Récit de mon ami El Garmi ( partie 3)

Publié le par LAGHOUATI

 

 

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Ce matin comme convenu avec mon ami El garmi (qui veut dire en arabe classique سيد قومه  ) je me suis rendu au rendez-vous qu’il m’avait fixé la veille.

Sans perdre du temps et aussitôt que nous avons été servis au petit café du coin , mon ami a repris son récit à l’endroit où il l’avait laissé.

«  J’ai été donc recruté comme magasinier stagiaire à la compagnie de fabrication des compteurs. Au bout de quelques mois , ayant constaté mon évolution et mo sérieux , ils m’ont proposé pour une formation de gestionnaire de stocks premier degré. Je travaillais comme d’habitude et en sortant d’usine à 16 heures je devais me rendre au centre de formation de la société pour suivre encore 2 autres heures de formation et ce , un jour sur deux . C’était rude mais fort intéressant et malgré la fatigue je suis allé jusqu’à la fin du cycle qui a duré 6 longs mois . « 

J’aurais voulu que notre ami continue sur sa lancée mais de vieux souvenirs d’enfance lui sont revenus en mémoire, à l’âge où il devait avoir 5 ou 6 ans .  Il se souvient que son père sur « injonction » de sa mère réunissait tous ses proches habitant dans la ville de Khroub à la maison 3 jours par semaine ( mercredi, jeudi et vendredi) . Ils se trouvaient souvent à 30 à 35 personnes , il y avait le gite et la pitance pour tout le monde er chacun était libre de rester ou de partir selon sa convenance . Le père de mon ami et sa grand-mère tenaient absolument que les liens restent forts entre les membres de la grande famille . Le soir ils se retrouvaient enfants , femmes , hommes dans une même pièce à écouter tous ensemble les contes de Tante Ounassa , la femme de l’oncle maternel de notre ami El Garmi . Tante Ouanassa connaissait, d’après notre ami, des centaines de contes que tout le monde écoutait presque religieusement. Pendant qu’elle racontait, on n’entendait que la respiration de l’auditoire , rien d’autre .Au fur et à mesure que notre ami racontait je voyais ses yeux tout embués de fines larmes qui lui descendaient doucement sur ses joues . Des instants graves , pleins d’émotion que notre ami a beau essayer de dissimuler en essayant de dessiner tant bien que mal par un petit sourire qui ne pouvait pas tromper sur l’état de spleen qui l’envoutait entièrement . Pour expliquer cette intense émotion qui l’a envahie notre ami me dit qu’il avait pensé surtout à son père qui lui vouait un grand amour , il était son confident et son compagnon une fois devenu adulte . «  Il ne se passe pas un seul mois sans qu’il m’apparaisse dans le rêve 3 ou 4 fois » ajouta El Garmi.

Il était 11 heures 30 ,il fallait se séparer , nous avions juste le temps pour nous préparer à la prière du vendredi .

 

Alors à demain cher ami , même heure , même endroit ! Bon vendredi , Qu’ALLAH accepte notre prière !

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lamara 16/01/2015 19:40

En regztdant la photo, je l'ai tout de suite reconnu. Donc c'est lui le fameux El Garmi dont la silhouette élancée et altière, ne pouvait passer inaperçue dans les souks, placettes et cafés de
M'Sila. Salues le de ma part M.S.L