De L'Art, Parlons-en un peu ! - par Youssef Laghouati-

Publié le par LAGHOUATI

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Le drame que vit l’art Algérien

Notre culture en général vit un drame confectionné de nos propres mains ou pour dire mieux celles des responsables de ce secteur sensible et  vital  en complicité avec d’autres secteurs tels que l’information  sensée le défendre et l’immuniser contre toute forme d’atteinte à son originalité, et le diffuser parmi la société dans  toute sa splendeur et la noblesse de sa mission.

L’article publié  le 27/03/2011 dans musique-poésie titré « Andalou Marocain » m’a incité à donner quelques  éclaircissements sur l’état scandaleux  de notre art.

Tous nos voisins d’est en ouest ont su préserver leurs patrimoines culturels  respectifs sauf nous ; nation riche en genres et diversité artistiques. Nous patinons dans un vaste nuage opaque qui ne se dissipe jamais et qui ne donne «  la moindre petite goutte d’eau »

A commencer par le statut de l’artiste qui est inexistant, ce qui a pour effet de maintenir  les hommes de l’art en particulier dans la plus grande des souffrances. Nombreux qui, à l’orée de leur parcours artistique, se trouvent  dépourvus de tout droit à une vie décente et honorable  sous le fallacieux prétexte de l’absence de textes, qui sont pourtant une création de l’homme.

Pourquoi  ne pas combler cette  lacune qui nuit et détruit tout bonnement  ce secteur ?

A moins que ce secteur  ne soit pas avantageux pour les législateurs : PAS DE LOI POUR RIEN DANS LA POCHE.

En contrepartie l’artiste est là seulement pour servir leurs  divertissements lors de soirées  d’orgueil  et  de vanité des grands PACHAS……. ! Esclavage  ou exploitation ?

Pour le deuxième volet , je crie halte à ce massacre perpétré par des incultes illettrés  venus des bas fond de certaines villes faisant basculer les valeurs séculaires de toute une Nation vers la laideur et la vulgarité  en les dégradant d’une façon éhontée et  en engageant nos jeunes dans un tunnel  ténébreux sans issue et qui les mène tout droit  vers la débauche sous toutes ses formes et  ce qui en découle  (drogue crime etc.…pour ne pas citer le reste) « H’RAM YA JAMAA ».

Qui se rappelle l’époque du Président défunt Houari Boumediene durant laquelle la radio et télédiffusion interdisait  ce pseudo- art (qui n’en est pas un à coup sur)  de passer sur les antennes, comme il était banni des lieux publics. 

 C’étaient les beaux jours où seuls les valeurs et l’art sain dominaient l’espace culturel  Algérien  avant qu’il ne soit  piétiné, tué et enterré par des « Harraguas » encouragés par des mains criminelles ennemies de l’Algérie qui ne cherchent qu’à nuire et détruire tout ce qui a trait à notre civilisation, notre histoire   nos traditions et coutumes.

Est-ce  digne de la part de gens qui vendent leur honneur et celui de leur pays qui n’est d’ailleurs plus le leur, pour quelques  Francs ou euros ? Et voila comment ces criminels de l’intérieur et de l’extérieur ont pu ternir notre art musical le détournant de sa vraie mission et le dénaturant  à travers un bain de décibels et une vague tsounamiforme  de paroles vulgaires à l’opposé de nos valeurs culturelles et religieuses saines saintes propres et pures ainsi qu’à notre langue nationale.

 De cette chasteté il ne reste plus aucune trace  dans notre environnement culturel ; que dire alors de notre existence puisqu’il est dit que l’image d’un peuple transparait à travers sa culture  et son histoire, ce qu’ils sont en train d’effacer à jamais.

By By Wahbi ,By By Blaoui ,By By Khelifi et tous les autres  sans relève aucune

Adieu luth de Zeriab 

Adieu nay

Adieu violon

Adieu Kanoun  (là je pense à notre regretté Tahar Rabi Yarehmou)

Adieu derbouka  et  Tare

Par contre bienvenue à 3 ou 4 synthétiseurs,  3 ou 4 batteries 3 ou 4 saxo et, en avant la pagaille sans harmonie ni romance poétique dans un tintamarre de décibels.

