Regards sur notre région- Extraits du livre "Laghouat Essai d'histoire sociale" d'Odette PETIT - suite

Publié le par LAGHOUATI

Regards sur notre région- Extraits du livre "Laghouat Essai d'histoire sociale" d'Odette PETIT - suite

Restauration de la ville

Pour répondre aux instructions du Maréchal Randon, qui voulait faire de Laghouat "une grande et belle ville"; les commandants supérieurs entreprirent d'importants travaux de constructions et d'équipement.

Le commandant du Barail s'était déjà soucié de fortifier la ville par la construction des forts Morand et Bouscaren, tandis que le Caïd de Laghouat, le Cheikh-Ali, et le premier étage à des appartements à louer.

Le général Margueritte, successeur de Du Barail, poursuit l'oeuvre commencée et se révèle même excellent urbaniste. Il s'emploie à élargir et à aligner les rues, s'efforçant de faire pénétrer partout l'air et le soleil.

A travers tous ces travaux d'équipement perce la nouvelle fonction de la cité. La garnison y occupe en effet, une place importante et imprime à la ville un nouveau visage. Le double objectif poursuivi par le commandement militaire : assurer la sécurité de la garnison et aménager la ville en base de départ pour la poursuite des opérations, transparaît à travers les mesures prises au niveau de l'urbanisme.

Le tracé rectiligne des grandes voies de circulation à l'intérieur de l'enceinte fortifiée, qui rompt la trame confuse du traditionnel réseau, correspondant au souci des commandants supérieurs de permettre d'une part, les mouvements rapides de troupes par le percement d'une croisée de rues et l'aménagement des places, et d'autre part, de tronçonner les fractions rivales.

"Les voies de circulation qui relient entre elles l'enceinte fortifiée et la ville indigène, sont en alignement droit et constituent l'axe de la nouvelle cité, dont les militaires de l'époque ont débauché les rues principales dans l'attente de constructions futures. Les casernements construits sont des modèles du genre, et le quartier Margueritte, avec ses bâtiments de compagnie à arcades et ses très larges dégagements, peut encore servir de modèle aux architectes militaires d'aujourd'hui... Les manutentions, docks, parcs à fourrage, soutes à munitions, dépôts d'explosifs, hôpitaux, infirmeries vétérinaires aménagées à côté des casernements, donnent enfin naissance à tout un quartier dont la structure révèle encore aujourd'hui l'origine militaire".

à suivre.....

Par Ahmed Mechattah

 

Publié dans AHMED MECHATTAH

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Soukehal Djamal Abdenasser 21/02/2011 06:30



J'aime le Laghouat oasien.