La leçon de Gneifid -Par Mohamed-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

 

La leçon de Gneifid 

Par Mohamed-Seddik LAMARA

 1379918 543974095670697 1163346611 n-copie-1

Belle  fiction s'il en  est est. Tout est bien qui finit bien. Moi, personnellement, j'y décèle une grande leçon de sagesse. Gneifid imagé, peut constituer à l'exemple d'une fable De La Fontaine ou, mieux encore, d'un Qalila wa Dimna, une interpellation sur le devoir de préserver les œuvres de civilisation et de progrès contre toute atteinte susceptible de remettre en cause leurs apports pour le bien commun. Il en est, ainsi, de notre blog dont il faut maintenir  la progression quantitative et  qualitative par des contributions empreintes de tolérance, de solidarité de fraternité et d'une quête permanente du beau et du sublime qui agglomèrent les bonnes volontés, contrairement  à l'intolérance et son corollaire, la "fitna" dommageables aux élans réunificateurs.

Mohamed Hadaj Aïssa a, par cette fiction au verbe épuré, forgé une moralité d’une esthétique rare. Amuser le lecteur et le faire réfléchir sur les tares qui nous guettent à tous les instants : la fatuité, la jalousie, l’inimitié gratuite, l’égoïsme… Merci MHAL de nous avoir fait rêver. Notre monde a, certes besoin, de ces fables dont le mystère nous fait écarquiller les yeux sur des vertus invisibles et sur d’autres, plus nombreuses, auxquelles nous nous sommes, malheureusement, habitués à leur tourner le dos. MSL  

 

 

Publié dans Med Seddik LAMARA

Commenter cet article

Sous la protection d'Allah 22/01/2015 18:01


Pourquoi cette dyslexie dans mon commentaire précedent? Au lieu d'écrire 5113 jours, j'ai inversé les deux chiffres. Je ne sais. Je vous transmets, ce que j'ai écrit, hier, en sa mémoire. Je
serai heureuse, si le maximum de nos amis du blog, lévent leurs mains au ciel, et fassent une prière pour ma Maman.


Je ne me vexerai pas, si ce commentaire n'est pas publié.


Bonne soirée à tous.21-01-2001/ 21-01-2014

5113 jours n'ont pas estompé ton image, 5113 jours et 5113 nuits de manque de toi.
Qu'est devenu ton corps, cette enveloppe éphémère, enfouie sous terre, d'où ta belle âme s'est envolée vers son créateur?

Pour celle ci, je suis sereine: Tous les signes et témoignages m'assurent qu'elle flotte légèrement, allègrement.
Que Allah te réserve une place de choix au Paradis, oh toi mon paradis, mon blanc seing qui m'a quitté.

Tu étais le pilier, j'ignorais, je feignais d'ignorer, que ça prendrait fin.
Tu es ma mère, la mère de mes sœurs et frères que tu as abreuvés de ton sein,

 tu es la mère de celles et ceux que tu as élevés et ils sont maints.
Celui-là, que tu chérissais tant....Le foie de ton foie, qui invoque pour toi Allah et ses Saints
Celle-là, qui, pour te ressembler, fait de son foyer, une zaouia à plein temps
Tu les aimais tous, et comprenais tout un chacun
Aux beaux fils tu étais la mère, ils en étaient contents
Pour te le prouver; ils t'accordaient tout leur temps
Je vois que tu leur manques, aussi, malgré leur masque feint

Tu étais la mère du nécessiteux et de l'orphelin
Aujourd'hui de toi je suis orpheline et ce n'est pas malin
El istighfer m'aide à supporter ce chagrin
et j'invoque pour toi errahma, soir et matin

Je garde en tête ta dernière image: Semi-allongée et bien calée sur tes oreillers, un léger sourire aux lèvres , l'indexe de ta main droite faisant le mouvement de la chahada, tu as
tranquillement fermé les yeux.
Incrédule, Je t'ai appelée "Nana, Nanna",
Subrepticement, tu les as ré-ouverts, m'adressant un léger sourire, comme si dans ta générosité tu voulais me rassurer.