 La culture ne se définit pas par le rythme et la danse du ventre  dans un climat de toutes sortes de dépassement causées par……… !

Revenons à notre fabuleuse culture Arabo-Berbéro-Musulmane cultivée, née, élevée  et enracinée  dans l’histoire héroïque de nos ancêtres  plantée loin dans la nuit des temps.

Il faudrait qu’on apprenne   à défendre nos valeurs  et notre patrimoine culturel et historique contre toute forme d’envahissement, de dégradation, de défiguration, de discrimination et  de difformité.

Le chemin est encore long devant les hommes qui ont l’Algérie dans le cœur et non dans la poche, pour arriver in chaa allah à la purification et l’assainissement quasi-total dans tous les domaines.

Tous ensemble la main dans la main les Algériens sont capables de défier toutes les tendances nuisibles à leur existence, réaliser des merveilles et créer des miracles sans précédent.

 De bons conseils à de bons entendeurs.

 Youcef Laghouati.  

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Samir 02/04/2011 17:17



Magnifiques ces citations énumérées par Amine Lotfi de veritables feuilles de route merci grand MANITOU Samir Amirouche Ouramdane Tizi Ouzou 



youcef laghouati 02/04/2011 17:09



cher Amine votre commentaire est si direct, j'espère qu'il atteindra son but et rassemblera autour de ses précieuses paroles et claires idées un nombre incalculable d'intellectuels et artistes en
vu d'une resurrection dans le bon sens de nos valeurs tout-azimut. Pour moi étant dans ce bain depuis mes premières années de vie, j'ai essayé de me dérober maintes fois, hélàs sans résultat
concret car je me sens comme "habité" par mon beau pays pour lequel Je combattrais toujours et sans relache jusqu'à son  triomphe et la reconquete des valeurs longtemps voilées par un épais
 brouillard obscure.Que Dieu soit de notre coté et nous aidera à débarrasser la médiocrité de notre environnement. Merci Amine.



Amine Lotfi 02/04/2011 16:12


Mon cher Youcef je voudrais répondre au silence sidéral où tentent vainement de nous confiner les médiocres qui sont en charge de la Culture par une flopée de citations de notre terroir " TOUAREG"
Quand on commence par le dialogue on aboutit à une solution - Repousse l'obscurité et déplace toi librement dans la lumière - Si Dieu est pour nous qui sera contre nous - On entend le fracas des
arbres qui tombent, mais pas le murmure de la forêt qui pousse - Au bout de la patience il y a le ciel - Il n'y a pas qu'un jour, demain aussi le soleil brillera - Le monde est du côté de celui qui
est debout - Un peuple sans culture, c'est comme un homme sans paroles - Tourne ton visage vers le soleil ainsi l'ombre restera-t-elle derrière toi - Se cacher dans la parole ? Mieux vaut se cacher
dans le silence - Ton ami d'aujourd'hui sera ton ami dans l'au-delà - La bouche a un verrou qui est le silence - Mieux vaut passer la nuit avec la colère que de se réveiller avec la haine - L'arbre
du silence porte les fruits de la paix - Il faut creuser les puits aujourd'hui pour étancher les soifs de demain - La culture est plus qu'un avoir elle est un être - Il vaut mieux se lever sans
savoir où l'on va que rester assis sans rien faire … - Qu'importe si le chemin est long, du moment qu'au bout il y a un puits - Voyager, c'est aller de soi à soi en passant par les autres Amine
Lotfi


Ghodbane 02/04/2011 15:48



Tout à fait d'accord nous subissons depuis 1962 la revanche et le regne des médiocres la culture qui s'en soucie certainement pas ces ignares de ronds de cuir qui ont tout bunkerisé au
secours y a t'il un pilote dans l'avion 



youcef laghouati 02/04/2011 14:25



Monsieur Benyagoub, chez les hommes de coeur tout est facile et réalisable; l'Algerie n'en manque pas sauf qu'ils sont tous muselés, et seuls les médiocres émergent.



