Si Mohamed Rezzoug, plus qu'un "chevalier de la politique et de l'information" par MS.LAMARA

Publié le par LAGHOUATI

 

Mohamed Rezzoug : l’homme des grands défis


Par Mohamed-Seddik LAMARA

 

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Plus qu’un « chevalier de la politique et de l’information », si Mohamed Rezzoug  peut,  de par son enviable parcours de nationaliste convaincu entamé à la fleur de l’âge et des multiples missions de militant et de gestionnaire d’institutions de premier plan, à l’exemple de celles très sensibles de l’audiovisuel, se prévaloir du titre d’homme des grands défis. Les personnes de sa génération que j’ai eus l’honneur de côtoyer durant ma carrière dans le domaine de l’information et de la communication entamée en 1968, ne tarissaient pas d’éloges à son endroit en ce qu’il a réussi à porter, à tour de bras, des challenges de dimension internationale. Homme des grands défis, il l’est resté jusqu’à la fin de son prestigieux cheminement entièrement dédié à l’exaltant projet de la reconstruction nationale. Assurer  l’algérianisation du secteur de l’audiovisuel (radio et télévision), en moderniser les structures, jeter les premiers jalons d’une industrie cinématographique, prendre part activement à la création de la première Ecole Nationale Supérieure de Journalisme (ENSJ) – l’une des plus prestigieuses du tiers monde qui a permis (déjà à cette époque !) de s’inscrire dans le naissant nouvel ordre de la communication et de l’information -, constitue à l’évidence un palmarès unique dans la vie d’un homme qui a eu l’honneur et le mérite de figurer parmi les pionniers du renouveau de l’Algérie indépendante. L’heureuse empreinte qu’il a laissée parmi les premières promotions de l’ENSJ dont j’avais fait partie (1969 – 1972), est restée jusqu’à ce jour indélébile, en regard de la qualité de l’enseignement théorique et pratique qui y été dispensé. Pour accéder à ce temple du journalisme et de la communication, à la tête duquel officiait un émérite compagnon de si Mohamed Rezzoug, en l’occurrence, si Zahir Ihadaden, il fallait justifier de l’obtention du bac et se soumettre à un test oral serré. Le volume horaire des cours, hormis les séances pratiques à la RTA, à la cinémathèque et dans les quotidiens de la place dépassaient, les 45 heures. C’était un régime spartiate. Il fallait, à cette époque des bravades où elle était investie du rôle de leader, de Mecque des révolutions, nantir l’Algérie de puissants porte voix comme le fut si Mohamed Rezzoug  durant son séjour en France au sein de l’UGEMA et de la fédération de France.

A ce titre, je lui rends un vibrant hommage sans oublier de lui dire mille et un merci d’avoir été quelque part un précieux mentor dans ma mission d’homme de l’information qui m’a, comme lui permis, d’engranger les valeurs cardinales dont doivent se prévaloir toutes les plumes : servir avec humilité et abnégation sa patrie.

 

MSL

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