Pétrole /analyse de Guillaume Nicoulaud : quant le rêve talonne la réalité Par Mohamed-Seddik LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

Pétrole /analyse de Guillaume Nicoullaud : quant le rêve talonne la réalité

Par Mohamed-Seddik LAMARA


Une analyse clairvoyante et courageuse qui renseigne sur les arrières pensées sataniques des pays exportateurs du Golfe Persique et à leur tête l’Arabie Saoudite. Les désastreuses feuilles de route établies par leurs maitres du capital financier nourri à la stratégie hégémoniste du sionisme envahissant escomptent, clairement, à mettre au pas les derniers bastions des pays producteurs de pétrole résistant à cette démarche toute vouée à leur humiliante vassalisation économique et partant politique. Des bastions qui ont pour nom : la Russie, l’Iran, le Venezuela et l’Algérie. Notre pays face à la dégringolade des prix sur le marché des hydrocarbures a été, brutalement, mis face au dilemme de l’exploitation du gaz de schiste qui a, heureusement, suscité une levée de boucliers citoyenne visant non seulement à faire barrage à cette option aventureuse sur le plan écologique mais également sur celui de la souveraineté nationale qui ne saurait être sacrifiée sur l’autel des désiratas d’un Occident énergétivore et néocolonialiste à l’envie.

Les pays du Golfe, en plus d’avoir été instrumentalisés pour mettre en œuvre depuis des lustres les redoutables armes du dumping économique et social, ont depuis les années soixante dix actionné une autre  arme plus pernicieuse, plus destructrice ; l’arme du wahhabisme fondamentaliste qui ne cesse de faire éclore des armées de zombies disséminées aux quatre coins du monde. L’épisode « Charlie Hebdo », au risque de se méprendre sur sa véritable nature, n’a été qu’un écran de fumée pour ameuter l’Europe, transie par sa dégénérescence pathologique, à percevoir les nations restées attachées à leurs « spécificités » spirituelles, en tant que viviers mettant en péril la civilisation mondiale. La cible a été, alors toute trouvée : l’Islam. Le spectacle surréaliste des grands de ce monde accourant presque à plat ventre au Royaume wahhabite pour présenter, obséquieusement, leurs condoléances à l’héritier de la monarchie des saoud, est une tragédie-comédie qui en dit long sur le « larbinisme » de ce pays devenu des plus leste à réagir aux injonctions de l’Occident. C’est horrifiant. Mais, les horreurs les plus terribles ne sont-elles pas en train de venir ?. Dieu ne pourrait rester indifférent et ne pas réagir à pareille trahison à l’endroit du monde musulman. Le vendredi dernier, j’ai refusé, en le faisant savoir clairement à l’imam, de prendre part à la prière de l’absent en faveur du décès du roi de cette monarchie. Dernièrement, j’ai fais à l’aube, un terrible rêve prémonitoire – il se trouvera, peut être, certains qui en riront – que je vais vous conter ici.

Je me voyais dans le songe volant en partance pour les lieux saints pour y accomplir le Hadj. Arrivé au dessus de la kaaba recouverte par des nuages noirs et drus, j’éprouvais beaucoup de peines pour atterrir dans ses alentours submergés par des eaux usées et nauséabondes. Après avoir longtemps tournoyé en d’incessants vols en rase-mottes au dessus du saint édifice d’Abraham, j’aperçus un passage sec surmonté de gros galets plats que j’ai emprunté pour accéder à un endroit surélevé et sec où je vis adossé à une clôture en torchis d’un cimetière, un vieil et vénérable homme, la barbe blanche tombant jusqu’aux genoux, vêtu d’un kamis à la blancheur immaculée. Tout au tour, il n’y avait pas âme qui vive. Angoissé et désemparé, je lui ai demandé : « mais, où sont, ya hadj les gens de Mekka ? » Avec un sourire mi amusé mi ironique, il me répondit en pointant du doigt un gourbi délabré : « ils sont là n’y entre pas !»

 

Arrivé devant la mansarde dont l’entrée était cachée par un pan de tissu poisseux, j’ai écarté ce dernier pour apercevoir un spectacle des plus affligeants. Une orgie sortie tout droit de la sombre époque de la « djahilia » ;  le vin coulait à flot dans une ambiance de luxure de femmes à demi nues exécutant des danses lascives sous le son des flutes et des tambouins. Je fis vite de rabattre avec colère et consternation le rideau et retourner auprès du vieil homme qui m’accueillit avec ces mots : «tu les a bien vus les gens de Mekka, maintenant retournes d’où tu es venu ! »  Déçu par sa répartie, je lui ai encore demandé : « mais comment faire, je suis venu pour accomplir les rites du Hadj ? » Il me rétorqua avec un air grave : « cela fait bien longtemps que Dieu a clos ce rite, vas, tu as fais une omra… » Je me suis réveillé tout en sueur. Etait-ce un rêve ou un cauchemar, seul Dieu le sait.

Je ne pouvais garder pour moi seul ce songe. Je demande à mon ami Hadj Mohamed Aïssa de me l’interpréter sinon de me le faire décrypter par quelque unes de ses connaissances versées dans la science interprétative des rêves. A ceux qui s’étonneront de mon curieux glissement de l’analyse de la politique économique à la dimension onirique, je dirais simplement, ne sommes nous pas dans une ère où le rêve talonne la réalité. Vos commentaires éclairés me seront d’un grand secours. MSL  

Publié dans Med Seddik LAMARA

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