Commémoration du 160 ème anniversaire du génocide de laghouat : contribution de si Mohamed Rezzoug Ben Bachir

Publié le par LAGHOUATI

A titre d’information je vous communique à l’intention de votre site des documents dont j’atteste sur l’honneur l’authenticité.

 

Autour de l’année 1972 un ami est venu me trouver dans mon bureau en m’enjoignant de recevoir immédiatement un Français qui tenait à rencontrer ... "un Laghouati" .

Très rapidement ce monsieur m’a présenté les documents que je vous communique ci-dessous :en m’expliquant qu’il était le petit fils par sa mère d’un natif de Laghouat " trouvé"  vivant entre les corps de son père et sa mère tués le 2 décembre 1852 par le 60e de ligne sous les ordres du colonel le Marquis de Liniers ; 

Je vous donne copie des documents explicites et la photo de celui que nous pouvons considérer comme l’un des premiers fils de Chouhadas dont nous tenons le témoignage du général lui-même qui l’avait « recueilli »  

 

Je donne en premier la transcription du manuscrit dont la photocopie très ancienne est partiellement illisible ainsi que la photo qui date de 1920 environ et dont je possède l’original.

 

Mohamed Rezzoug Ben Bachir

 

Bravo et Merci si Mohamed pour cette précieuse contribution et ce témoignage sur le génocide qui a suivi la prise de Laghouat il y a de cela 160 ans jour pour jour.

Je ne suis, malheureusement, pas arrivé à insérer le manuscrit du général le Marquis de Liniers ni la photo du petit-fils du Laghouati mort sous le feu de l'occupant . Je vous livre la transcription de  la lettre du général ( qui était colonel en 1852) et je vous promets les documents dès que possible.

Ce sont des documents à verser au Musée du Moudjahid à qui je permets le telechardement des dites pièces.

 

Mohamed Hadj Aissa

 

NB : j'ai pu en fin de compte télécharger la première page de la lettre et la photo de notre brave Ghraib , la deuxième page , j'essaierai de la publier dès que possible

 

Copie de la lettre du Marquis de Liniers

 

 

4° division militaire

  Cabinet  du

Général de division                                                  Chalons sur Marne 

                                                                                      Le 2 mai 1869

 

 

Un jeune nègre de quatre ans environ dont le père et la mère venaient d'être tués au siège de Laghouat (Algérie, province d'Alger) a été recueilli le 2 Décembre 1852 par le général de division Marquis de Liniers alors colonel du 60° de ligne.

Le général étant rentré en France en 1859 cet enfant fut baptisé à l'église de Rupt (Hte Saône) et nommé Gabriel  Marie Edouard .Son parrain fut le général et sa marraine Madame la Marquise de Liniers.

En 1861 ou 1862 il fit à Besançon sa première communion.

Gabriel n'a pas été naturalisé, il est resté Algérien, il n'est donc pas sujet à la conscription.

Depuis le 2 décembre 1852 il a été élevé ,puis est resté comme valet de chambre dans la maison du Général jusqu'à aujourd'hui 2 mai 1869,c'est-à-dire pendant 16 ans ½.

Au moment de son départ, maintenant qu'il doit se suffire à lui-même, le général lui donne cette note qui lui servira à constater son origine.

Madame la Marquise de Liniers et le Général espèrent que les bons principes qui lui ont été donnés l'empêcheront de s'écarter de la voie honnête qu'il a suivie jusqu'ici – ils le reconnaissent intelligent et probe et très au courant de tous les services d'une maison.

 

 

Le  Général

Marquis de Liniers 

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                            C'est la photo de notre "Laghouati d'ailleurs " qui porte le nom de Ghraib

Publié dans HISTOIRE DE LAGHOUAT

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didi tahar 17/03/2013 15:32


ou est vous chère frère harfouche jilali !!!  à laghouat nous voudrions tellement vous connaitre d'avantage; vous étes le descendant du grand moudjahid telli belakhal


vous devrez on etre fière !!!

LAGHOUATI 17/03/2013 15:43



il faudrait que si Jilali sache que notre ami DIDI Tahar est un compatriote parmi les plus actifs dans l'animation culturelle de la ville de Laghouat. Il serait très utile que vous rencontriez ou
au moins que vous écriviez



Harfouche djilali ould sofrani ben si ahmed 17/03/2013 11:42


d'abord je tiens à vpous remercier de mettre cette bulle d'oxygène à la disposition de ceux qui comme nous ont besoin de cela. je me présente je suis l'arrière petit fils de TELLI BELEKHAL qui a
comme beaucoups d'autre parents lutter aux côtés de BENCHOHRA contre l'occupation coloniale. De mon humble avis il s'agit de remonter l'histoire et d'écrire comment Laghout alors
capitale régionale de toutes les tributs fu libérée par les grands hommes et il faut se rapprocher de Mustapha Harrane pour recolter quelques informations qui peuvent servir à glorifier les
populations d'alors. comment l'empire avait dépéché Fromentin pour déformer la vérité. suite

MOHAMED HADJ AISSA 27/01/2016 21:26

ياسي بن خرشوفه احشم على روحك .أنت قليل الآدب

BENKHERCHOUFA 27/01/2016 20:49

TELLI BELAKHAL a t il un lien de parenté avec TELLI SAVALAS ??? je voudrai bien le savoir.

didi tahar 10/12/2012 10:59


si mohamed rezzoug vous nous féte ici un tres grand avancement dans le long parcourt à la recherche de la vérité nous vous somme tres reconnaisons entant que chercheurs; mille merci encore..... à
vous et à haj mohamed haj aissa

Ahmed Benmessaoud 09/12/2012 22:05


En effet une trés bonne contribution mais également édifiante de ce qu'est le hideux colonialisme. Remarquuez le racisme qui se dégage de la lettre "Un jeune nègre..." et l'esclavigisme dont a
fait l'objet le jeune encore gamin, appelé pudiquement adoption, puisque le rescapé de la tuerie hideuse de Décembre1852, dont les vieux parents, époux et épouses ont été massacrés, soit disant
élevé, "est resté comme valet de chambre dans lla maison du Général, jusqu'à aujourd'hui 2 Mai 1869, c'est à dire 16 ans1/2". Il faut souligner qu'en 1869, le rescapé de la terreur n'avait que 21
ans. Il a été donc exploité dès l'âge de 05 années!


 Et la lettre impudique conclut "Madame la Marquise de Liniers et le Général espèrent que les bons principes qui lui ont été donnés...et trés au courant de tous les services d'une maison".


Et, également, note lui est donnée pour qu'il constate" ses origines. Il n'est pas question de citoyenneté, ilk doit rester autochtone un être inférieur.


L'axe humanitaire de dernier ressort d'un colonialisme sans remords ne pouvait s'accommoder d'un gamin même jugé  "intelligent et probe" qui  doit dans son insertion, aprés son
"départ", continuer à servir seulement et seulement comme valet de la France.


Voila le vrai visage de l'occupation et le colonialisme dont sont témoins les fossoyeurs eux-mêmes. 

Mohamed Hadj Aissa 11/11/2012 16:58


je remercie encore une fois notre frère si Mohamed pour cette si belle contribution. L'histoire du génocide reste encore à écrire et maintenant que l'université de Laghouat possède un département
d'histoire il est temps que nos chercheurs dirigent leurs recherches vers l'histoire de cette ville martyre qui mérite plus d'attention et plus de considération