Benyagoub 02/04/2011 13:52



La culture est FI OUED et les gouts frelatés d'un peuple déboussolé est FI un autre OUED difficile donc de les concilier 



Samir 02/04/2011 11:55



Le mauvais gout , l'inculture la suffisance , la morgue , l'incompetence le népotisme la HOGRA , la dévalorisation , l'excommunication , le rejet MOTS CLEFS DANS UN MONDE REGIS PAR DE
FIEFFES MEDIOCRES Samir Amirouche Ouramdane Tizi Ouzou 



youcef laghouati 02/04/2011 11:43



L'actuelle "musique" soit disant Algérienne plutot illégalement importée accompli sa mission 5/5 en déraillant notre train culturel et portant atteinte à nos saintes moeurs au lieu de les
adoucir.....!



youcef laghouati 02/04/2011 11:29



Merci pour tous ceux qui honorent le "FEN" Algérien à travers leurs différents commentaires, j'espère qu'un plus grand nombre de "fananines" toutes disciplines confondues participeront à ce débat
qui sauvera in chaa Allah notre barque de cette houle meurtrière; juste un petit commentaire ça ne coute presque rien. Encore une fois merci, dans l'attente de vous relire Youcef Laghouati



MOHAMMED HADJ AISSA 02/04/2011 07:20



le constat est amer , tous les domaines de notre vie ont été touchés par la dénaturation mais nous en sommes peu ou prou responsables . Nous, nous avons grandi et éduqué dans le giron de nos
valeurs autentiques mais nos enfants peuvent-ils dire qu'ils ont été éduqués de la meme sorte? C'est vrai qu'il y eu l'influence des médias, des voyages ... mais cela n'explique pas tout.
Regardez nos voisins, regardez le japon et les autres pays asiatiques qui ont su conserver leur authenticité, ils l'ont meme utilisée au service du développement de leurs pays respectifs.



MOHAMMED HADJ AISSA 02/04/2011 04:41



très beau ton poème , youssef mais y a t-il quelqu'un pour entendre ton appel qui vient du tréfond du coeur , un véritable cri de détresse et d'apitoyement sur ce qui arrive à notre art et notre
culture qui se pleure son abandon . Tout a été perverti  et terni, rien n'échappe à leur destruction. J'ai honte pour ma culture qui n'a d'algérienne que le nom et dont il ne reste plus
rien. Tu sais que les jeunes d'aujourd'hui ne reconnaissent meme pas la voix de mohamed abdelwahab, de khelifi , de wahbi , quel désastre!!!



MOHAMMED HADJ AISSA 01/04/2011 22:06



Je m'excuse j'ai fait erreur ce n'est pas en 1960 Mais en 1966 à l'age de 19 ans car en 60 on était trop jeune pour nous interesser à la musique.il y avait en plus deu regretté mustapha choul,
ahmida dahou , boubekeur bensenouci , je crois



Kahouadji 01/04/2011 22:03



Bonsoir !


Merci , vous avez tout dit Mr Laghouati.



Soukehal Djamal abdenasser 01/04/2011 20:32



Je persiste et signe, la poésie de si youcef doit être étudiée à l'Université.


Ce poème relate en un clin d'oeil l'histoire culturelle de l'Algérie moderne.


J'ai aimé, la force des mots, j'ai aimé votre courage, je vous souhaite santé et poésie à profusion. Merci cher ami. 


NB: je ne pouvais en aucun dire '' tu ''. L'intelligence doit être respectée.



MOHAMMED HADJ AISSA 01/04/2011 18:02



Nous qui avons connu et aimé la belle musique , locale , du moyen-orient ou d'europe , nous sommes complètement dépaysés devant ce tumulte de bruits assourdissants et de paroles vulgaires ou qui
n'ont aucun sens et qu'ils appellent sans rougir de honte, art. Je me souviens en 1960  alors que j'étais interne à Alger , et ayant 13 ans d'age , je traversais avec feu mustapha choul
toute la distance de ben aknoun à la rue de rovigo en plein centre d'alger pour aller écouter le dimanche mohamed abdelwahab, om kaltoum, farid dans un petit café tenu par un jijelien mélomane.
Nous passions souvent nos après midi du dimanche dans ce petit café à écouter de la belle musique, de grands interprètes et des paroles de haut niveau. Qu'en est-il de nos jours du gout de nos
jeunes? bien bas , je l'avoue!!!