des centaines de variétés céréalières riz compris, des variétés potagères, arboricoles, coton et autres cultures industrielles. Aujourd'hui nos variétés sont utilisées au moyen orient et aux USA. Mais où sont passés les 100.000 géniteurs créés par le Professeur Chellig ?
Les experts ont formulé une série de recommandations « folkloriques » sans pour autant oublier de transformer les richesses gastronomiques et agronomiques en ruines dans des hôtels de luxe.
Ne me parlez pas de l'approche ascendante et participative étant donné que même les logiciels Agris et Caris au niveau de l'INVA sont monopolisés par un groupe restreint et il n'y a pas d'interactivité entre la stratosphère et le terroir. Même l'archaïque programme avec l'AIEA n'a pas été restitué... à la décharge publique!!!
Lakhdar Adem
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