Invitation de M. Messaoud CHETTIH La belle empreinte de Radio Bassamat Par Mohamed-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

 

Invitation de M. Messaoud CHETTIH La belle empreinte de Radio Bassamat

Par Mohamed-Seddik LAMARA

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L’invité de marque à l’émission, dans la soirée d’hier samedi, de  radio Bassamat de Laghouat, en l’occurrence Messaoud CHETTIH, cadre émérite à la retraite dont la carrière avait été trop tôt contrariée par une inqualifiable chasse aux sorcières dont ont eu à pâtir nombre de ses pairs a, sans conteste, laissé au sein de l'auditoire local, national et international, une heureuse empreinte tout à l’honneur de ce média balbutiant mais combien prometteur. L’hôte du fougueux duo : Dr Tahar KELBITE – Semahi MARFOUA, brillant par une quête affirmée de thèmes emprunts d’opportunité et de valeur, a, en  effet, suscité un audimat de qualité qu’on aurait aimé voir plus étendu – les appels dans le débat se sont multiplié durant le dernier quart d’heure de l’émission – si le volume de celle-ci était plus consistant. Car une petite heure était loin de suffire pour « prospecter » le riche parcours de cet homme dont l’harassante traversée du désert avait ému tant d’algériens. Parcours que mon ami et frère Mohamed Hadj Aïssa a réussi à résumer par une « poignée » de mots largement suffisants pour en esquisser un profil fidèle à son intégrité dérangeante. Je me permets de la déployer dans ce commentaire par cet extrait des plus expressifs : « Toujours égal à lui-même Messaoud a parlé pendant toute une heure de son enfance à Laghouat, de ses études à Paris, de son parcours professionnel si brillant mais aussi si malheureux. Notre ami a évoqué ses malheurs dans sa vie professionnelle, il a parlé objectivement des faits et seulement des faits sans rancune, sans ressentiment , et à aucun moment il n’a parlé de ceux qui lui ont voulu du mal , qui ont voulu salir son image en le trainant devant les tribunaux . Mais Allah est grand et n’accepte pas l’injustice. Notre ami s’en sortira encore plus grandi et la cour de justice, devant un dossier vide, n’a eu d’autre recours que de prononcer l’innocence pure et simple des inculpés. »

 

Quel hommage, mes amis ! A l’endroit, sincère et sans fioritures. Pour ma part, et en fin de course des débats, je lui avait posé la question lancinante relative à la problématique inhérente à la recherche des voies et moyens les mieux appropriés pour susciter un franc retour des compétences algériennes établies à l’étranger et contenir la fuite de celles tentées, jusqu’à ce jour, par la « harga ». Sans nullement se perdre dans d’inutiles circonvolutions langagières, M. CHETTIH a eu cette réponse résumant tout le drame vécu par la marginalisation sinon la fuite de nos cerveaux : « il faut couper au plus vite les racines de la bureaucratie délétère » Une répartie, on ne peut mieux, explicite - puisqu’il a eu, lui-même, à en payer l’infamant prix – des ravages de cette tare (la bureaucratie délétère) nuisible, corruptrice, néfaste. Une tare qui a fait se déliter les normes jusqu’à renverser l’échelle des valeurs au profit de desseins coupables ayant pernicieusement encanaillé la société en l’expurgeant de sa crème. Allez par exemple comprendre pourquoi dans notre pays, le petit lait coûte plus cher que le lait complet. Une boutade qui pourrait laisser plus qu’un sensé méditatif. « Donnez-moi un levier, je soulèverais le monde », avait dit un certain Lavoisier. M. CHETTIH, était un de ces leviers patriotes auxquels la Nation se doit d’être reconnaissante. C’est à ce prix, et à ce prix seulement, qu’on pourrait prétendre ré agglomérer les normes utiles, rétablir l’échelle des valeurs et susciter la confiance au sein des nouvelles et futures élites magnétisées en direction  d’autres cieux plus cléments et en harmonie avec leur volonté de changer, en bien, le monde. MSL  

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