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وما أرسلناك إلا رحمة للعالمين
Dans la petite ville de Laghouat, il n'y avait pour nous enfants que trois fêtes religieuses annuelles.
Il y avait un Aid esSeghir et un Aid el kebir et le Mouloud Ennabaoui echarif.
Je vais vous parler de ce que revêtaient ces fêtes sacrées pour nous, en particulier celle du Mouled enNabaoui écharif et je vais parler de ses implications sur notre vie sociale.
Le Mouled Enabaoui est la fête annuelle, par laquelle nous fêtons la naissance de Sidna Mohamed –elle tourne à longueur d’année ; le calendrier adopté étant lunaire et une fête pour autant qu’elle soit religieuses est plus spirituelle à tourner autour de l’an qu’à être fixée en une date claire et nette, comme le 24 décembre pour la fête de la nativité de sidna Jésus chez les Chrétiens.
Dans les années 50, du siècle dernier, Laghouat comptait 15.000 habitants…
Qui de ma génération ne se souvient pas de l’école Coranique, pendant du Jamié Draouich?
Du Taleb Benzahia et des chants religieux qui fusaient de chaque créneau et qui ne se souvient des Mecemens, des baqrirs, des mahroug et des rowena qu’on amenait de la maison de Mr. un Tel « dar Si Flen » pour « remonter » le moral et graisser le gosier aux enfants du quartier, tous jeunes et aux chanteurs d’ « Alborda plus âgés
Une « erreur » que le Capitalisme colonial aurait dû éviter et qu’il n’évita pas Dieu merci.
« Alborda » de l’imam Albosseiri est un long poème qui chante les faits et gestes de Sidna Mohamed, que la paix soit sur lui. Et il n’est pas un trait de la biographie du prophète que la « borda » ne retrace.
Douze jours avant l’anniversaire du prophète, la ville commence sa fête, les pétards fusent sans rime ni raison, jusqu’au beau milieu de nos belles nuits.
Les faits et gestes du prophète se font présents chaque soir au son des chants religieux du premier du mois jusqu’au douzième, où c’est la grande fête.
Ces fêtes de douze jours, il ne faut pas être grand prêtre pour comprendre que chaque Musulman a devant lui l’image chantée, de celui qui fut maître de ce qui existe !
Ainsi en lui, s’ancrera l’image de ce que l’homme devra être, car en lui se trouvera debout l’archétype de l’HOMME , l’archétype de: Sidna Mohamed.
Les pétards qui sont une innovation réveillent celui qui dort.
Dieu tape à votre porte, et vous dormez encore.
C’est une vieille méthode Sufi pour extirper du sommeil où la vie vous traine.
Pourtant c’est un usage qu’il faut reconsidérer.
Et s’il est un moyen pour supprimer le pétard et son usage tonitruant, son emploi sans rimes ni raison, je dirais qu’une FETWA, en bonne et due forme l’interdisant à l’acheteur, le vendeur, et le transporteur.
Car il n’est que de se rappeler ce qu’une histoire de pétard a fait en l’adorable ville de Berriane ces deux dernières années…
Combien plus méritoire serait cet argent qui vole en fumée, dans les poches démunies de nos concitoyens du quartier ce jour de fête de Sina Mohamed.(s)
N. COTTE
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