" Laghouat la bienheureuse, la ville blonde, comme sortie des Mille et Une Nuit…"-Par ROBERT DOURNON-

Publié le par LAGHOUATI

                                                            LAGHOUAT, LA BIENHEUREUSE

territoire militaire

" Laghouat la bienheureuse, la ville blonde, comme sortie des Mille et Une Nuit…J’en ai conservé une vision flamboyante et inoubliable de terrasses blanches, de murs roses, de poussière dorée vibrant dans la lumière chaude du Sud. Laghouat est une ville à part tant par son aspect extérieur que par sa vie intérieure. Elle a moins d’originalité apparente que telle ou telle ville du Sud-Constantinois ; mais elle est plus riche d’activité, de tradition et d’histoire plus originale en réalité […]

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On sent ici un passé, une civilisation, un art déjà entrés dans l’histoire.
L 'architecture n’est plus primitive et simple comme à Touggourt ou Ouargla : les arcades sont ornées, par exemple, de colonnettes gracieuses et d’un charmant effet. Les maisons sont nettes, régulières, les cafés sont propres et les magasins bien tenus […]


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Ce qui est le plus curieux, dans cette ville, ce n’est pas le dehors, mais les
mœurs patriarcales et traditionnelles .Les habitants indigènes, israélites et musulmans sont avant tout des Laghouatis . Il s’est formé entre les familles habitant ce coin de terre depuis trois ou quatre siècles, des liens traditionnels qui font presque, de cette population aux religions si différentes, une vaste famille" Extrait de « Laghouat la bienheureuse »

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par Robert Dournon, in "l’Afrique du Nord Illustrée", 29 juil 1933

 

Publié dans SOUVENIRS

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Zahy 16/03/2017 12:46

Jadis les citadins de laghouat etaient unient et heureux

HADJOUDJA KAMEL 10/12/2016 23:12

MES CHERS(ES) AMIS(ES) la présente chronique n'est qu'une opinion personnelle, écrite à chaud, et qui n'engage que moi. Ce n'est nullement un constat historiquement avéré; mais simplement la constatation d'un phénomène social séculaire, persistant, qui semble s’être ancré solidement au sein de notre société. Le LAGHOUATI, semble-t-il, a une réputation innée d’être TONITRUANT et NARCISSIQUE. C'est à cause de cela qu'il est enclin , de prime abord , à "repousser" tout le monde sans raison évidente. Ceci indépendamment de ses innombrables qualités qui font sa notoriété!!
" On ne haïrait pas si on n'avait pas à se détester en même temps", a affirmé si bien ROGER NIMIER.
l' Administrateur colonial CHEMORIN a déclaré en son temps, toujours dans ce contexte: " Les autochtones de cette cité ( Laghouat ) ont une incroyable propension à " s'entre-haïr " mutuellement, le plus souvent sans aucun fondement tangible". Est-ce du à leur incapacité historique de communiquer et de se comprendre mutuellement?
Il semble que c'est justement cela qui les empêche, hélas, de s'unir et de faire cause commune pour défendre la bonne cause!
Le germe de ces discordes ancestrales qui s'est transmis, parait-il, d'une génération à une autre, provient d'une souche lointaine qui faisait des ravages bien avant l'invasion française : C'est l’agressivité née entre les deux principales fractions populaires qui peuplaient l'oasis: les AHLAFS et les OULEDS SERGHINES; à cause de l'exploitation des eaux d'irrigation provenant des oueds EL KHEIR et le M'ZI. C'était la source de tous leurs maux présents et futurs...Les jardins constituant, à l'époque, leur seul moyen de subsistance!
Faute d'un consensus stable pour mettre un terme à cette zizanie chronique, responsable d'échauffourées parfois très meurtrières; ajouté à une incapacité endémique de conclure une paix durable, favorisaient le maintien d'un statut quo capable de rallumer l'"incendie" au moindre prétexte et à tout moment...
Ces deux fractions, composant la majeure partie de la population locale, ne se supportaient que grâce aux échanges commerciaux et au négoce qui s'opéraient entre eux; ne s'alliant conjoncturellement que lorsque la sécurité et l'intégrité de la cité étaient menacées. Par exemple: contre les Turcs ou pendant le siège de 1852 par les Français.
Plus tard, le tribalisme, le clanisme, le sectarisme et le régionalisme ont perpétué et exacerbé cette tendance préjudiciable jusqu'à nos jours.
Le constat négatif que tout un chacun observe actuellement, matérialisé par l'état de déliquescence dans lequel a sombré notre valeureuse ville, naguère chanté même par nos ennemis, ( cf. Robert Dournon); n'est que le fruit de cette tare immuable malgré la "modernisation" de la collectivité. " Ce ne sont pas les murs qui font la cité mais les hommes" a dit PLATON.
C'est ce frein, à mon humble avis, qui fait obstacle à la cohésion et au bien-être de la société laghouatie. Tant que cet état d'esprit persiste au sein du subconscient collectif, il ne faut s'attendre à aucune avancée sérieuse dans la perspective d'une quelconque amélioration de notre condition de vie...Pour étayer cette affirmation et en guise de conclusion, ci-après la citation d'un ancien Wali de Laghouat: " Moi, je ne suis là que d'une manière conjoncturelle. Je représente l'état dans son rôle régulateur et censeur; c'est la SOCIÉTÉ CIVILE qui doit œuvrer pour la défense des intérêts sociaux, culturels et économiques des populations." BONNE SOIRÉE.

laghouati 12/12/2016 09:29

Sauf qu'il faut ajouter que Sidi El Aïssa est venu de loin, répondant à la volonté divine pour réconcilier les deux tribues et instaurer une autorité spirituelle garante de paix et de justice, et ce pour les siècles à venir, et jusqu'à un passé récent les laghouatis lui prêtaient allégeance; notamment en offrant les premiers primeurs aux descendants du saint fondateur de la ville, mais le grand boulversement a pointé son nez le jour où les laghouatis ont commencé à remettre en cause les fondements même de leur ville.

laghouati 12/12/2016 09:29

Sauf qu'il faut ajouter que Sidi El Aïssa est venu de loin, répondant à la volonté divine pour réconcilier les deux tribues et instaurer une autorité spirituelle garante de paix et de justice, et ce pour les siècles à venir, et jusqu'à un passé récent les laghouatis lui prêtaient allégeance; notamment en offrant les premiers primeurs aux descendants du saint fondateur de la ville, mais le grand boulversement a pointé son nez le jour où les laghouatis ont commencé à remettre en cause les fondements même de leur ville.

Soukehal Djamal Abdenasser 09/12/2016 09:19

Tout le monde reconnait l'histoire particulière de cette ville ...sauf nous .....

un laghouati meurtri 09/12/2016 11:40

Ce que vous dites Djamal est la pure vérité, parce que tout simplement les laghouatis onr renié les illustres personnages qui ont marqué leur ville, tous saints et je le répéte saints parmi les saints de Sidi El Hadj Aïssa à Sidi Ahmed Tidjani en passant par Sidi Mabrouk et j'en passe, Ils sont l'âme de Laghouat,.