Hassan Lalmas, un footballeur de génie

Publié le par MOHAMMED HADJ AISSA

Cet article je l'ai trouvé ce matin en feuilletant le quotidien "l'expression" et je ne me suis pas retenu de le publier sur le blog tout en songeant à l'époque des années 66-70 et à mon ami Ahmed Benhaouache avec qui je partageais ma passion du foot et du grand CRB avec les Lalmas , Achour, Selmi , Kalem , Hamiti... Nous habitions à proximité du stade municipal du Ruisseau où les matchs du CRB contre le MCA, l'USMA, l'ESS, l'ESG, le MCO ... étaient un ravissement pour les yeux . Ah quelle époque ! C'était tellement beau ! je crois que nous pouvons dire que nous avons été témoins des plus beaux jours du foot algérien, n'est-ce-pas, Ahmed ?

GLOIRES D'HIER ET D'AUJOURD'HUI

Hassan Lalmas, un footballeur de génie

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Hassan Lalmas, un footballeur de génie
 
 

Attaquant génial doté d'une excellente vision de jeu, Lalmas était le maître à jouer du grand Chabab et de l'Equipe nationale.

On le compare aux meilleurs footballeurs des années soixante. Il avait un talent fou. Il jouait attaquant et hantait les nuits des défenseurs. Hassan Lalmas était un joueur de génie, un meneur de jeu incomparable, un avant-centre racé qu'on a souvent comparé à l'ancien attaquant madrilène Alfrédo Di Stéfano. Sa silhouette et sa démarche majestueuse sur le terrain nous rappellent, étrangement, le joueur mythique espagnol technicien hors pair, doté d'une excellente vision de jeu, jouant des deux pieds, Lalmas était, aussi, un redoutable dribbleur qui pouvait mettre dans le vent n'importe quel joueur, n'importe quel défenseur chargé de le marquer. Il a, à son actif, des centaines de buts et ses passes lumineuses et millimétrées faisaient le régal de ses coéquipiers, que ce soit en équipe nationale ou en club. On se souvient encore des exploits des Lalmas, Kalem, Selmi et Achour, la légendaire attaque du Chabab, qui a fait plier les défenses, même les plus hermétiques. Les huit buts à zéro que le CRB avait infligé à l'équipe de Annaba, dans son antre, est un haut fait d'armes qui restera longtemps gravé dans la mémoire des nombreux sportifs. Belouizdad était au summum de son art et avait atteint, cette époque-là, la perfection, en écrasant tout sur son passage. Grâce à Lalmas, il remporte titre après titre, devenant une machine à gagner, très difficile à arrêter. Surnommé «el kebch» en raison des innombrables buts qu'il a inscrits de la tête, Hassan se forge une réputation de joueur hors normes qui peut, à lui seul, vous faire gagner une rencontre. Son but marqué face à la formidable sélection de l'ex-Union soviétique emmenée, alors, par le célèbre Lev Yachine, est un moment fort dans sa carrière. Lalmas ne tarde pas à attirer sur lui les regards. La presse sportive spécialisée lui consacre, régulièrement, un espace. La revue France Football le classe parmi les joueurs les plus doués de sa génération. Plusieurs fois champion d'Algérie et vainqueur de la Coupe, Hassan décroche trois titres de champion maghrébin avec le CRB et entre au Panthéon des joueurs les plus titrés de la planète. De grands clubs européens veulent s'assurer ses services. Anderlecht lui fait un pont d'or. Malheureusement, les règlements de l'époque le retiennent et l'obligent à finir sa carrière en Algérie où il s'illustre durant de longues années encore. Le grand NA Hussein Dey lui ouvre ses portes au début des années soixante-dix. Lalmas, Kalem et Boudjenoun qui l'ont rejoint au niveau de ce club, font de nouveau parler d'eux en s'illustrant, notamment, en Coupe arabe. Désigné pour remplacer la sélection nationale, le NAHD réussit à tenir tête à la Tunisie, puis au Maroc. Hassan tente une seconde carrière en se convertissant au métier d'entraîneur. La sélection nationale qu'il est chargée de coacher ne lui porte pas chance. Critiqué injustement, Hassan est obligé de jeter l'éponge et quitte définitivement le football et le monde du sport. Terrassé par une longue maladie, le légendaire attaquant du CRB est souffrant et arrive difficilement à parler.

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