Il y a dix ans disparaissait un homme de coeur - H.Mimouni-

Publié le par LAGHOUATI

 

Il y a dix ans disparaissait cet éminent laghouati.
J'avais, le lendemain de son enterrement, commis un petit papier qui devait être publié par un grand quotidien. Malheureusement ce n'est qu'une quinzaine de jours plus tard qu'on me demanda si on pouvait le faire, ce que j'ai décliné.
Ce papier est en P.J. Vous verrez s'il est souhaitable de le poster.
Amitiés

 

 

ENCORE UN HOMME DE COEUR QUI S'EN VA

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Ce jeudi 4 janvier (2001), au cimetière de Aïn Bénian, une certaine Algérie s'est retrouvée pour mettre en terre un des siens. Une foule nombreuse est venue rendre un dernier hommage au Professeur Ahmed Boussalah. Il y avait, autour de la famille et de la communauté laghouatie, des hommes qui ont tous exercé et assumé des responsabilités durant la lutte et la guerre de libération et dans l'Algérie indépendante, à l'intérieur ou à l'extérieur des structures de l'Etat; il y avait aussi les plus jeunes; et tout cela constituait comme une tribu unique. C'était un de ces jours de Dieu où l'Algérie du cœur et de l'esprit se retrouve dans l'intimité que crée la douleur, dans la solidarité que crée la peine.

 

Il faut dire que le disparu était un homme de contact, chaleureux, amical, fidèle, disponible, et tout cela sans affectation. Je ne sais s'il cultivait ces qualités-là, mais il les avait au plus haut point. Les hommes réunis ce jour-là autour de lui en sont la preuve et les témoins. Encore un homme de cœur qui s'en va, encore un homme utile que l'Algérie perd. Le solide édifice que constituait sa génération est en train de se lézarder dans une ambiance qui rend difficiles les passages de témoin. Et si l'on n'y prend garde, nous n'aurons plus, pour fixer nos repères, que des plaques de rues ("Déjà vous n'êtes plus qu'un mot d'or sur nos places", disait le poète) et des pierres tombales, un peu comme un site archéologique; et chacun sait que chez nous les sites archéologiques s'appellent "el kherba", et ne sont pas autre chose que des gisements pour pillards.

 

Ahmed Boussalah est parti; que Dieu le couvre de Sa miséricorde. Son œuvre, sa mémoire, l’œuvre et la mémoire de ses camarades, de ses compagnons, disparus ou encore en vie, mérite autre chose que cette résignation devant la sape, car ce qui a été réalisé, globalement, par cette génération de « blancs-becs qui ont mis à mal huit siècles de diplomatie française »  fait honneur, au-delà de l’Algérie, à l'humanité entière.

 

Ahmida Mimouni

5/01/01

 

Publié dans H.MIMOUNI

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Soukehal Djamal abdenasser 06/01/2011 12:56



A mes amis, je vais vous rappeler un moment douloureux de notre histoire. Les ''Laghouatis'' à un certain moment n'ont pas voté pour le prof. Il était candidat à la députation, ..... C'était un
grand Monsieur. Sa femme, une très grande dame, était un cadre supérieur du Ministère de l'agriculture. Mes hommages Madame.



SMAIL-BENAYA 05/01/2011 20:26



AHMED-BOUSSALAH,était 1 Monument-Laghouatie,ALLAH-yarahmou.Je l'ai bien connu.C'était 1 Grd-Homme,entièrement disponible,pour Servir ses
Compatriotes.Proffessionnellement,c'était 1 Imminnent-Proffesseur de Chirurgie-Cérébral.pParmis les MEILLEURS au Monde.Il a fait partie de l'équipe  qui était au Chevet de Défunt
H-Boumediene,ALLAH-yarahmou.Merci de nous l'avoir fait rappeller,pour lui faire des DOU3A.....SMAIL....



ahmida mimouni 04/01/2011 11:45



La phrase "blancs-becs etc." est la rélique de de Gaulle à un de ses collaborateurs qui minimisait l'action des cadres de l'UGEMA



DJOUDI HADJ ALI 04/01/2011 10:01



Un grand Homme, un autre repère de  l’histoire de cette ville martyre Allah Yarehmou EL
GHARIA est toujours triste pour son départ.


Merci SI AHMIDA.


DJOUDI HADJ ALI 



Mohammed HADJ AISSA 04/01/2011 07:42



Allah yarahmou, sseurc'était effectivement un homme au grand coeur , nationaliste , grand professeur de médecine sur la place d'Alger.