Regards sur notre région : Extraits du livre "Laghouat, Essai d'histoire sociale «d’Odette PETIT - suite

Publié le par LAGHOUATI

 

Regards sur notre région : Extraits du livre "Laghouat, Essai d'histoire sociale «d’Odette PETIT - suite

Hydraulique, agriculture et élevage

Désireux d'encourager leurs efforts, Du Barail préconise, dès le 4 mai 1853, la construction d'un barrage sur l'oued M’zi, en amont de l'oasis, pour améliorer les moyens d'irrigation existants. Un jardin d'essai est créé et un marché hebdomadaire institué le vendredi. Celui-ci devient d'ailleurs rapidement un centre important de transaction lainière.

Le général Margueritte, second Commandant Supérieur de Laghouat, continue l'œuvre de son prédécesseur en ravivant l'Oasis Sud qui était sur le point de périr en 1853. Il faut construire un barrage en énorme saucissons d'alfa, ce qui a pour effet de jeter dans les jardins sud une partie des eaux de crues de l'oued Mzi. Ces crues ont généralement lieu une ou deux fois par an et ces jardins arrosés à grande eau furent prospères jusqu'à la fin du commandement de Margueritte. Neuf autres barrages sont également édifiés autour de Laghouat et le Commandant Supérieur met tout le monde à l'œuvre; nomades, ksouriens et même plus tard;les Beni Mzab pour la construction des puits maçonnés et couverts. Pour arroser les jardins, des "norias" à chapelets en fonte sont installés à Laghouat et dans les ksour. Pourvues de bassins en maçonnerie contenant de 40 à 60 mètres-cubes d'eau, ces "norias" sont utilisées pour la culture des céréales, pour le jardinage et pour abreuver les troupeaux.

Les bienfaits de cette politique en faveur de l'hydraulique ne tardèrent pas à se manifester et le général Philibert écrit à ce sujet : "tous ces barrages changèrent l'état du pays et en partie les allures des habitants obligés autrefois de s'approvisionner au loin. Ils devinrent riches en céréales et, de tous les pays environnants, on vint en acheter chez eux; les migrations annuelles vers le Nord diminuèrent sensiblement,  beaucoup se fixèrent au sol et bâtirent des maisons. Enfin, se créa à Djelfa un marché de céréales, qui facilita singulièrement les approvisionnements si difficiles autrefois".

à suivre ...

 

Par Ahmed Mechattah

Publié dans AHMED MECHATTAH

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Soukehal Djamal Abdenasser 04/03/2011 08:51



Les eaux de crues apportaient le limon fertile = production record.


les incompétents = sont ceux qui ont détruit les seguias porteurs de ce limon fertile.


Les incompétents = les Aarab qui ont investi Laghouat et qui ont détruit tout ce qui est civilisé (vous allez me faire le reproche d'être un Lepeniste, non je ne le suis pas, alors je vous pose
cette question pourquoi les Aarab quand ils partent en Europe, ils deviennent civilisés et respectueux des normes européennes, répondez moi SVP), il y a quelque chose qui ne va pas.


Conclusion = ils ont détruit la ville que Giacomo a aimée.