De nouveau tu as baissé lentement les paupières, en gardant ton sourire, comme si tu allais piquer un petit somme........... Mais le médecin à ton chevet, ce fils aussi, les larmes aux yeux,
m'avait confirmé que tu dormais pour toujours, et je ne m'en suis pas encore réveillée, Maman.

Ton visage fatigué par la maladie, était devenu, subitement, radieux, rajeuni, on dirait maquillé.
Difficile de croire que c'était le visage de la mort.

Quelques jours auparavant, avec cette même main droite, tu nous avais fait le signe des cinq doigts joints, en insistant. Je l'ai pris pour une recommandation d'union, était ce bien le cas? Et
l'a t on respectée?

Oh mère, toi, qui malgré les aléas de la vie, tu as été grande, très grande, humaine et généreuse, sévère quand il le fallait. Tu disais, si Dieu pardonne, je pardonne et Dieu est Pardon.
Si certains t'ont offensée, que Allah leur pardonne, je sais que c'est ce que tu voudrais.
Ceux qui t'ont aimée et respectée sont très très nombreux. Nous avons été submergés de témoignages. A ce jour 14 ans après ton départ, j'en reçois encore.

Il m'arrive de te sentir. Parfois c'est une odeur d'encens qui se répand dans la pièce, et je me demande si tu n'y es pas, je me demande aussi si j'ai toute ma raison, mais comme je ne suis pas
seule à constater ce genre de manifestation, cela me rassure, sans que j'en comprenne le phénomène.
Comme je n'avais pas compris, en ce 21 janvier 2001: Si ce n'était le report de ton enterrement au lendemain, pour permettre à ceux qui étaient loin d'arriver, j'aurais juré que le médecin se
trompait.
Nous t'avons veillée toute la nuit, tes lèvres de plus en plus rose avaient retrouvé leur ourlet (au point où, un neveu a demandé si on t'avait mis du rouge à lèvres), les traits reposés et la
pièce embaumée. Comment croire que tu étais morte?

J'ai mûrie très tôt, tu me trouvais posée, et il t'arrivait de te reposer sur moi. Mais en cela, ce départ, cette absence, malgré ma foi, je n'ai pu être ni sage, ni forte.
Je suis redevenue nourrisson, cherchant le sein de sa maman, oh Maman.

La chambre, là où tu as rendu l'âme, est restée la même, celle de Paris, où longtemps je t'ai veillée aussi. Seule, celle de Laghouat a connu une modification, mais ton aura y plane certainement.
Chaque fois que je m'y suis rendue, une multitude de sentiments m'envahissent, j'y ressens plus fortement ton manque, et je m'empresse de quitter.

Mon amie, ma mère qu'il était doux de vivre ensemble, dans Laghouat, cette ville que tu affecte tant et qui te ressemble.
Laghouat a-t-elle changée parce que tu en es partie? et lui manques-tu? Ou est-ce moi qui ne conçoit pas Laghouat sans toi?

Mes amis, ma famille, excusez-moi, ne croyez pas que je manque de iman. C'est juste un amour filial incommensurable, plus fort que celui de El Khansa pour son frère, qui a trouvé dans la poésie,
un refuge. Mon refuge est dans la continuité de son respect.

إنا لله وإنا إليه راجعون، الله يجعل امي و أمهات الكل في الفردوس الاعلى من الجنة. اللهم امين يا رب العالمين

Merci à celles et ceux qui invoqueront cette da3oua pour elle


 


 

Sous la protection d'Allah 22/01/2015 13:29


J'adhere. Hier j'ai commomoré les 14ans (1513jours), de la disparition de ma Maman. Ce que vous venez d'écrire, etait en résumé, sa devise.